H’UP ac­com­pagne les por­teurs de pro­jet, mais aus­si les en­tre­pre­neurs vou­lant se dé­ve­lop­per, ou en­core des en­tre­pre­neurs dont le han­di­cap est sur­ve­nu pen­dant l’ac­ti­vi­té

Le Nouvel Économiste - - DOSSIERS -

Par­mi les tra­vailleurs han­di­ca­pés, près de 8 % sont des chefs d’en­tre­prise. Di­dier Roche, créa­teur de sa pre­mière en­tre­prise à 23 ans et aveugle de­puis l’en­fance, a créé avec des confrères en­tre­pre­neurs l’as­so­cia­tion H’UP qui ac­com­pagne les por­teurs de pro­jet, mais aus­si les en­tre­pre­neurs vou­lant se dé­ve­lop­per, ou en­core des en­tre­pre­neurs dont le han­di­cap est sur­ve­nu pen­dant l’ac­ti­vi­té. “Lorsque j’ai créé ma pre­mière en­tre­prise, j’ai éprou­vé des dif­fi­cul­tés d’ordre ban­caire, ad­mi­nis­tra­tif, as­su­ran­tiel,… On m’ap­pli­quait 30 % de sur­coût, ou on me re­ti­rait la cou­ver­ture en cas d’ac­ci­dent sous pré­texte que j’étais han­di­ca­pé.” Il se rend compte en 2007 qu’ils sont en France quelque 35 000 tra­vailleurs han­di­ca­pés in­dé­pen­dants. “On était au­tant à avoir ava­lé non pas des cou­leuvres mais… des bao­babs !”, se dit-il à l’époque.

Au­jourd’hui, H’UP est ins­tal­lée dans six villes de France. “Sou­vent nous ar­ri­vons trop tard, après le dé­pôt de bi­lan, le di­vorce,… mais on leur pro­pose un re­bond grâce à un coach.” Coach, ré­seau des pairs, mé­cé­nat de com­pé­tences, les for­mules sont nom­breuses pour les adhé­rents. L’as­so­cia­tion et son pré­sident tentent de se faire en­tendre dans les mi­nis­tères et es­pèrent bien être à la table des dis­cus­sions liées aux dé­crets d’ap­pli­ca­tion at­ten­dus vi­sant l’in­ser­tion pro­fes­sion­nelle des per­sonnes han­di­ca­pées. Pour mettre la lu­mière sur les chefs d’en­tre­prises in­dé­pen­dants, H’Up a re­mis fin oc­tobre cinq tro­phées à des en­tre­pre­neurs “ex­tra­or­di­naires”, dont quatre femmes.

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