Choi­sir une li­te­rie haut de gamme Un som­meil à soi

En­fant, ado, adulte, le lit condi­tionne la qua­li­té du som­meil qui condi­tionne le bie­nêtre au quo­ti­dien. Com­ment choi­sir le sien ?

Le Nouvel Economiste - - Dossier - MA­RION GO­DE­FROY

Vous pas­sez près de la moi­tié de votre vie dans mes bras, et en­core, c’est sans comp­ter les séances de lec­ture du sa­me­di après­mi­di, les mi­cro-siestes im­pro­vi­sées, les pe­tits-dé­jeu­ners en fa­mille où tout le monde se re­trouve sous la couette le ma­tin, les en­fants qui viennent y as­su­rer leurs séances de ga­li­pettes et de tram­po­line im­pro­vi­sé… Qui suis-je ? Votre lit par­di ! Les Fran­çais passent en ef­fet en moyenne 24 an­nées de leur vie à dor­mir, soit un peu moins de huit heures par nuit, se­lon des chiffres de l’In­see. Pas éton­nant donc que l’on ac­corde beau­coup d’im­por­tance à sa li­te­rie : elle est non seule­ment notre meilleure al­liée pour un som­meil ré­pa­ra­teur, mais aus­si gage de bonne san­té et de bonne hu­meur le ma­tin ve­nu. “Les études que nous avons me­nées le montrent : avoir une bonne li­te­rie et par consé­quent un som­meil de qua­li­té, avec des mi­cro-ré­veils moins nom­breux, per­met d’avoir de meilleures per­for­mances dans la jour­née. On est plus dis­pos, moins stres­sés, moins su­jets au coup de barre de 14 heures et plus ef­fi­caces au tra­vail”, as­sure Gé­rard De­lautre, di­rec­teur gé­né­ral de l’As­so­cia­tion pour la li­te­rie (APL). Reste à sa­voir com­ment choi­sir le lit de ses rêves, ce­lui qui as­sure des nuits sans nuages et qui ga­ran­tit un confort ab­so­lu.

L’es­sayer c’est l’adop­ter ?

Mais cette quête du Graal n’est pas sans obs­tacle. “C’est la par­ti­cu­la­ri­té de ce sec­teur : il n’y a pas un bon lit par ex­cel­lence. Un pro­duit peut ain­si par­fai­te­ment conve­nir à un dor­meur et ab­so­lu­ment pas à un autre : per­sonne ne per­çoit la qua­li­té d’un lit comme

les autres”, sou­ligne Gé­rard De­lautre. Alors com­ment s’as­su­rer de faire le bon choix ? “Il n’y a pas de se­cret, il faut

l’es­sayer”, ré­pond le spé­cia­liste, et de pré­fé­rence dans les condi­tions les plus proches pos­sibles de la nuit, sans hé­si­ter à bou­ger, se re­tour­ner, s’al­lon­ger sur le cô­té et à res­ter un peu sur le ma­te­las. “Si ce­la ne per­met pas for­cé­ment dans l’im­mé­diat de sa­voir si le lit vous convient, le fait de le tes­ter per­met néan­moins de dé­tec­ter tout de suite ce qui ne nous convient pas.” Es­sayer son fu­tur ma­te­las, certes, mais pas n’im­porte quand… “Je conseille d’y al­ler en dé­but de jour­née, confie Em­ma­nuel Nou­jaim, di­rec­teur de la marque Bio­sense, spé­cia­li­sée dans la li­te­rie na­tu­relle et le ma­te­las la­tex bio. Le corps est re­po­sé et l’es­prit est plus frais le ma­tin. Il faut être en forme pour es­sayer un ma­te­las : quand on est fa­ti­gué, n’im­porte quel ma­te­las peut pa­raître confor­table et ac­cueillant !” De même, si l’on est en couple, le test en ma­ga­sin se fe­ra évi­dem­ment à deux, car l’on a ra­re­ment les mêmes sen­sa­tions. Et dans cette confi­gu­ra­tion, il y a de fortes chances que les ma­te­las grand for­mat rem­portent l’adhé­sion. “Nom­breuses sont les per­sonnes à s’ac­com­mo­der d’une li­te­rie qui n’est pas for­cé­ment op­ti­male, no­tam­ment parce qu’elles sont en couple et qu’elles doivent trou­ver un com­pro­mis de confort avec leur conjoint”, ex­plique Gé­rard De­lautre. Alors pour com­pen­ser, les 160 x 200 cm, voir 180 ou 200 x 200 cm peuvent être de bons al­liés du som­meil. Ain­si, l’étude Ac­ti­couple, réa­li­sée par l’As­so­cia­tion pour la li­te­rie et pu­bliée en oc­tobre 2014, met l’ac­cent sur les avan­tages d’une li­te­rie grande lar­geur (160 x 200 cm). Ré­sul­tat: les couples dor­mant sur un lit plus grand res­sentent 50 % de confort en plus. Et pour cause : cha­cun des dor­meurs bé­né­fi­cie de plus de place et dit éprou­ver da­van­tage de fraî­cheur et de dy­na­misme au ré­veil. Au­tant d’ar­gu­ments qui mo­tivent la hausse des ventes de lits grand for­mat: 41 % des Fran­çais sou­hai­te­raient ain­si avoir un lit de di­men­sion plus im­por­tante, se­lon une ré­cente étude TNS So­frès.

