Ariane de Roth­schild

Pré­si­dente du co­mi­té exé­cu­tif du Groupe Ed­mond de Roth­schild

Le Nouvel Economiste - - La Une - JOHN GAPPER, FT

“Je suis juste celle

qui prend les coups”

La pré­si­dente du co­mi­té exé­cu­tif du Groupe Ed­mond de Roth­schild a ac­quis une au­to­ri­té p par­fois contes­tée dans la cé­lèbre fa­mille. À Ge­nève, elle nous parle de l’his­toire des Roth­schild, de suc­ces­sion, et ex­plique pour­quoi la di­plo­ma­tie n’est pas son truc. Nous sommes en train de tra­ver­ser le siège de la banque Ed­mond de Roth­schild, banque pri­vée et de ges­tion d’ac­tifs, quand Ariane de Roth­schild ouvre une porte. “Je vais

juste vous mon­trer les oi­seaux”, dit-elle. Nous pé­né­trons dans une pièce aux murs cou­verts de vi­trines rem­plies de co­li­bris. Ils ont été em­paillés au XIXe siècle pour une col­lec­tion fran­çaise. Chaque oi­seau est po­sé sur une branche, les plumes de la poi­trine iri­sées, le long bec fi­gé, comme s’il as­pi­rait le pol­len d’une fleur. Les oi­seaux semblent ex­trê­me­ment hors su­jet dans ce sobre temple voué à l’ac­cu­mu­la­tion de grandes for­tunes. La ba­ronne de Roth­schild se sou­vient qu’elle a ap­pris l’exis­tence de cette col­lec­tion, alors pous­sié­reuse, par le biais d’un ma­ga­zine. Elle en a fait l’ac­qui­si­tion et l’a fait mi­nu­tieu­se­ment res­tau­rer avant de l’ins­tal­ler dans ce bu­reau.

“J’ai dit que ce se­rait bien pour les ban­quiers, et je pen­sais qu’ils al­laient se mo­quer de moi, mais ils l’aiment vrai­ment. J’ai donc at­teint mon but.‘Pour­riez­vous , s’il vous plait, vous in­té­res­ser à d’autres choses au­tour de vous ?’”

Ariane de Roth­schild a quelque chose

(Suite page 16)

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