A 65 ans, ça roule tou­jours pour Jean-Noël Blan­chard !

Le Journal du Pays Yonnais - - Vie Et Boulogne -

A bien­tôt 65 ans, Jean-Noël Blan­chard a pris part à son pre­mier cham­pion­nat du Monde de cy­clisme. L’oc­ca­sion était belle, l’épreuve avait lieu en France, à Al­bi. Le Ge­nôt s’est clas­sé 44e à 35,74 km/h de moyenne. Il re­vient sur son ex­pé­rience et parle ave­nir.

Jean-Noël Blan­chard est né en 1952, quand Faus­to Cop­pi ga­gnait son se­cond Tour de France. La même an­née que les cy­clistes pro­fes­sion­nels Ro­bert Al­ban, Jacques Bos­sis ou en­core Fred­dy Maer­tens. Comme beau­coup d’en­fants, il s’est d’abord tour­né vers le foot­ball. Mais le fan de Jacques An­que­til et de ses duels avec Ray­mond Pou­li­dor a fi­na­le­ment op­té pour le deux­roues. Sur le tard, c’est vrai. Mais pour de bon. « J’ai ar­rê­té le foot à 35 ans. Ça fait trente ans ! » Li­cen­cié à ses dé­buts à do­mi­cile au Poi­ré-sur-Vie, il est de­puis 2011 adhé­rent au club de Dom­pierre-sur-Yon. Et de­puis, il gagne !

Plus de vic­toires de­puis sa re­traite !

« J’étais dans le com­merce jus­qu’en 2010. Je m’en­traî­nais et je rou­lais sur­tout le di­manche. Mais de­puis que je suis à la re­traite, je me suis dit qu’il fal­lait que je trouve quoi faire de mes jour­nées », sou­rit le cy­cliste. Au rythme de trois à quatre sor­ties par se­maine, Jean-Noël Blan­chard constate être « plus fort à 60 ans qu’à 40 ! D’ailleurs, j’ai ga­gné plus de courses de­puis que je suis à la re­traite que du­rant toutes mes an­nées d’ac­ti­vi­té… »

Le Ge­nôt est un ha­bi­tué des épreuves dé­par­te­men­tales. « Des cour­settes », s’amuse ce­lui qui était en­core en dé­but d’an­née en Pass cy­clisme au ni­veau D2. « Les épreuves étaient open. Je cour­rais avec des jeunes sur 110 ki­lo­mètres à plus de 40 km/h de moyenne. J’ai de­man­dé à des­cendre en D3 en cours d’an­née ». Une sage dé­ci­sion pour cet ha­bi­tué des cham­pion­nats de France Ufo­lep, qui a no­tam­ment ter­mi­né 25e de l’un d’eux en 2015.

Le mon­dial d’Al­bi

Son par­cours au cham­pion­nat du Monde d’Al­bi, JeanNoël Blan­chard y re­vient avec une lé­gère amer­tume dans la voix. « C’était la pre­mière fois. J’étais dans la ca­té­go­rie Mas­ters des 65-69 ans. Je fi­nis donc 44e… Un peu dé­çu de ma place. J’au­rais pu mieux faire », se sou­vient-il avec les yeux qui s’illu­minent. De là à re­ten­ter sa chance l’an pro­chain ? « Non ! » tranche-t-il d’un coup, avant de se ra­vi­ser. « Mais si je tourne bien, peut-être… » En 2018, le mon­dial au­ra lieu en Ita­lie. « Al­bi, c’était plus près. Dès qu’on change de pays, ce n’est pas à la por­tée de tout le monde. Mais bon, ça se­rait l’oc­ca­sion de faire un pe­tit tour en Ita­lie. En fait, j’ai bien en­vie d’y par­ti­ci­per une autre fois ».

La soixan­taine à moi­tié faite, Jean-Noël Blan­chard pense-t-il à une tour­née d’adieu avant de ran­ger son deux-roues ? Pas vrai­ment. « Le vé­lo est le sport que l’on peut pra­ti­quer le plus long­temps, parce que c’est la mus­cu­la­ture qui compte pour du­rer. Pas comme le foot, où il y a plus de risques de chutes et de chocs ». Lui qui aime les pun­cheurs fa­çon To­ny Gal­lo­pin n’a pas fi­ni de pé­da­ler dans les pe­lo­tons dé­par­te­men­taux. Après tout, sa ca­té­go­rie au mon­dial va jus­qu’à 69 ans…

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