Tondre sa pe­louse : gare à la ré­gle­men­ta­tion

Avec l’ar­ri­vée des beaux jours, jar­di­nage et bri­co­lage à l’ex­té­rieur de l’ha­bi­ta­tion sont de re­tour chez les par­ti­cu­liers. Ce qui peut en­traî­ner des nui­sances so­nores, pas tou­jours bien ac­cueillies par le voi­si­nage.

Le Journal de Gien - - La Une - HER­VÉ LE ROUX DUPEYRON

Avec l’al­ter­nance du so­leil et de la pluie, le prin­temps est par­ti­cu­liè­re­ment pro­pice à la pousse des plantes... et des pe­louses. D’où l’usage in­ten­sif des ton­deuses à ga­zon cette an­née, ce qui n’est pas tou­jours du goût de cer­tains voi­sins. Les ar­rê­tés mu­ni­ci­paux sont là pour en­ca­drer ces tra­vaux.

■ Avec les beaux jours, ar­rivent les ac­ti­vi­tés que l’on pra­tique à l’ex­té­rieur de son ha­bi­ta­tion, et bien sûr, en pre­mier lieu, celle du jar­di­nage. Et sur­tout celle de la tonte de sa pe­louse qui, avec l’al­ter­nance du so­leil et de pluie, a pous­sé à une vi­tesse ver­ti­gi­neuse ces der­niers temps.

D’ailleurs nom­breux sont ceux qui avouent de­voir tondre presque toutes les se­maines de­puis un mois, alors que l’on est même pas à la moi­tié du prin­temps. Et qui dit tonte dit for­cé­ment usage de sa ton­deuse, de son mi­cro­trac­teur ou de son ro­to­fil.

Des en­gins bien pra­tiques qui ont aus­si pour ca­rac­té­ris­tique de faire beau­coup de bruit, ce que le voi­si­nage n’ap­pré­cie pas tou­jours. D’au­tant que dans cer­tains quar­tiers, les pa­villons se suc­cèdent les uns aux autres, trans­for­mant chaque îlot en un vaste chan­tier de taille et de tonte, sur­tout le wee­kend au grand dam de cer­tains.

Pra­tique ré­gle­men­tée par ar­rê­té mu­ni­ci­pal

Alors il y a bien évi­dem­ment des règles res­pec­ter, ce que tout le monde sait en gé­né­ral. Mais ne connais­sant pas tou­jours le dé­tail de cette ré­gle­men­ta­tion (ou fei­gnant de ne pas la connaître), cha­cun fait par­fois un peu comme bon lui semble. Comme par exemple sor­tir sa ton­deuse un di­manche après­mi­di, ce qui est stric­te­ment in­ter­dit dans la qua­si­to­ta­li­té des cas.

Alors il faut rap­pe­ler que les nui­sances so­nores « re­la­tif au bruit de voi­si­ nage lors de l’uti­li­sa­tion d’ou­tils de bri­co­lage, de jar­di­nage ou d’ap­pa­reils sus­cep­tibles de cau­ser une gêne » sont en­ca­drées par ar­rê­té pré­fec­to­ral. Mais la plu­part du temps, chaque mai­rie prend un ar­rê­té mu­ni­ci­pal pour sa propre com­mune afin de dé­ter­mi­ner les jours et les ho­raires où est au­tor isé l’usage de ces ap­pa­reils en ex­té­rieur.

À Gien par exemple, on peut uti­li­ser sa ton­deuse à ga­zon (mais aus­si sa tron­çon­neuse, sa per­ceuse, sa ra­bo­teuse ou en­core sa scie mé­ca­nique) se­lon la règle sui­vante : les jours ou­vrables de 8 h 30 à 12 heures et de 14 h 30 à 19 h 30 ; les sa­me­dis de 9 à 12 heures et de 15 à 19 heures ; les di­manches et jours fé­riés de 10 à 12 heures.

Et ren­sei­gne­ments pris au­près d’autres com­munes du sec­teur comme Sul­ly ou Briare, on re­trouve qua­si­ment les mêmes plages ho­raires. Et leur non­res­pect est pas­sible d’une amende.

Alors n’hé­si­tez pas à vous ren­sei­gner au­près de votre mu­ni­ci­pa­li­té, même si le plus im­por­tant reste de dia­lo­guer avec son voi­sin pour faire en sorte de le gê­ner le moins pos­sible… et ré­ci­pro­que­ment.

Exemple à ne pas suivre : sor­tir sa ton­deuse le di­manche après­mi­di

(PHO­TO : L. ARNOULT)

La ton­deuse à ga­zon, bien utile certes, mais pas tou­jours ap­pré­ciée par ceux qui pré­fèrent la sieste.

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