Une dé­ci­sion contraire à l’es­prit d’une as­so

Le Journal du Pays Yonnais - - Actualités - Philippe Ri­dou

Laurent Gre­lier, pré­sident de l’ESO Football Ven­dée La Roche-sur-Yon, es­time que sans contrats ai­dés, le club et ses 600 li­cen­ciés se­raient en réelle dif­fi­cul­té.

« Aga­cé ». Laurent Gre­lier ful­mine à l’idée que le gou­ver­ne­ment mette un coup de frein aux contrats ai­dés, no­tam­ment aux CAE - Con­trat d’ac­com­pa­gne­ment à l’em­ploi. Une telle dé­ci­sion, si l’ESOF y était contrainte, ne se­rait « pas sans consé­quence pour la vie du club », af­firme son pré­sident. « Ce­la nous obli­ge­rait soit à ré­duire le nombre de li­cen­ciés, soit à ré­per­cu­ter le coût sup­plé­men­taire de l’en­ca­dre­ment sur le mon­tant des li­cences », ex­tra­pole Laurent Gre­lier.

Un pro­ces­sus de for­ma­tion

Ac­ti­vi­tés Édu­ca­tives Pé­ri­sco­laires (AEP) et quelques in­ter­ven­tions l’été », dé­taille Laurent Gre­lier. Pour le pré­sident, ils re­pré­sentent bien plus « qu’une main d’oeuvre à coût ré­duit. Ils sont in­té­grés à un pro­ces­sus de for­ma­tion. Une par­tie de leur temps de tra­vail est dé­vo­lue à pré­pa­rer le Bre­vet mo­ni­teur de football. »

Le club compte 600 li­cen­ciés dont 500 pra­ti­quants, 70 % d’entre eux ont moins de 18 ans. Laurent Gre­lier s’in­quiète de ces jeunes qui pour­raient ne plus pra­ti­quer, faute d’en­ca­drants ou de li­cence trop chère et in­ter­pelle les élus : « com­bien coûte à la col­lec­ti­vi­té un en­fant qui reste à la rue ? » Lui en est convain­cu : « les gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs n’ont pas in­té­gré le ca­rac­tère social d’une as­so­cia­tion ».

Après la baisse des sub­ven­tions, « no­tam­ment celle du con­seil ré­gio­nal après la des­cente de l’équipe fé­mi­nine en D2 », en­re­gis­trée par l’ESOF, la fin des CAE, si elle ad­ve­nait, se­rait vé­cue comme une nou­velle re­lé­ga­tion.

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