Sté­phane Hou­det, cham­pion de ten­nis fau­teuil : « Nous sommes de mieux en mieux consi­dé­rés »

IL DONNE SON NOM, SA­ME­DI, AUX NOU­VEAUX COURTS DE SAINT-PIERRE-LÈS-EL­BEUF

Le Journal d'Elbeuf - - La Une -

Vous êtes Fran­çais, vous ve­nez de ga­gner Ro­landGar­ros mais pas grand monde ne vous connaît. Com­ment ce­la se fait-il ?

Pas connu, ce­la dé­pend. Il n’y a pas très long­temps, j’ai ren­con­tré Jé­rôme Ne­veu, di­rec­teur d’une en­tre­prise (Advent be­more, NDLR) qui me­sure l’in­dice de no­to­rié­té des spor­tifs. Je pos­sède une note su­pé­rieure à celle de Jé­ré­my Stra­vius ou Louis Pi­ca­moles (res­pec­ti­ve­ment cham­pion olym­pique de na­ta­tion et in­ter­na­tio­nal de rug­by). Évi­dem­ment, je n’ai pas la même no­to­rié­té que Na­dal ou Djo­ko­vic, mais de là à par­ler de sous-mé­dia­ti­sa­tion… D’ailleurs, j’ai pas mal de sol­li­ci­ta­tions de mé­dias hors sports pour par­ler de mon par­cours. Ce­la veut-il dire qu’il y a plus de re­con­nais­sance au­tour du ten­nis fau­teuil et du han­di­sport ?

C’est très clai­re­ment en pro­grès. Peut-être qu’il s’agit de la ré­sul­tante des ré­seaux so­ciaux, qui nous per­mettent d’être plus fa­ci­le­ment contac­tés par tout le monde. Ce n’est peut-être pas en­core le cas dans les mé­dias tra­di­tion­nels, mais à l’échelle de la po­pu­la­tion, du monde spor­tif et du ten­nis, je sens qu’il y a une consi­dé­ra­tion plus im­por­tante. Quels contacts avez-vous avec les ten­nis­men pro­fes­sion­nels ?

Nous nous croi­sons lors des grands che­lems et de cer­tains tour­nois, comme Rome ou Rot­ter­dam. On se voit dans les ves­tiaires, cha­cun est dans sa concen­tra­tion. Sur­tout lors des grands che­lems, puisque nous ar­ri­vons en deuxième se­maine. Mais je constate que Ra­fael Na­dal a fait une pho­to avec un Double cham­pion pa­ra­lym­pique de ten­nis fau­teuil, Sté­phane Hou­det se­ra pré­sent à Saint-pierre-lès-el­beuf, ce sa­me­di à 14 h, pour l’inau­gu­ra­tion du cours en centre-ville qui por­te­ra son nom.

cham­pion es­pa­gnol de ten­nis fau­teuil après sa de­mi-fi­nale de Ro­land-gar­ros, que No­vak Djo­ko­vic a fait un es­sai en fau­teuil lors de l’open d’aus­tra­lie, cette an­née. J’ai moi-même fait des dé­mons­tra­tions avec Jo- Wil­fried Tson­ga, Gilles Simon ou Mi­chaël Llo­dra. Ré­cem­ment, j’ai joué face à Geof­frey Blan­ca­neaux, vain­queur de Ro­landGar­ros ju­nior il y a un an. Il m’a dit qu’il n’ima­gi­nait pas à quel point il était dif­fi­cile de se dé­pla­cer en fau­teuil tout en te­nant une ra­quette. Que faut-il faire pour conti­nuer à pro­mou­voir en­core plus votre dis­ci­pline ?

Une bonne me­sure se­rait de dif­fu­ser ré­gu­liè­re­ment les meilleurs points des matches. Ce­la don­ne­rait de belles images, per­met­trait d’éveiller les consciences. Par ailleurs, j’es­time que ce se­rait bien que le ten­nis fau­teuil de­vienne un sport à part en­tière. Le grand pu­blic per­çoit sou­vent le han­di­sport comme étant dif­fi­cile à com­prendre, avec les nom­breuses ca­té­go­ries exis­tantes. Par exemple, au ten­nis de table, il y a douze com­pé­ti­tions dif­fé­rentes, et donc douze cham­pions pa­ra­lym­piques. Chez nous, ce n’est pas le cas. Le ten-

nis fau­teuil pour­rait de­ve­nir un sport ou­vert à tous. Fi­na­le­ment, nous sommes les pre­miers à faire de la sé­gré­ga­tion : si quel­qu’un n’a pas de dé­fi­cit, il ne peut pas jouer avec nous.

