Jor­dan Sé­né­ca prêt à re­par­tir au com­bat

Se­vré de com­pé­ti­tion de­puis un coup de ge­nou sur un ad­ver­saire, Jor­dan Sé­né­ca fe­ra son re­tour, de­main, contre Gre­noble, au Pré-fleu­ri. Le pi­lier gauche de L’USON a faim.

Le Journal du Centre - - La Une -

S’LE CHIFFRE Votre pas­sage à La Ro­chelle vous laisse quelques re­grets ? ■ Même si j’ai peu joué, j’ai quand même pas­sé de belles an­nées. Mais je me suis mis trop de bâ­tons dans les roues avec plu­sieurs sus­pen­sions. Et je n’ai pas été épar­gné par les bles­sures. Comment éva­luez-vous le ni­veau de la Pro D2, à cô­té du Top 14 ? ■

En Top 14, ça joue plus vite. En Pro D2, ça tape plus fort. ■ Faire plus, pour se faire par­don­ner ? face, les mecs peuvent sor­tir de leur match. En mê­lée, ce qui pré­do­mine, c’est d’avan­cer. Quand une équipe avance, l’ar­bitre au­ra ten­dance à pé­na­li­ser l’équipe qui re­cule, même si ce n’est pas elle qui fait la faute. tendre. On n’a pas à se plaindre. ■

J’ai en­vie de rat­tra­per la conne­rie que j’ai faite. Alors je me suis en­traî­né un peu plus pour me ra­che­ter. Je n’ai pas la fa­tigue psy­cho­lo­gique des matches.

Les rè­gle­ments évo­luent pour pro­té­ger les joueurs. Ce­la vous em­bête ? ■ La protection des joueurs, c’est une bonne chose (au dé­but de l’an­née, la Fé­dé­ra­tion in­ter­na­tio­nale a dur­ci les sanc­tions pour les pla­quages hauts).

Comment évi­ter que votre force re­de­vienne une fai­blesse au pre­mier coup de sang ? Pour­quoi ?

La plupart des ar­bitres n’ont ja­mais mis la tête das une mê­lée. Ar­bi­trer une mê­lée sans en avoir fait, c’est pra­ti­que­ment im­pos­sible. Par­fois, ils se trompent. Par­fois, entre joueurs, on voit qu’ils ne savent pas trop quoi sif­fler. Mais je me mets à leur place, ce n’est pas évident… ■ ■

Mais les ar­bitres ap­pliquent par­fois un peu trop le rè­gle­ment à la lettre. Sur cer­taines ac­tions, ils de­vraient voir que ce n’est pas méchant.

Je dois sa­voir gom­mer les mau­vais gestes. Je prends sur moi. En­fin, j’es­saye. En face, les mecs font ex­près de me cham­brer. Ils me connaissent, savent comment je peux ré­agir. C’est à moi de re­tour­ner la si­tua­tion, c’est à moi de ne pas ré­pondre pour que le mec soit sanc­tion­né à ma place. « Je me suis mis des bâ­tons dans les roues »

Contre Mas­sy (32-3, le 8 sep­tembre), L’USON avait été in­trai­table en mê­lée. Le main­tien pas­se­ra par un gros pa­quet d’avants ? ■

Pour­quoi avoir ac­cep­té de si­gner à Ne­vers qui n’était pas en­core cer­tain de mon­ter en Pro D2 ? ■

C’est notre match ré­fé­rence, sur­tout de­vant. On doit être ré­gu­lier en conquête. C’est le mi­ni­mum en Pro D2. Le rug­by est un com­bat. C’est ce qui vous plaît ? ■

J’aime le dé­fi, le duel. Contre le pi­lier ad­verse, il y a tou­jours un match dans le match. L’af­fron­te­ment est psy­cho­lo­gique, phy­sique… Quand on signe pro, on sait à quoi s’at­ Après avoir joué en Top 14, au dé­but, c’est un peu com­pli­qué psy­cho­lo­gi­que­ment de re­des­cendre d’une, voire deux di­vi­sions. Mais il fal­lait le faire. J’ai be­soin de jouer. Parce que des matches peuvent bas­cu­ler sur cette phase ? ■ Si tu avances à chaque mê­lée, en

C’est tel­le­ment frus­trant… Mais on s’adapte. Je me suis en­traî­né beau­coup plus. Avant ou après les séances col­lec­tives, je fai­sais des séances phy­siques.

Comment gère-t-on un mois et de­mi sans com­pé­ti­tion alors qu’on est apte phy­si­que­ment ? Owen Gour­din owen.gour­din@cen­tre­france.com il y en a bien un qui a en­vie d’al­ler au con­tact, de­main, contre Gre­noble (20 h 30), c’est for­cé­ment Jor­dan Sé­né­ca. Parce qu’il a peu évo­lué la sai­son pas­sée à La Ro­chelle (Top 14), quit­tée pour en­fin en­chaî­ner les matches. Parce qu’il n’a presque pas joué, cette sai­son à Ne­vers.

Treize mi­nutes en Pro D2, le temps d’as­sé­ner un coup de ge­nou à un ad­ver­saire, lors de la pre­mière jour­née, à An­gou­lême (27­5, le 18 août). « Une conne­rie », re­grette ce­lui qui a fi­ni de pur­ger sa sus­pen­sion de six se­maines. De­main, pour af­fron­ter le lea­der isé­rois (8e jour­née), le pi­lier gauche re­de­vient qua­li­fiable. Plus que ja­mais dé­ter­mi­né.

Treize mi­nutes de jeu, un coup de ge­nou, une sus­pen­sion de six se­maines. On a connu meilleurs dé­buts… ■

Per­son­nel­le­ment, je me suis mis un frein. Col­lec­ti­ve­ment, j’ai pé­na­li­sé l’équipe. C’est ça qui fait le plus chier. Pour un pre­mier match en Pro D2 avec Ne­vers… On va dire que ce n’était pas vrai­ment le bon mo­ment.

Vous aviez dé­jà été sus­pen­du pour des faits de bru­ta­li­té. C’est votre jeu qui veut ça ? ■

J’ai tou­jours eu un jeu un peu rude. Mais mettre un coup de ge­nou, c’est plus une conne­rie qu’autre chose.

AB­SENCE. Jor­dan Sé­né­ca de­vrait re­jouer en Pro D2, contre Gre­noble, de­main soir. Ce qui ne lui était plus ar­ri­vé de­puis le 18 août, à An­gou­lême, pour la 1re jour­née. (ici face à Bé­ziers en match de pré­pa­ra­tion) PHOTO FA­BIEN BELLOLI

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