« La tem­pé­ra­ture re­part for­te­ment à la hausse »

Le Journal d'Elbeuf - - Elbeuf -

Réunion pu­blique de Si­ra Syl­la. Si­ra Syl­la, dé­pu­tée La Ré­pu­blique en marche de la 4e cir­cons­crip­tion de Seine-ma­ri­time, tien­dra ce ven­dre­di 15 sep­tembre à 19 h, une réunion pu­blique, à la mai­son des as­so­cia­tions, si­tuée 1, mail de l’école Buis­son­nière à El­beuf. La thé­ma­tique abor­dée se­ra celle des or­don­nances ren­for­çant le dia­logue social, afin de ré­pondre aux ques­tions de nos conci­toyens sur le su­jet. Portes ou­vertes à la MJC. C’est la ren­trée aus­si à la Mai­son des jeunes et de la culture de la ré­gion d’el­beuf. Afin de pré­sen­ter ses ac­ti­vi­tés, la MJC or­ga­nise des portes ou­vertes, ce sa­me­di 16 sep­tembre, de 14 h à 16 h, dans ses lo­caux. Vous pour­rez dé­cou­vrir les ac­ti­vi­tés, ren­con­trer les in­ter­ve­nants, vous ini­tier aux ate­liers et prendre votre ins­crip­tion. Lo­to de L’ALD. L’as­so­cia­tion Loi­sirs et Dé­tente du Parc Saint-cyr or­ga­nise un lo­to spé­cial bons d’achat le di­manche 17 sep­tembre, à la salle Frank­lin. En Jeu, 3 260 € en bons d’achat. Ouverture des portes a 12 h et dé­but des jeux a 14 h. Ré­ser­va­tions au 06 77 91 00 12. Les jar­dins d’el­beuf pré­sents à l’ex­po­si­tion dé­par­te­men­tale. La fé­dé­ra­tion des jar­dins ou­vriers sei­no­ma­rins or­ga­nise les 16 et 17 sep­tembre son ex­po­si­tion à la salle Jacques-an­que­til à Fé­camp. À cette oc­ca­sion, une quin­zaine de com­munes y sont re­pré­sen­tées et par­mi celles-ci les as­so­cia­tions des jar­dins de la com­mu­nau­té el­beu­vienne réuni­fiées pour pré­sen­ter un stand. La ré­gion n’était plus re­pré­sen­tée de­puis de nom­breuses an­nées. L’as­sem­blée gé­né­rale de la fé­dé­ra­tion au­ra lieu di­manche 17 sep­tembre à 10 h, à Fé­camp.

CA­FÉ CI­TOYEN, JEUDI 21 SEP­TEMBRE.

La sec­tion lo­cale D’ATTAC pro­pose un ca­fé ci­toyen le jeudi 21 sep­tembre, à 18 h 15, au ca­fé-res­tau­rant La Pro­vi­dence (rue Ca­mille-ran­doing), ani­mé par Pa­trick Sa­dones, in­gé­nieur agro­nome, pro­duc­teur de fro­mages de chèvres au Mes­nil-sous-ju­mièges. Cette réunion s’ins­crit dans le pro­gramme na­tio­nal de la « fête des pos­sibles » avec pour thème le ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique. - Pa­trick Sa­dones, pré­sen­tez-nous cette soi­rée.

La soi­rée se­ra in­tro­duite par une pré­sen­ta­tion pé­da­go­gique sur le su­jet pour que les gens com­prennent ce qui se passe : l’ori­gine du phé­no­mène et ses consé­quences pré­vi­sibles. Je ne suis pas un « confé­ren­cier » mais un ci­toyen or­di­naire qui a juste pris le temps qu’il faut pour s’in­for­mer va­la­ble­ment sur cette ques­tion d’im­por­tance, et qui sou­haite par­ta­ger avec le plus grand nombre sa pré­oc­cu­pa­tion de l’ur­gence cli­ma­tique. - Quelles sont consé­quences du ré­chauf­fe­ment cli­ma­tiques au quo­ti­dien ?

Chaque mois, la NA­SA cal­cule un in­dice de tem­pé­ra­ture glo­bal, à par­tir des don­nées mé­téo de toutes les sta­tions ter­restres et des ba­lises mé­téo en mer. Pour 2016, la moyenne an­nuelle s’éta­blit à + 1,00 °C par rap­port à la moyenne 1951-1980. Après un « pla­teau de tem­pé­ra­ture » ob­ser­vé de 2002 à 2013, la tem­pé­ra­ture re­part for­te­ment à la hausse. Les an­nées 2014, 2015 et 2016 étant cha­cune à leur tour les an­nées les plus chaudes ja­mais en­re­gis­trées. Cette moyenne glo­bale cache évi­dem­ment de fortes dis­pa­ri­tés ré­gio­nales, avec cer­taines ré­gions du monde plus af­fec­tées ATTAC contre le ré­chauf­fe­ment de la pla­nète.

que d’autre part le ré­chauf­fe­ment. C’est no­tam­ment le cas du sud de l’asie conti­nen­tale, du Pa­kis­tan à la Chine. Cer­tains mo­dèles pré­voient même que d’ici un de­mi-siècle cette zone, où ha­bite un cin­quième de la po­pu­la­tion mon­diale, se­ra de­ve­nue in­vi­vable… Il ne s’agit là que d’une consé­quence du chan­ge­ment cli­ma­tique au­jourd’hui ob­ser­vable, par­mi de nom­breuses autres. - Peut-on en­core in­ver­ser la ten­dance ?

