L’Orne, dé­par­te­ment le plus pauvre de Nor­man­die

Le Journal de l'Orne - - Actualités - Gwen­do­line KERVELLA, Nor­man­die Ac­tu

Éco­no­mie. L’écart entre les re­ve­nus des plus riches et ceux des plus pauvres est un peu moins im­por­tant en Nor­man­die, constate l’In­see. Mais 13,6 % des Nor­mands vivent sous le seuil de pau­vre­té, soit avec moins de 1 020 € par mois.

Ils se­raient 21,5 % sans les dis­po­si­tifs de re­dis­tri­bu­tion (im­pôts, aides so­ciales, etc.). C’est ce qui res­sort de l’étude pu­bliée par l’In­see lun­di 6 no­vembre 2017, ba­sée sur les re­ve­nus des mé­nages en 2014.

Des écarts de re­ve­nus moins mar­qués en Nor­man­die

En 2014, en Nor­man­die, les 10 % des mé­nages les plus riches ont des re­ve­nus dé­cla­rés au moins 4,9 fois plus éle­vés que les 10 % les plus pauvres. L’écart est plus pe­tit que pour le reste de la France (hors Île-de-France) où il est de 5,3.

Ce­la place la Nor­man­die au 6e rang des ré­gions les moins in­éga­li­taires.

Re­ve­nus dé­cla­rés et re­ve­nus dis­po­nibles

Les mé­nages nor­mands les moins fa­vo­ri­sés ont des re­ve­nus un peu su­pé­rieurs, et les plus riches ont des re­ve­nus un peu moins éle­vés.

Mais les re­ve­nus dé­cla­rés ne re­couvrent pas exac­te­ment les re­ve­nus dis­po­nibles.

L’In­see ex­plique : Les trans­ferts so­ciaux per­mettent une ré­al­lo­ca­tion des res­sources mo­né­taires des mé­nages.

Un des prin­ci­paux ef­fets de celle-ci est le res­ser­re­ment de l’échelle des re­ve­nus dis­po­nibles.

Les in­éga­li­tés di­mi­nuent

Après im­pôts et autres pré­lè­ve­ments, et ver­se­ment des pen­sions, al­lo­ca­tions chô­mage, pres­ta­tions fa­mi­liales (ce qu’on ap­pelle les trans­ferts so­ciaux), l’écart entre les mé­nages les plus pauvres et les mé­nages les plus riches di­mi­nue : en Nor­man­die, le rap­port est de 3,1 (en France, hors Île-de-France, il est de 3,3).

Re­ve­nu mé­dian et taux de pau­vre­té

En Nor­man­die, le re­ve­nu dis­po­nible mé­dian est un peu moins éle­vé que dans le reste de la France : 19 900 € par an en 2014.

13,6 % des Nor­mands vivent sous le seuil de pau­vre­té. C’est un peu moins que la moyenne na­tio­nale (hors Île-de-France), qui est de 14,5 %.

« En l’ab­sence des trans­ferts fis­co-so­ciaux, le taux de pau­vre­té at­tein­drait 21,5 % »

, af­firme l’In­see à pro­pos de la Nor­man­die.

Les plus âgés épar­gnés

Dans la ré­gion, les plus âgés sont moins tou­chés qu’ailleurs en France : 7 % au lieu de 8,8 % pour les 75 ans et plus ; 7,7 % au lieu de 9 % pour les 60-74 ans.

La pau­vre­té touche par­ti­cu­liè­re­ment, no­tam­ment en Nor­man­die, les fa­milles mo­no­pa­ren­tales : 33,1 % de ces foyers vivent sous le seuil de pau­vre­té.

Des si­tua­tions dif­fé­rentes se­lon les ter­ri­toires

Der­rière les chiffres de la ré­gion, ceux des dé­par­te­ments laissent ap­pa­raître des si­tua­tions dif­fé­rentes.

« Du fait des trans­ferts et de la pro­gres­si­vi­té de l’im­pôt, les in­éga­li­tés mo­né­taires sont plus for­te­ment ré­duites dans les ter­ri­toires nor­mands pré­sen­tant d’im­por­tants contrastes de re­ve­nus dé­cla­rés, note l’In­see. Cet ef­fet re­dis­tri­bu­tif est ain­si par­ti­cu­liè­re­ment mar­qué en Sei­neMa­ri­time. »

Le rap­port entre les re­ve­nus des plus mo­destes et ceux des plus riches passe de 5,5 à 3,2.

Plus de pau­vre­té dans l’Orne et en Seine-Ma­ri­time

En Nor­man­die, les pres­ta­tions so­ciales oc­cupent une place plus im­por­tante que dans l’en­semble de la France dans les re­ve­nus dis­po­nibles des mé­nages.

C’est par­ti­cu­liè­re­ment le cas en Seine-Ma­ri­time et dans l’Orne.

La pau­vre­té concerne une plus grande part de po­pu­la­tion dans l’Orne (15,8 %) et en Seine-Ma­ri­time (14,4 %).

La ré­par­ti­tion des re­ve­nus mé­dians dis­po­nibles dans les ré­gions nor­mandes. Le taux de pau­vre­té par­mi les ré­gions nor­mandes en pour­cen­tage de la po­pu­la­tion.

Le taux de pau­vre­té par ré­gion en France. En pour­cen­tage.

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