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Le Monde du Camping-Car - - TOURISME -

lui ser­rer la main ! En cet en­droit si par­ti­cu­lier, deux lieux rap­pellent sa pré­sence : Lo Po­del­lo et la Mai­son Jean-Ferrat. Lo Po­del­lo d’abord… Lorsque Jean Ferrat achète son mou­lin, tout est à faire. Pen­dant les tra­vaux de ré­no­va­tion, il loge dans ce qui n’est en­core qu’une simple au­berge, te­nue par Ma­dame Bais­sade. Ce bar-res­tau­rant où il avait ses ha­bi­tudes et ai­mait fes­toyer avec ses amis. « Je l’ai ra­che­té après que l’éta­blis­se­ment a fer­mé, nous dit Va­lé­rie, nièce de Co­lette Ferrat. C’était un lieu de vie im­por­tant pour le village, ani­mé par une femme ex­tra­or­di­naire, Hé­lène… Bais­sade. C’est sur son pia­no et sur une table du bis­trot que Jean a écrit et com­po­sé La Mon­tagne. » À l’in­té­rieur, sur les murs de son res­tau­rant, de très beaux cli­chés pho­to­gra­phiques, des por­traits de Jean Ferrat… Sur le pia­no, aus­si : un exem­plaire du livre de Co­lette Ferrat, le livre d’or du res­tau­rant, des pho­tos, en­core des pho­tos. De l’ar­tiste, vous re­trou­ve­rez un peu… beau­coup… pas­sion­né­ment… aus­si, dans la Mai­son Jean-Ferrat, à deux fou­lées. Inau­gu­rée en 2016, on doit sa créa­tion à l’ini­tia­tive de Co­lette Ferrat « qui ne vou­lait sur­tout pas en faire un mu­sée », ra­conte Va­lé­rie. C’est un lieu vi­vant. Au pre­mier étage, dé­dié à l’oeuvre mu­si­cale, un pia­no, des bornes d’écoute à la dis­po­si­tion des vi­si­teurs qui peuvent ré­en­tendre sa voix si cha­leu­reuse, le tout agré­men­té par la dif­fu­sion d’émis­sions de té­lé­vi­sion. Le se­cond étage avec du mo­bi­lier, son bu­reau, sa gui­tare, des ob­jets… per­met de res­sen­tir l’at­mo­sphère de tra­vail et d’écri­ture. Au ni­veau de la mez­za­nine, une sé­rie de pho­to­gra­phies ins­tal­lée de­puis peu offre un re­gard in­ti­miste sur l’ar­tiste, son en­tou­rage, ses amis…

« Ca­ma­rade »

Conseiller mu­ni­ci­pal, joueur de boules émé­rite, on le di­sait ex­cellent pê­cheur à la mouche et pas­sion­né des châ­tai­gniers. Au mur du Lo Po­del­lo, par­mi les nom­breuses pho­tos, un noir et blanc de Ferrat dé­gui­sé en sol­dat d’opé­rette sur­prend : « Il ado­rait se dé­gui­ser et faire la fête. Il faut dire que les mar­dis gras, ici, c’était de la fo­lie ! » pré­cise Va­lé­rie. Au­jourd’hui, la Mai­son Ferrat em­ploie une per­sonne et per­met aux écoles de bé­né­fi­cier, d’ap­prendre et de consul­ter la ri­chesse d’un ré­per­toire unique. Avant de se dire au re­voir, Va­lé­rie ac­cepte de po­ser à un en­droit sym­bo­lique : à la ter­rasse

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