Il faut l’es­pé­rer… Et de toute fa­çon, tout doit être en­tre­pris, à tous les ni­veaux (in­di­vi­duel et col­lec­tif) pour ré­duire au­tant que pos­sible l’am­pli­tude du phé­no­mène afin d’en li­mi­ter les consé­quences à ce que l’hu­ma­ni­té pour­ra sup­por­ter. - À quoi de­vons nous at­tendre si rien ne change ?

Au pire… Dans un pre­mier temps et pour ce qui nous concerne, nous, ha­bi­tants d’un pays riche et qui se­ra dans un pre­mier temps au moins re­la­ti­ve­ment épar­gné par les consé­quences di­rectes du chan­ge­ment cli­ma­tique, il faut s’at­tendre à une forte aug­men­ta­tion des flux mi­gra­toires. Re­cueilli par Dan LE­MON­NIER

C’est la ren­trée et elle com­mence fort au Front na­tio­nal. Le conseiller mu­ni­ci­pal d’op­po­si­tion et se­cré­taire de sec­tion du Front na­tio­nal de l’ag­glo d’el­beuf, Ni­co­las Gou­ry, vient en ef­fet de pro­cé­der à l’ex­clu­sion du groupe Bleu ma­rine de deux de ses co­lis­tiers : JeanCh­ris­tophe Per­rin et Vé­ro­nique Quen­ne­ville. Le pre­mier nom­mé siège au con­seil d’el­beuf de­puis 2014 et les der­nières élec­tions mu­ni­ci­pales. La se­conde a fait son ap­pa­ri­tion en fé­vrier der­nier, à la suite de la dé­mis­sion de Gwe­naëlle Le­largue.

Ces ex­clu­sions ve­nant s’ajou­ter aux dé­mis­sions suc­ces­sives de Ni­co­las Bay, Gwe­naëlle Le­largue, Mi­che­line Car­ré et plus ré­cem­ment d’isa­belle Gil­bert, le groupe El­beuf Bleu ma­rine ne compte donc plus qu’un seul membre sur les six élus en 2014 : Ni­co­las Gou­ry ! Ce der­nier jus- ti­fie sa dé­ci­sion par le be­soin pour le Front na­tio­nal d’une « ré­or­ga­ni­sa­tion stra­té­gique au sein de la­quelle l’uni­té du par­ti et la co­hé­rence gé­né­rale de notre pro­jet doivent de­meu­rer es­sen­tielles » . Se­lon lui Jean- Ch­ris­tophe Per­rin et Vé­ro­nique Quen­ne­ville « s’ins­cri­vaient de­puis plu­sieurs mois dans une dé­marche de di­vi­sion ».

Ce que nie Jean-ch­ris­tophe Per­rin, que cette dé­ci­sion n’a pas sur­pris plus que ça : « Pour moi, il s’agit d’une ven­geance per­son­nelle. Nous ne nous sommes ja­mais en­ten­dus ». At­ten­dant d’éven­tuelles suites, il es­time cette dé­ci­sion « bi­don J’ai été in­for­mé par un simple mail ! »

Jean-ch­ris­tophe Per­rin, qui n’était même pas au courant de l’exis­tence d’une sec­tion lo­cale, re­proche éga­le­ment à Ni­co­las Gou­ry son manque de communication : « On ne l’au­rait pas sou­te­nu aux lé­gis­la­tives mais il ne nous a même pas contac­tés » . Des cri­tiques qui s’adressent aus­si à la di­rec­tion rouen­naise du par­ti : « El­beuf est rayé de la carte ».

Le son de cloche est iden­tique du cô­té de Vé­ro­nique Quen­ne­ville. Cette der­nière es­time que le dif­fé­rend re­monte aux lé­gis­la­tives « parce que je n’ai pas ac­cep­té d’être sa sup­pléante. Si­non, nous n’avons pas de di­ver­gence au ni­veau po­li­tique » . La jeune élue goûte peu - c’est un eu­phé­misme - le fait de se voir re­pro­cher son manque d’im­pli­ca­tion et d’in­ves­tis­se­ment : « Avec Jean-ch­ris­tophe, nous sommes les élus les plus pré­sents. Con­trai­re­ment à lui, nous étions au der­nier con­seil ou en­core à la cé­ré­mo­nie de la li­bé­ra­tion ».

Pour elle, « Ni­co­las Gou­ry agit comme ça de­puis qu’il a pris des res­pon­sa­bi­li­tés au ni­veau ré­gio­nal. Pour ma part, j’ai re­joint le con­seil mu­ni­ci­pal pour la ville et les El­beu­viens et non pour faire car­rière en po­li­tique. Je n’ai pas cette am­bi­tion ». Celle qui, de son propre aveu, vit « très bien » cette dé­ci­sion n’ap­pré­cie pas le com­por­te­ment de Ni­co­las Gou­ry « li­mite dé­dai­gneux à notre égard ». Pas du genre à se « lais­ser me­ner à la ba­guette », elle n’est « pas un mou­ton » et compte bien al­ler au bout de son man­dat à El­beuf, tout comme Jean-ch­ris­tophe Per­rin du reste.

« Je ne to­lé­re­rai pas que des sé­di­tions et des que­relles in­ternes obs­ti­nées viennent per­tur­ber notre com­bat pour la dé­fense fon­da­men­tale de notre iden­ti­té », conclut Ni­co­las Gou­ry qui af­firme « as­su­mer cette dé­ci­sion avec op­ti­misme ».

Dé­sor­mais, il y au­ra donc deux groupes FN à El­beuf !

Pa­trick PEL­LE­RIN

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