Entre « Char­lie » et « Me­dia­part », l’his­toire d’une haine

Hier proches, les deux mé­dias se livrent à une vio­lente que­relle idéo­lo­gique. En toile de fond : le rap­port à l’is­lam

Le Monde - - LA UNE - Ariane che­min

Au­tre­fois proches, les deux mé­dias se livrent à une vio­lente que­relle idéo­lo­gique et se dé­chirent sur la ques­tion de l’is­lam et de la laï­ci­té

Le jour­na­liste Fa­brice Nicolino a de­man­dé à prendre la plume, et son article est bien plus long que pré­vu. Gra­ve­ment bles­sé lors de l’at­taque meur­trière des frères Koua­chi contre Char­lie Heb­do, le 7 jan­vier 2015, ce pi­lier de l’heb­do­ma­daire sa­ti­rique a ré­cla­mé deux pleines pages pour dres­ser, dans le nu­mé­ro du mer­cre­di 15 no­vembre, le por­trait du pa­tron du site Me­dia­part, Edwy Plenel. Il sur­plombe une fresque illus­trant la longue marche pro­fes­sion­nelle et mi­li­tante de l’in­té­res­sé, suite de pe­lo­tons d’exé­cu­tion, de ruines (l’im­meuble du Monde) et d’as­sem­blées ser­viles, ado­ra­trices de Sta­line ou de Che Gue­va­ra. Juste à cô­té, l’édi­to­rial au vi­triol de Riss, le pa­tron de Char­lie, ac­cuse gra­ve­ment ce même Plenel de les avoir « condam­nés à mort une deuxième fois ».

Il y a quelques an­nées, les que­relles idéo­lo­giques que se livrent la bande d’anars de l’heb­do­ma­daire et les fi­dèles d’Edwy Plenel se­raient res­tées confi­nées aux franges de la gauche et n’au­raient sans doute pas connu tel écho. La mort de Ca­bu, Charb, Wo­lins­ki, Ti­gnous, Ho­no­ré, Ber­nard Ma­ris, El­sa Cayat et du cor­rec­teur Mus­ta­pha Our­rad, ain­si que de Frédéric Bois­seau, Michel Renaud et des po­li­ciers Franck Brin­so­la­ra et Ah­med Me­ra­bet, voi­ci bien­tôt trois ans, a tout chan­gé. De­puis ce mer­cre­di fa­tal où deux ter­ro­ristes is­la­mistes, les frères Koua­chi, ont sur­gi dans ses lo­caux, Char­lie ap­par­tient dé­sor­mais au pa­tri­moine na­tio­nal; chaque com­bat me­né par ou contre lui de­vient un peu ce­lui des Fran­çais.

Le der­nier a com­men­cé le 8 no­vembre, lorsque l’heb­do­ma­daire a mon­té en «une» sa ca­ri­ca­ture d’Edwy Plenel, longue mous­tache s’éti­rant pour cou­vrir bouche, yeux et oreilles et le rendre sourd, muet et aveugle. Au mi­lieu, cette lé­gende : « Af­faire Ra­ma­dan, Me­dia­part ré­vèle : “on ne sa­vait pas” », al­lu­sion lim­pide aux ac­cu­sa­tions de viols tou­chant le pré­di­ca­teur mu­sul­man.

Des des­sins as­sez in­justes, comme tant de ca­ri­ca­tures: per­sonne, pas même Ca­ro­line Fou­rest, bio­graphe fort cri­tique, dès 2003, du Frère Ta­riq (titre de son livre chez Gras­set), n’avait fait état de ces soup­çons d’agres­sions sexuelles, puisque au­cune plainte n’était en­core dé­po­sée. Mais pour Char­lie Heb­do, l’oc­ca­sion est trop belle de ré­gler ses comptes avec un Plenel qui, en jan­vier 2015, peu après l’at­ten­tat, voyait en Ra­ma­dan «un in­tel­lec­tuel res­pec­table» et sans « am­bi­guï­tés ».

