Le maire règle ses comptes p.

Le Journal de Gien - - La semaine Sucrée-Salée - R.B

■ Ch­ris­tian Bou­leau, en tant que maire de la com­mune hôte du con­grès, a pris la pa­role à la tri­bune. Lui­même maire de­puis 1995, il a évo­qué « la dif­fi­cul­té des maires qui ont de plus en plus de mal à pour­suivre leur mis­sion ». En pre­mier, il a dé­plo­ré « l’en­vi­ron­ne­ment fi­nan­cier contraint qui ré­duit chaque jour les marges de ma­noeuvre », se di­sant « at­ter­ré des ordres du jour des conseils dont le conte­nu est de­ve­nu un cha­ra­bia ju­ri­dique in­com­pré­hen­sible ».

« Je vois gran­dir le dis­cré­dit de la fonc­tion au­près du ci­toyen car les maires sont en pre­mière ligne et sont à leurs yeux res­pon­sables de tous les maux de la so­cié­té », dé­cla­rait le maire de Gien. « Les ad­mi­nis­trés dé­tien­ nent la vé­ri­té sur tout parce qu’ils l’ont lue dans la presse ou sur in­ter­net et viennent nous dire com­ment il faut agir », ajou­tait le maire, es­ti­mant « que la presse pré­fère vé­hi­cu­ler des dis­cours po­pu­listes plu­tôt que d’éclai­rer les dé­bats et que sur in­ter­net, seuls l’édu­ca­tion et le dis­cer­ne­ment per­mettent de dis­tin­guer l’in­for­ma­tion de la pro­pa­gande »…

Et de s’en prendre « à ces lob­byings exer­cés par des mi­no­ri­tés au nom de l’in­té­rêt gé­né­ral pour dé­fendre des in­té­rêts par­ti­cu­liers qui contestent par l’obs­truc­tion, la dé­mo­cra­tie re­pré­sen­ta­tive », al­lu­sion non voi­lée aux dé­fen­seurs des pla­tanes de Gien…

Can­cer de la Ré­pu­blique, dé­ni de dé­mo­cra­tie…

« Ce fléau met à mal nos ins­ti­tu­tions et notre ré­pu­blique », as­su­rait le maire de Gien, es­ti­mant que « l’état de droit ne peut pas va­ciller face à une poi­gnée de contes­ta­taires qui re­fusent de se plier à la ma­jo­ri­té ».

« Ce phé­no­mène nous ronge de l’in­té­rieur, il est le can­cer de notre Ré­pu­blique », pro­cla­mait Ch­ris­tian Bou­leau, ajou­tant que « les maires doivent faire face à ce dé­ni de dé­mo­cra­tie, une lutte de chaque ins­tant qui met à l’épreuve la pé­ren­ni­té de la fonc­tion ».

Mais le man­dat de maire reste à ses yeux « le plus beau des man­dats qu’il faut pré­ser­ver, pro­té­ger et res­pec­ter ».

« Les ad­mi­nis­trés dé­tiennent la vé­ri­té »

Ch­ris­tian Bou­leau, à droite du pré­sident Cuillerier.

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