7 M€ pour sau­ver Saint-Louis

LA ROCHE. Tra­vaux d’ur­gence et res­tau­ra­tion jus­qu’en 2029

Le Journal du Pays Yonnais - - La Une -

La plus grande église de Ven­dée souffre. 7 M€ vont être dé­bour­sés pour sau­ver l’église Saint-Louis et lui re­don­ner son éclat. Les tra­vaux ont dé­jà com­men­cé et vont se pour­suivre jus­qu’en 2029.

La Roche-sur-Yon. Le plus grand édi­fice re­li­gieux de Ven­dée tombe en lam­beaux. A plu­sieurs en­droits, l’église SaintLouis, qui trône en ma­jes­té sur la place Na­po­léon de­puis 1829, porte les stig­mates de son grand âge. A l’in­té­rieur, le marbre se fen­dille, le plâtre s’écaille, le bois se gon­dole et le stuc fait grise mine. Sans comp­ter l’eau « qui vient du sol et du ciel ». Un crève-coeur pour Alain Roy, le ré­gis­seur bé­né­vole de l’église.

Pour sau­ver « un des rares bâ­ti­ments his­to­riques de La Roche-sur-Yon », la mu­ni­ci­pa­li­té a dé­ci­dé de mettre la main à la poche. 7 M€ vont être dé­bour­sés pour re­don­ner à l’église son faste du XIXe siècle. Avec une date ar­rê­tée, « pour son bi­cen­te­naire en 2030 », a pro­mis Luc Bouard, maire de La Roche-sur-Yon.

Tra­vaux ur­gents

L’an­cien maire, Pierre Re­gnault, s’était dé­jà at­te­lé à la tâche sous l’oeil des ar­chi­tectes des Bâ­ti­ments de France. La toi­ture et les 15 sta­tions du che­min de croix ont pris un coup de jeune. Mais pas as­sez pour sau­ver l’église. D’où l’en­ve­loppe de 270 000 € dé­blo­quée en 2016 pour « des tra­vaux ur­gents ».

Comme la ré­fec­tion de l’alarme à in­cen­die ou la res­tau­ra­tion du bal­da­quin ba­roque (1870) qui en­ve­loppe l’au­tel. La struc­ture de plâtre qui imite le marbre « com­mence à tom­ber par mor­ceaux dans le coeur », in­dique Alain Roy. Le trai­te­ment des fer­rures et la pein­ture des ven­taux du porche cen­tral ont, aus­si, été ins­crits en prio­ri­té. Avec « des ven­taux prêts pour les fêtes de Noël », a as­su­ré Luc Bouard.

« L’eau filtre »

Après ces quelques pan­se­ments, le tra­vail de ré­sur­rec­tion se pour­sui­vra en 2018. Avec son ad­joint Jacques Bes­seau, le maire a d’ores et dé­jà fixé le ca­len­drier. Un échéan­cier qu’Alain Roy suit de près pour le compte du dio­cèse. Les pre­miers coups de pioche se­ront don­nés en cou­lisses, dans la sa­cris­tie des fleurs « où l’eau filtre par tous les bouts ».

Coin­cé entre la cha­pelle de la Vierge et la sa­cris­tie des ser­vants de messe, l’es­pace sert à en­tre­po­ser les fleurs. Mais aus­si à re­ce­voir les mu­si­ciens de pas­sage. La pièce, avec ses hauts pla­cards où crou­pissent des ban­nières, est res­tée dans son jus. Les ar­ti­sans vont donc re­voir l’en­semble dès mars.

La vo­lée sup­pri­mée

Tou­jours en 2018, l’en­semble du cir­cuit élec­trique se­ra dé­po­sé et les ins­tal­la­tions mises en confor­mi­té. Un vaste chan­tier qui se pour­sui­vra sur les toits en 2019. No­tam­ment du cô­té du cam­pa­nile. « La struc­ture en bois qui porte les cloches de 3 tonnes s’est dé­so­li­da­ri­sée de son socle. On a été obli­gé de sup­pri­mer la vo­lée. De­puis, les cloches sont inertes. Il ne reste plus que le tin­te­ment », ex­plique Alain Roy. Les cam­pa­nistes Lus­sault et Bo­det se­ront mis­sion­nés pour re­don­ner du mou­ve­ment aux cloches. Dans la tour Nord, le sys­tème de l’hor­loge se­ra éga­le­ment res­tau­ré.

Sous-éva­lué

Pen­dant ce temps, les cou­vreurs in­ter­vien­dront pour re­di­men­sion­ner le ré­seau d’éva­cua­tion des eaux plu­viales. Un pro­blème sous-éva­lué lors de la ré­fec­tion des ré­seaux d’éva­cua­tion des dalles plu­viales. « En cas d’orages four­nis, les che­naux montent en charge, l’eau fi­nit par dé­bor­der et s’in­fil­trer dans les murs. » Ce qui fra­gi­lise les deux cha­pelles construites en contre­forts pour sou­te­nir l’im­po­sante char­pente de la voûte en bois.

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