« Pro­cès en sor­cel­le­rie »

Avant de pu­blier la ca­ri­ca­ture du pa­tron de Me­dia­part, l’équipe de l’heb­do­ma­daire s’est réunie comme chaque lun­di pour choi­sir sa «une» par­mi les planches des col­la­bo­ra­teurs. Riss pro­pose un cow-boy texan avec cette lé­gende : «Le port d’armes bien­tôt ac­cor­dé… au pe­tit Jé­sus.» Il y a aus­si un Puig­de­mont vê­tu d’un qa­mis (tu­nique mu­sul­mane) aux cou­leurs du dra­peau ca­ta­lan qui traîne dans Mo­len­beek en criant « Ca­ta­logne Ak­bar, une fois ».

C’est fi­na­le­ment le Plenel de Co­co, alias Co­rinne Rey, autre res­ca­pée du mas­sacre du 7 jan­vier, qui est re­te­nu. « On s’est dit : “C’est bien, c’est gra­phique, ça change de Ma­cron”, ra­conte le ré­dac­teur en chef, Gé­rard Biard. Les per­son­nages, ça marche tou­jours en “une”, et puis ça per­met­tait de res­ter sur Ra­ma­dan. » La se­maine pré­cé­dente, le journal s’était fait re­mar­quer avec le pré­di­ca­teur qui, sexe en érec­tion, se van­tait d’être « le sixième pi­lier de l’is­lam ».

Ain­si donc, se­lon Char­lie, Plenel n’au­rait rien vu, ou rien vou­lu voir. «Plenel, je vais vous dire, on n’en parle ja­mais, ex­plique Nicolino. Mais à force de s’au­to­pro­cla­mer “Père la mo­rale” de la France, de la Ré­pu­blique, du droit, de la jus­tice, du jour­na­lisme, de tout, il était fa­tal qu’un journal comme Char­lie se le paye un jour. C’était l’oc­case », rit-il.

«Pro­cès en sor­cel­le­rie de na­ture to­ta­li­taire ! », s’in­digne aus­si­tôt l’avo­cat de Me­dia­part, le so­cia­liste pro-Ma­cron Jean-Pierre Mi­gnard. L’heb­do­ma­daire est à peine dans les kiosques que le ma­thé­ma­ti­cien Michel Broué, com­pa­gnon de route de Plenel et pré­sident de la So­cié­té des amis du site, lance une pé­ti­tion en ligne : « J’en ai pris l’ini­tia­tive pour dire que der­rière Edwy, c’est d’une cam­pagne po­li­tique contre Me­dia­part qu’il s’agit.» Hor­mis l’éco­no­miste Tho­mas Pi­ket­ty ou le réa­li­sa­teur Jean-Claude Car­rière, on ne trouve guère d’autres si­gna­taires que les fi­gures de la gauche ra­di­cale « his­to­rique », et très peu de mu­sul­mans.

« Nous ne par­don­ne­rons ja­mais »

De­puis l’Asie, où il sé­journe en ce dé­but no­vembre avec sa femme, la so­cio-an­thro­po­logue Ni­cole La­pierre, le pa­tron de Me­dia­part com­pare la «une» de Char­lie à « l’Af­fiche rouge », pla­car­dée en 1944, sous Vi­chy, pour re­trou­ver les ré­sis­tants du « groupe Ma­nou­chian», avant de les fu­siller. « Une sur­en­chère in­utile », convien­dra sur France 5 Fa­brice Ar­fi, nu­mé­ro deux du site d’in­for­ma­tion, qui se garde de re­layer cette étrange com­pa­rai­son his­to­rique. C’est trop tard. La ma­chine est lan­cée. Au té­lé­phone, à Fran­cein­fo, Plenel as­sure cette fois que sa ca­ri­ca­ture «fait par­tie d’une cam­pagne plus gé­né­rale» em­me­née par « une gauche éga­rée » – l’ex-pre­mier ministre Ma­nuel Valls en tête – ob­sé­dée par « la guerre aux mu­sul­mans ».

