Jeanne d’Arc mise sur la ma­tu­ri­té de ses élèves

Le Journal de l'Orne - - La Rentrée À Argentan - T.R.

C’est le plus im­por­tant éta­blis­se­ment de la ville. Avec des en­fants de ma­ter­nelle de 3 ans à peine et des grands étu­diants en BTS, l’en­semble pri­vé Jean­ned’Arc brasse une im­por­tante part de la jeu­nesse ar­gen­ta­naise.

Une res­pon­sa­bi­li­té dont Da­vid Le­tour­neur, le di­rec­teur co­or­di­na­teur de l’éta­blis­se­ment est bien cons­cient. « Il y a tou­jours des choses à amé­lio­rer. Le plus im­por­tant, c’est que les élèves se sentent bien et en sé­cu­ri­té » , pense-t-il. « C’est un bel éta­blis­se­ment, mais c’est aus­si un dé­fi énorme. »

Comme chaque an­née, les pro­jets foi­sonnent.

Par exemple, les élèves de ter­mi­nale vont mon­ter une ex­po­si­tion tan­dis que les BTS vont al­ler en classe de neige cet hi­ver… Pour vendre des pro­duits du ter­roir nor­mand. « On es­saie d’être dy­na­mique. Bien sûr, que Jeanne-d’Arc est un lieu de tra­vail, mais on doit per­mettre aux élèves de s’ou­vrir à la culture spor­tive et ar­tis­tique. »

Du yo­ga avant le bac

Les col­lé­giens, fi­nis­sant au plus tard à 15 h 40, sont for­te­ment en­cou­ra­gés à em­bras­ser une dis­ci­pline spor­tive au sein de l’éta­blis­se­ment à la fin des cours. D’autres ac­ti­vi­tés comme le bridge, le yo­ga ou le théâtre sont éga­le­ment mis à dis­po­si­tion des élèves. « D’ailleurs, on a eu une forte af­fluence pen­dant les cours de yo­ga, à l’ap­proche du Bac » , pré­cise, dans un sou­rire, le di­rec­teur.

Or­di­na­teurs en classe

Fi­na­le­ment l’une des plus belles in­no­va­tions de l’éta­blis­se­ment se trouve dans la confiance que donne le corps en­sei­gnant en­vers les élèves de ter­mi­nale. En ef­fet, ces der­niers se­ront au­to­ri­sés à uti­li­ser leur or­di­na­teur por­table pen­dant les cours pour prendre des notes.

« On constate qu’en études su­pé­rieures, tout se fait sur or­di­na­teur. Ain­si, on leur donne la pos­si­bi­li­té de s’ac­cli­ma­ter dès main­te­nant à cette ma­nière de faire. On consi­dère qu’avec le Bac en ligne de mire, ils se­ront res­pon­sables et mûrs et n’en pro­fi­te­ront pas pour jouer à des jeux vi­déo en plein cours, par exemple » . Aux élèves dé­sor­mais de don­ner rai­son à leur di­rec­teur.

Une bonne am­biance de tra­vail

Da­vid Le­tour­neur pense que si les ré­sul­tats aux exa­mens de ses élèves sont ex­cel­lents (100 % en fi­lière S et L et 94 % en ES au Bac), c’est en par­tie grâce à l’ap­proche que le corps en­sei­gnant a avec les élèves. « On suit l’élève de la se­conde jus­qu’au Bac. Même s’il est en dif­fi­cul­té. On fait tout pour l’ame­ner au bout sur ses trois ans de ly­cée » , pré­cise-t-il. Avec cette idée que, dès que l’élève en dif­fi­cul­té a la moindre en­vie de s’en sor­tir, les pro­fes­seurs ne l’aban­don­ne­ront pas.

Bien sûr, le cadre de vie joue un rôle dans cette réus­site. D’ailleurs, deux an­ciens élèves de l’éta­blis­se­ment qui sont pas­sées de la pe­tite sec­tion ma­ter­nelle jus­qu’à la ter­mi­nale, vont re­ve­nir cette an­née, en tant que pro­fes­seur, à Jeanne- d’Arc : « c’est bien la preuve qu’on doit quand même se sen­tir bien ici ! » , s’amuse le di­rec­teur.

Da­vid Le­tour­neur tra­vaille à Jeanne-d’Arc de­puis 1994.

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