Deux heures par an, une idée de Ben­ja­min Frank­lin

Le Journal d'Elbeuf - - Actualité -

Bé­né­dic­tion des ama­teurs de grasse ma­ti­née, le pas­sage à l’heure d’hi­ver s’ef­fec­tue ce di­manche en France. À 3 h du ma­tin, il se­ra 2 h, et l’on pour­ra pro­fi­ter de la jour­née la plus longue de l’an­née. Ins­tau­ré en 1976, le chan­ge­ment d’heure a été ima­gi­né en 1784 par le sa­vant Ben­ja­min Frank­lin, pour une ques­tion d’éco­no­mies de bout de chan­delles. Dans une longue lettre pu­bliée par le Jour­nal de Pa­ris, le sa­vant et di­plo­mate amé­ri­cain ex­pli­quait que dé­ca­ler les ac­ti­vi­tés hu­maines d’une heure en été per­met­trait de pro­fi­ter plei­ne­ment de la lu­mière des beaux jours et de faire des éco­no­mies consi­dé­rables d’éner­gie.

Ce n’est que bien des an­nées plus tard que cette re­com­man­da­tion a été sui­vie. En 1916, tout d’abord, afin d’éco­no­mi­ser du char­bon du­rant la Pre­mière Guerre mon­diale. L’heure d’été est de re­tour sous la France oc­cu­pée, à par­tir de 1940, qui a éga­le­ment dû se mettre à l’heure al­le­mande (+ 1 heure) à temps plein. Ce dis­po­si­tif a pris fin à la Li­bé­ra­tion, mais l’heure d’été fe­ra son re­tour trois dé­cen­nies plus tard, en 1976, tou­jours en rai­son des éco­no­mies d’éner­gie, au mo­ment du choc pé­tro­lier. Le chan­ge­ment d’heure n’a de­puis pas été aban­don­né, au grand dam de cer­taines as­so­cia­tions qui mi­litent pour sa sup­pres­sion, comme Ached (As­so­cia­tion contre l’heure d’été double). Les membres de ce col­lec­tif sou­haitent la fin de l’heure d’été, en es­ti­mant qu’elle est in­ef­fi­cace en ma­tière d’éco­no­mie d’éner­gie et né­faste pour la san­té.

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