Guerre aux mu­sul­mans! « Cette phrase, nous ne la par­don­ne­rons ja­mais », pré­vient Riss dans son édi­to­rial du 15 no­vembre. « In­di­quer aux dji­ha­distes leurs fu­tures vic­times ne re­lève pas de la li­ber­té d’ex­pres­sion. Si de­main on nous li­quide tous, si de­main nous ne sommes plus là, es­pé­rons qu’il sub­sis­te­ra quelques cou­ra­geux qui de­man­de­ront jus­tice contre ceux qui nous au­ront frap­pés, mais aus­si contre les es­prits qui les au­ront ar­més.»

Ce qui se vou­lait à l’ori­gine une « simple blague » (d’après Nicolino, du moins, qui ju­geait même le des­sin de Co­co «trop mi­cro­cosme » pour la « une ») s’est trans­for­mé en ba­taille ran­gée entre mé­dias, pro­lon­geant la frac­ture née il y a plu­sieurs an­nées au sein de la gauche fran­çaise. Le tout dans un contexte mor­ti­fère: de­puis le der­nier des­sin sur Ta­riq Ra­ma­dan, le journal a re­çu de nou­velles me­naces et dé­po­sé plainte.

Il fut pour­tant un temps, pas si loin­tain, où Char­lie et Me­dia­part s’en­ten­daient bien. En 2008, Ca­ro­line Fou­rest fai­sait son ap­pa­ri­tion sur le site, lors d’Etats gé­né­raux de la presse, «au temps où les deux mé­dias dé­fen­daient les mêmes va­leurs », se sou­vient l’es­sayiste. En sep­tembre 2012, le ma­gis­trat JeanYves Mon­fort, spé­cia­liste re­con­nu du droit de la presse, as­siste à un col­loque or­ga­ni­sé au Havre pour le qua­ran­tième an­ni­ver­saire de la loi Ple­ven contre le ra­cisme. Avec lui, la chro­ni­queuse de France In­ter So­phia Aram et Fa­brice Ar­fi ain­si que Charb, ce­lui que les frères Koua­chi vou­laient tuer en prio­ri­té. Le re­tour s’était fait à quatre. «Je garde un mer­veilleux sou­ve­nir de ce voyage où le train s’ar­rê­tait à toutes les sta­tions, comme les di­li­gences de Mau­pas­sant, ra­conte Mon­fort. Nous ve­nions tous les quatre d’ho­ri­zons dif­fé­rents, mais en re­fai­sant le monde, on réa­li­sait qu’on par­ta­geait pas mal de vues. »

Sur les murs des lo­caux de Me­dia­part, des des­sins jo­li­ment en­ca­drés de Charb et de Ti­gnous, deux des vic­times de l’at­ten­tat de 2015, at­testent aus­si de la bonne en­tente pas­sée. Sur l’un d’eux, un type, seul chez lui, de­vant son or­di­na­teur. Sa femme passe une tête : « Tu fais quoi ché­ri ? » « Euh… je m’in­forme sur Me­dia­part.» Sur un autre, un Nicolas Sar­ko­zy dis­cou­rant doc­te­ment de « la France qui se lève tôt». Une fi­gure com­mode, Sar­ko­zy, un bouc émis­saire idéal pour te­nir les mor­ceaux de deux gauches dé­jà en bis­bille: l’une (Char­lie) te­nante d’une laï­ci­té ul­tra-stricte, l’autre (Me­dia­part) al­lant jus­qu’à par­ler de « ra­cisme d’Etat » en France. Le temps d’un quin­quen­nat, le schisme qui me­nace la gauche est mis sous le bois­seau.