Ou­blier l’ob­ses­sion de la fer­me­té

On a long­temps pen­sé – à tort – qu’un ma­te­las très ferme était un gage de qua­li­té. Or, ce qui compte avant tout c’est de trou­ver une li­te­rie adap­tée à

“Il n’y a pas un bon lit par ex­cel­lence. Un pro­duit peut par­fai­te­ment conve­nir

à un dor­meur et ab­so­lu­ment pas

à un autre” “Quand on s’al­longe sur un ma­te­las, il ne faut pas pou­voir pas­ser sa main sous ses reins : si on peut

la glis­ser, ce­la si­gni­fie que la co­lonne ver­té­brale

n’est pas sou­te­nue, le ma­te­las est trop ferme”

sa mor­pho­lo­gie, qu’il soit ferme ou non. “Con­trai­re­ment à ce que l’on peut pen­ser, un ma­te­las trop dur ne sou­tien­dra pas bien le dor­meur, ap­puieGé­rard

De­lautre. Quand on s’al­longe sur un ma­te­las, il ne faut pas pou­voir pas­ser sa main sous ses reins : si on peut la glis­ser, ce­la si­gni­fie que la co­lonne ver­té­brale n’est pas sou­te­nue, le ma­te­las est trop ferme.” Ni trop dur, ni trop mou, tout est ques­tion d’équi­libre. Ce que

confirme Em­ma­nuel Nou­jaim : “cer­taines per­sonnes sont ha­bi­tuées à dor­mir sur du ferme et sou­haitent ache­ter un ma­te­las ferme lors­qu’elles changent de li­te­rie, alors qu’elles ont mal au dos. Nous re­com­man­dons donc aux consom­ma­teurs de bien étu­dier leurs pa­tho­lo­gies et de ne pas hé­si­ter à re­ve­nir sur leurs croyances. Il faut sa­voir faire la dif­fé­rence entre vou­loir du ferme ou du moel­leux et avoir be­soin de ferme ou de moel­leux”. Se­lon Sa­nia Mar­kic, res­pon­sable du mar­ke­ting chez Elite Beds, marque haut de gamme de li­te­rie connue pour ses col­la­bo­ra­tions avec des de­si­gners de re­nom et pour four­nir des pa­laces eu­ro­péens, “il y a trois cri­tères pour choi­sir une bonne li­te­rie : le confort, le sou­tien du dos et la ré­gu­la­tion ther­mique. Pour un confort op­ti­mal, nous re­com­man­dons gé­né­ra­le­ment les res­sorts en­sa­chés, une tech­no­lo­gie de res­sorts abou­tie, qui ap­porte un confort dy­na­mique et une in­dé­pen­dance de confort sur le ma­te­las pour les gens qui dorment à deux”. Et cô­té ré­gu­la­tion ther­mique, on re­com­mande chez Elite Beds de pri­vi­lé­gier les ma­te­las et som­miers au gar­nis­sage consti­tué de matières na­tu­relles, comme le crin, la soie ou en­core le ca­che­mire.

Le nou­veau must : la li­te­rie na­tu­relle

Les matières na­tu­relles ont jus­te­ment le vent en poupe, au point de voir dé­bar­quer sur le mar­ché de nou­velles gammes ou marques qui y sont en­tiè­re­ment consa­crées. C’est en 2006 que la marque Bio­sense voit ain­si le jour : spé­cia­li­sée dans la fa­bri­ca­tion de ma­te­las en la­tex na­tu­rel, elle mise sur des ma­té­riaux 100 % na­tu­rels comme le la­tex na­tu­rel, la laine, le co­ton bio, la soie, le crin de che­val, la fibre de co­co… “Ce pro­jet est né d’une de­mande de la clien­tèle qui était à l’époque confi­den­tielle, mais aus­si d’une ren­contre avec des pro­duits aux per­for­mances tech­niques bluf­fantes. Quand j’ai dé­cou­vert le la­tex

Les matières na­tu­relles ont jus­te­ment le vent en poupe, au point de voir dé­bar­quer sur le mar­ché de nou­velles gammes ou marques qui y sont en­tiè­re­ment consa­crées

Clef d’un som­meil ré­pa­ra­teur et de nuits douces, la li­te­rie est à choi­sir avec soin pour qui veut se re­po­ser pro­fon­dé­ment et s’as­su­rer des ma­tins qui chantent. Quelles sont les clefs pour une li­te­rie de qua­li­té ? Com­ment sa­voir quels ma­té­riaux et quelle taille convient le mieux à chaque pro­fil de dor­meur ? Quelles sont les nou­veau­tés du sec­teur ? Pour une ren­trée re­po­sée, sui­vez le guide.

“Nos clients n’hé­sitent pas à in­ves­tir pour une li­te­rie de qua­li­té, pour eux, mais aus­si pour leurs en­fants. Nous pro­po­sons ain­si une gamme de ma­te­las pour bé­bé com­plè­te­ment na­tu­rels.” Ch­ris­tophe Bi­got, Noc­téa.

“Il y a trois cri­tères pour choi­sir une bonne li­te­rie : le confort, le sou­tien du dos et la ré­gu­la­tion ther­mique.” Sa­nia Mar­kic, Elite Beds.

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