Les condi­tions sont très souples puisque le prêt ne né­ces­site ni cau­tion ni ga­ran­tie

Le Nouvel Économiste - - DOSSIERS -

Pour pal­lier les dif­fi­cul­tés à contrac­ter des prêts ban­caires ou le manque d’ap­port per­son­nel, les fu­turs fran­chi­sés peuvent se tour­ner vers le prêt par­ti­ci­pa­tif. Ce d’au­tant plus lors­qu’il s’agit de fi­nan­cer des in­ves­tis­se­ments im­ma­té­riels né­ces­saires pour dé­ve­lop­per un ré­seau de fran­chise. De­puis 2014, les par­ti­cu­liers peuvent ain­si prê­ter di­rec­te­ment de l’ar­gent à des en­tre­prises, contre des in­té­rêts fi­nan­ciers, via les pla­te­formes de fi­nan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif. Concrè­te­ment, les condi­tions sont très souples puisque le prêt ne né­ces­site ni cau­tion ni ga­ran­tie. Seule la ca­pa­ci­té ef­fec­tive de rem­bour­se­ment entre en ligne de compte. Même si les ana­lystes fi­nan­ciers s’at­tachent plus ou moins aux mêmes cri­tères de sé­lec­tion qu’une banque. Au fran­chi­sé de dé­po­ser un dos­sier de fi­nan­ce­ment au­près d’une pla­te­forme. Une fois le dos­sier va­li­dé, une du­rée de cré­dit et un taux sont dé­ter­mi­nés. Il est vrai que le taux est alors plus éle­vé que dans les cir­cuits clas­siques – trois à quatre fois, se­lon Éric Luc, ex­pert-comp­table – car ce sont les par­ti­cu­liers qui sup­portent la to­ta­li­té du risque. En re­vanche, con­trai­re­ment aux dé­lais ban­caires qui peuvent être très longs, ici les dé­lais sont plus courts : pas­sés les quelques jours de prise de dé­ci­sion des pla­te­formes, l’en­tre­prise doit col­lec­ter les fonds dans un temps im­par­ti, qui se si­tue en gé­né­ral entre 1, 10 ou 30 jours à comp­ter de l’ou­ver­ture de la col­lecte.

Au-de­là de l’opé­ra­tion fi­nan­cière, réa­li­ser une cam­pagne de crowd­fun­ding per­met éga­le­ment de faire la pro­mo­tion de son ac­ti­vi­té et de mo­bi­li­ser des clients po­ten­tiels. Une vé­ri­table “opé­ra­tion de com­mu­ni­ca­tion” qui pro­fite à l’en­semble du ré­seau de fran­chise. In fine, même si les mon­tants col­lec­tés ne sont pas aus­si im­por­tants qu’avec un prêt ban­caire clas­sique, le crowd­fun­ding peut jouer un pre­mier ef­fet de le­vier pour le créa­teur ou com­plé­ter un ap­port per­son­nel in­suf­fi­sant.

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