« Tout a pour­tant com­men­cé il y a dix ans, après le meurtre d’Ilan Ha­li­mi », analyse le so­cio­logue Phi­lippe Cor­cuff, un an­cien de Char­lie, quoi­qu’il tienne main­te­nant un blog sur Me­dia­part. « Lors des attentats contre la rue Co­per­nic [quatre morts de­vant une sy­na­gogue pa­ri­sienne en 1980], la gauche en­tière avait dé­fi­lé, pour­suit-il. Après ce meurtre, la Ligue com­mu­niste ré­vo­lu­tion­naire a choi­si de ne pas ma­ni­fes­ter ; c’était le pre­mier coup de bou­toir por­té à l’an­ti­ra­cisme lé­gen­daire. Rien non plus dans la gauche ra­di­cale après le mas­sacre de Mo­ha­med Me­rah dans une école juive de Tou­louse. On as­siste de­puis à une guerre sourde entre an­ti-is­la­mo­pho­bie et an­ti­sé­mi­tisme, comme s’il y avait con­cur­rence, conclut l’uni­ver­si­taire. Cette ba­garre ato­mique entre Me­dia­part et Char­lie en est aus­si le re­flet dé­for­mé. »

« L’ex­cuse de l’hu­mour »

Dé­bats ré­cur­rents sur le voile, mon­tée de nou­velles formes d’ex­tré­misme re­li­gieux… Chaque an­née da­van­tage, la gauche s’étripe sur la laï­ci­té. En 2010, le NPA, re­je­ton des trots­kistes de la LCR d’où vient Edwy Plenel, ex­plose sur le cas d’une can­di­date voi­lée pré­sen­tée par son par­ti. Dans son livre in­ti­tu­lé Pour les mu­sul­mans (La Dé­cou­verte, 2014), le pa­tron de Me­dia­part fait de ceux-ci les pre­mières vic­times d’une gauche «sans am­bi­tion so­ciale». En face, en 2011, les «laï­cards» de Char­lie pu­blient en «une» leur propre « cro­bard » mo­quant Ma­ho­met, cinq ans après les fa­meuses ca­ri­ca­tures da­noises. Quelques jours plus tard, les lo­caux du journal sont vic­times d’un in­cen­die cri­mi­nel. « On a cru que de­puis 2006 les choses avaient chan­gé », avait sou­pi­ré Luz, pen­sant qu’ils pou­vaient se mo­quer du Pro­phète comme de Mère Te­re­sa.

Le mas­sacre de jan­vier 2015 scelle la brouille. «Je suis pour la li­ber­té d’ex­pres­sion, je ne suis pas pour son usage lâche», dé­clare Ta­riq Ra­ma­dan de­puis Do­ha, au Qa­tar. Dans l’émis­sion amé­ri­caine «De­mo­cra­cy Now» ou sur Al-Ja­zi­ra en an­glais, il ajoute : « Ne ve­nez pas me dire au­jourd’hui que [les jour­na­listes de Char­lie] étaient cou­ra­geux, ça, non. (…) C’était avant tout une ques­tion d’ar­gent. Ils étaient en faillite de­puis deux ans. Et ce qu’ils ti­raient de ces contro­verses vi­sant l’is­lam d’au­jourd’hui et les mu­sul­mans étaient une ma­nière de faire de l’ar­gent. » Sur son compte Fa­ce­book, Ra­ma­dan ali­mente les thè- ses com­plo­tistes qui font rage, puis poste après le Bataclan: « Je ne suis ni Char­lie ni Pa­ris, je suis per­qui­si­tion­nable. »

De son cô­té, Edwy Plenel es­quisse la ligne du « oui mais » à la ca­ri­ca­ture : «Je ne pense pas que, dans le dé­bat pu­blic, on puisse tout prendre à la ri­go­lade, à l’iro­nie, à la mo­que­rie. La haine ne peut pas avoir l’ex­cuse de l’hu­mour, et la mo­que­rie est condam­nable si elle s’at­taque à des gens, à des iden­ti­tés. » Choc mal­heu­reux du ca­len­drier: une se­maine plus tôt, en pleine pro­mo­tion de son livre sur les mu­sul­mans, le jour­na­liste avait te­nu à Bré­ti­gny-sur-Orge, dans l’Es­sonne, une con­fé­rence au cô­té de Ra­ma­dan, à l’in­vi­ta­tion d’une as­so­cia­tion pour l’in­ser­tion des jeunes de ban­lieue et d’un tour-opé­ra­teur spé­cia­li­sé dans les pè­le­ri­nages à La Mecque.