Rem­porte son deuxième titre pa­ra­lym­pique en double, après ce­lui de 2008.

2017. Vain­queur en double à Ro­land-gar­ros pour la cin­quième fois.

sports où l’on puisse jouer tous en­semble, comme le cé­ci­foot. D’ailleurs, je suis cer­tain que si l’on fai­sait jouer An­toine Griez­mann, par exemple, avec un ban­deau sur les yeux pro­gres­se­rait dans cer­tains do­maines, comme l’an­ti­ci­pa­tion sur les passes dans le dos. Quand on est pri­vé d’un sens, les autres se dé­ve­loppent. Le fait d’avoir un cours à votre nom est-il la preuve que la re­con­nais­sance du han­di­sport pro­gresse ?

Com­bien de ten­nis­men fran­çais ont un cours à leur nom ? Moi j’en ai trois. Mis à part ce­lui du club dans le­quel j’ai ap­pris le ten­nis, ils se trouvent dans des en­droits où je n’ai pas de lien ni de connais­sance. C’’est un té­moi­gnage de re­con­nais­sance.

L’as­sem­blée gé­né­rale du RC Cau­de­bec Force athlétique et mus­cu­la­tion se dé­rou­le­ra le jeu­di 29 juin, à 18 h, à la salle Cor­to Mal­tese.

L’ES Val­lée de l’oison or­ga­nise un concours de pé­tanque, di­manche 2 juillet, à par­tir de 13 h. Ren­sei­gne­ments au­près der Mi­ckael Da­cher au 06 69 30 73 82.

L’ES Val­lée de l’oison re­crute pour la sai­son pro­chaine des joueurs pour sa ca­té­go­rie U18 - U 19 (nés en 2000, 2001 et 2002). Tout joueur dé­si­rant re­joindre le club et se pro­je­ter dans un projet am­bi­tieux est le bien­ve­nu. Contac­ter Fa­brice Bu­chon au 06 77 16 78 51

Le Saint-au­bin FC re­crute des joueurs pour ses équipes U19 (PH), U18 et U15 (1re di­vi­sion). Pas­ser aux heures d’en­traî­ne­ment, le mar­di, à 19 h 15, au stade André-rous­sel.

Le CO Cléon, qui re­crute dans toutes les ca­té­go­ries, or­ga­nise des portes ou­vertes tout au long du mois. Par ailleurs, le club re­cherche un en­traî­neur pour son équipe B qui vient d’ac­cé­der en 2e di­vi­sion de dis­trict. Ren­sei­gne­ments au­près de Ch­ris­tian Fil­lion (pré­sident) au 06 98 66 26 04, Kha­lid Fat­maoui (en­traî­neur) au 06 98 05 39 33 ou Greg Mi­let (res­pon­sable de la for­ma­tion) au 06 95 09 80 30 (pour les ca­té­go­ries jeunes).

En Avant Saint-pierre EASP re­crute, pour la sai­son 2017-2018, des joueurs se­niors (ma­tin et après-mi­di), ni­veau Ligue, ain­si que des joueurs des ca­té­go­ries U7 à U18. Le club évo­luant au Stade des Hauts-vents de Saint-pierre-lès-el­beuf, re­cherche éga­le­ment des coaches et di­ri­geants bé­né­voles. En­fin si des ar­bitres re­cherchent un club de ré­fé­rence, ils sont les bien­ve­nus ! Ren­sei­gne­ments au 06 75 46 83 48.

Suite à sa mon­tée, L’AS Cri­que­beuf-sur-seine doit se do­ter d’une équipe B. Le club re­cherche donc des se­niors ain­si que des U18 et U15 afin de pé­ren­ni­ser cette « belle his­toire foot­bal­lis­tique ». Tél. Ce­sar Agra 06 89 13 88 73. Les per­sonnes que ce­la in­té­res­se­rait d’en­ca­drer des jeunes sont les bien­ve­nues : édu­ca­teurs, di­ri­geants et ar­bitres. Tél. Bour­din Éric 06 11 08 25 73.

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