L’ad­di­tion de la ren­trée

Le Journal du Centre - - La Une - PHO­TO FRED LON­JON

DÉ­PENSES. La ren­trée sco­laire pèse sur le bud­get des fa­milles. Qu’elles bé­né­fi­cient d’aides ou non, elles ont ap­pris à an­ti­ci­per, mais c’est aus­si la pé­riode où il faut fi­nan­cer les ac­ti­vi­tés ex­tra­s­co­laires de leurs en­fants.

MA­GA­SINS. La ren­trée est éga­le­ment im­por­tante dans le sec­teur du com­merce où la concur­rence s’est ac­crue entre les en­seignes spé­cia­li­sées, les grandes et moyennes sur­faces et in­ter­net.

La ren­trée sco­laire est sy­no­nyme de dé­penses pour les fa­milles. Aux four­ni­tures sco­laires et ha­bits s’ajoutent les ac­ti­vi­tés ex­tra­s­co­laires qui re­pré­sentent sou­vent une part im­por­tante du bud­get.

«On n’a plus de frais de garde ! » Laure sou­rit, mais c’est un poste de dé­pense im­por­tant en moins quand on a quatre en­fants sco­la­ri­sés du pri­maire au se­con­daire : Léo­nard, 17 ans, entre en ter­mi­nale, Fla­vie, 15 ans, en se­conde, Hip­po­lyte, 12 ans, en qua­trième, et Flo­relle, 8 ans, en CE2.

La fa­mille a l’ex­pé­rience des ren­trées sco­laires, tant dans l’or­ga­ni­sa­tion que dans la ges­tion des fi­nances. La pre­mière règle « est de gar­der ce qui reste en état de l’an pas­sé ». Les dé­penses en four­ni­tures sco­laires ont at­teint les deux cents eu­ros. « On es­saie d’ache­ter un peu de marques, de la qua­li­té pour les ca­hiers de cours. Cette an­née, il n’y a pas eu d’achat de car­table. » Achats de proxi­mi­té

Les livres sont four­nis au col­lège et au ly­cée, mais il y a des ex­cep­tions, comme des livres de la­tin (40 €). « Après la ren­trée, il manque tou­jours quelque chose », rap­pelle Laure. « En se­conde, Fla­vie au­ra be­soin de livres de poche. »

Elle ne com­mande pas sur in­ter­net, « par choix ». « On fait tra­vailler le com­merce lo­cal et les ga­mins aiment bien ve­nir avec nous. » Pour l’ha­bille­ment, « ce n’est pas fait ». « Il fait en­core beau. Le gros poste de dé­pense, c’est les blou­sons et les vê­te­ments d’hi­ver. » Elle pro­fite des soldes, mais aus­si des ré­ saux « entre co­pines ». « On se fait pas­ser les ha­bits. Je vais beau­coup au ma­ga­sin Re­lais, les en­fants aiment bien les ha­bits “dé­ca­lés”. »

Le re­cy­clage est aus­si pri­vi­lé­gié « en fa­mille, avec les oncles » pour les té­lé­phones et les or­di­na­teurs. « On fait ré­pa­rer. » D’autres dé­penses sont in­évi­tables : 182 € pour un abon­ne­ment an­nuel de bus pour la ca­dette. Les trois autres en­fants ef­fec­tuent les tra­jets à pied entre leurs éta­blis­se­ments sco­laires et leur do­mi­cile. Il fau­dra aus­si payer la can­tine pour les trois grands. L’ex­tra a un prix

Ce sont fi­na­le­ment les ac­ti­vi­tés ex­tra­s­co­laires (sport et musique) qui vont le plus pe­ser sur le bud­get en ce mois de sep­tembre : plus de 700 € sont ré­ser­vés pour les li­cences, droits d’ins­crip­tion et équi­pe­ments. « C’est des pro­blèmes de riches ! On sol­li­cite les grands­pa­rents », confie Laure. Il fau­dra aus­si sa­cri­fier à la vi­site mé­di­cale : « 25 € pour toute la fa­mille. Le mé­de­cin est com­pré­hen­sif ! ». En­fin, Laure res­pecte la tra­di­tion du pas­sage chez le coif­feur pour la fra­trie : « 20 € par tête ! »

PHO­TO FRED LON­JON

FRA­TRIE. Léo­nard, Fla­vie, Hip­po­lyte et Flo­relle sont en ordre de marche pour la ren­trée.

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