« Le dé­bat est pié­gé »

« A force [que Plenel] s’au­to­pro­clame “Père la mo­rale” de la Ré­pu­blique, il était fa­tal qu’un journal comme “Char­lie” se le paye un jour » FA­BRICE NICOLINO jour­na­liste à « Char­lie Heb­do » « C’est la dé­tes­ta­tion du jour­na­lisme d’en­quête et de ceux qui dé­fendent la France mul­ti­cul­tu­relle » EDWY PLENEL di­rec­teur de « Me­dia­part »

« C’est tout ce­la que paye Plenel, un si­lence gé­né­ral », ex­plique au­jourd’hui Gé­rard Biard. A prio­ri, lui seul est vi­sé. Mais l’homme aime les com­bats de groupe et dé­cèle vite un en­ne­mi dans ce­lui qui n’est pas «pour» lui. La jeune ré­dac­tion de Me­dia­part dé­file sur les pla­teaux té­lé. Sur le site, An­toine Per­raud, jour­na­liste plus ca­pé, fait de l’an­cien ministre Ma­nuel Valls le fils « de Mar­cel Déat et d’Adrien Marquet », deux néo­so­cia­listes lour­de­ment com­pro­mis, sous Vi­chy, dans la col­la­bo­ra­tion avec les na­zis.

«J’ai l’im­pres­sion de re­vivre la même chose qu’il y a quinze ans lors de la pu­bli­ca­tion du livre La Face ca­chée du Monde, de Pierre Péan et Phi­lippe Co­hen, confie Plenel de­puis le Laos, où il a lu en dé­tail le tout der­nier Char­lie heb­do. En 2003, j’étais un agent de la CIA, au­jourd’hui je suis l’agent de l’is­lam, ajoute l’an­cien di­rec­teur de la ré­dac­tion du Monde, mais c’est la même dé­tes­ta­tion du jour­na­lisme d’en­quête et de ceux qui dé­fendent la France mul­ti­cul­tu­relle. » Mal­gré ses nom­breuses er­reurs et ap­proxi­ma­tions, le livre du duo Péan-Co­hen, ven­du à 200 000 exem­plaires, avait ébran­lé le quo­ti­dien. « Cette fois, je ne vais pas re­mettre cent balles dans la ma­chine», as­sure le pa­tron de Me­dia­part. « Le dé­bat est pié­gé, pois­seux, im­pos­sible, sou­pire de son cô­té son col­lègue Fa­brice Ar­fi. Que dire face à des per­sonnes qui ont pris des ra­fales ? »

Il y a plus d’un an, la ré­dac­tion de Me­dia­part avait pas­ti­ché dans ses lo­caux les pu­bli­ci­tés pour les croi­sières que Le Fi­ga­ro et Le Point or­ga­nisent à l’in­ten­tion de leurs lec­teurs. Sur l’une de ces fausses pubs, une agence nom­mée « Causes com­munes tra­vel» pro­po­sait une vi­rée à bord « d’Al-Mir­qab, le yacht de l’émir du Qa­tar » en com­pa­gnie de six têtes d’af­fiche, dont Ta­riq Ra­ma­dan, l’an­cien ministre so­cia­liste Pierre Joxe et le so­cio­logue Ed­gar Mo­rin, deux proches d’Edwy Plenel. «Em­bar­quez aux sources de l’is­la­mo-gau­chisme!», cla­mait l’af­fiche en ques­tion. C’était une bonne blague de jour­na­listes comme il y en a dans toutes les ré­dac­tions. Une pe­tite touche de Char­lie chez Me­dia­part, si l’on ose dire, folle au­dace qui semble dé­jà d’une autre époque.

Les « unes » des trois der­niers « Char­lie Heb­do », des 1er, 8 et 15 no­vembre.

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