Parole d’éclu­sier

Le Monde du Plein Air - - TOURISME FLUVIAL -

Éclu­sier, voi­là une pro­fes­sion pour le moins ori­gi­nale que l’on choi­sit par pas­sion ou comme une heu­reuse re­con­ver­sion ain­si que nous l’ex­plique Flo­rian Billiotte, en poste de­puis 2002, pré­ci­sé­ment agent d’ex­ploi­ta­tion spé­cia­li­sé (AES) chef d’équipe, qui nous a ac­com­pa­gnés de l’écluse d’Ai­sy n°71 à l’écluse d’Ar­lot n°74 :

«J’ai fait de nom­breux mé­tiers avant de de­ve­nir éclu­sier. Mais à au­cun mo­ment je re­grette ce choix de vie, plus sym­pa que mon quotidien d’avant ! Je suis de­hors, je vois du monde… et je suis fonc­tion­naire! Il faut être as­sez po­ly­va­lent pour en­tre­te­nir et faire fonc­tion­ner une écluse. Cer­taines sont ma­nuelles, d’autres élec­triques. À la belle sai­son, j’ha­bite une mai­son tra­di­tion­nelle d’éclu­sier. Nous choi­sis­sons des jeunes chaque an­née pour as­su­rer la re­lève et évi­ter que le mé­tier ne se perde. En es­pé­rant tou­jours une em­bauche. Mis à part les pé­ni­chettes de lo­ca­tion, on voit pas­ser des ba­teaux de par­ti­cu­liers et des pé­niches hô­tels. La mo­no­to­nie, ici on connaît pas… Je vous laisse, je dois al­ler ou­vrir les vannes !»

Flo­rian Billiotte

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