Il est pos­sible de li­mi­ter la fré­quence des in­ter­ven­tions de net­toyage en iso­lant ses ser­veurs dans des pièces fer­mées, sans fe­nêtre et sans vie

Le Nouvel Économiste - - LA UNE -

Le net­toyage en en­tre­prise com­porte lui aus­si des spé­cia­li­tés. Qui dit bu­reaux dit ma­té­riel in­for­ma­tique, le­quel re­quiert des com­pé­tences spé­ci­fiques. De plus en plus, les en­tre­prises ont conscience de l’im­por­tance d’oc­troyer un trai­te­ment de fa­veur à leurs or­di­na­teurs et ser­veurs en rai­son de la hausse ex­po­nen­tielle du coût des parcs in­for­ma­tiques et de la sen­si­bi­li­té des don­nées qu’ils contiennent. “Nous ne le fai­sions pas il y a deux ou trois ans, se sou­vient Ouas­sim Grar, gé­rant de Cy­ceo In­for­ma­tique, ba­sé à Rueil-Mal­mai­son. Nous ins­tal­lions l’in­fra­struc­ture mais do­ré­na­vant, nous en as­su­rons aus­si le net­toyage ; nous avons créé ce ser­vice-là.”

Un ser­vice qui exige un sa­voir-faire et des ou­tils dé­diés. “Une so­cié­té de net­toyage de lo­caux n’a pas les mêmes com­pé­tences, in­ter­vient-il. Nous pou­vons avoir af­faire à des ma­chines qui valent 300 000 eu­ros et qui ren­ferment des don­nées pré­cieuses voire confi­den­tielles, aux­quelles le tout­ve­nant ne peut avoir ac­cès.” Le ma­té­riel in­for­ma­tique a deux prin­ci­paux en­ne­mis. En pre­mier lieu, la pous­sière. “La pous­sière peut dé­truire une ma­chine”, ré­vèle-t-on chez Cy­ceo In­for­ma­tique. “La du­rée de la vie de la ma­chine est lar­ge­ment di­mi­nuée si on ne traite pas la pous­sière ; ce se­rait comme cou­rir la main sur la bouche.” Une bonne fré­quence de net­toyage per­met alors d’an­ti­ci­per et d’évi­ter les pannes.

S’il y a en­core quelque temps, l’en­tre­tien par l’io­ni­sa­tion était ré­pan­du, la tech­nique s’est ré­vé­lée par­fois dan­ge­reuse, no­tam­ment sur cer­tains types de mé­moire, à tel point que la mi­cro-as­pi­ra­tion est dé­sor­mais pré­fé­rée. Mais il est pos­sible de li­mi­ter la fré­quence des in­ter­ven­tions de net­toyage en iso­lant ses ser­veurs dans des pièces fer­mées, sans fe­nêtre et sans vie. Car le se­cond grand en­ne­mi du ma­té­riel est l’hu­main, qui mange, res­pire, bouge et crée de la pous­sière.

“La du­rée de la vie de la ma­chine est lar­ge­ment di­mi­nuée si on ne traite pas la pous­sière ; ce se­rait comme cou­rir lamain sur la bouche.” Ouas­sim Grar, Cy­ceo In­for­ma­tique.

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