JO 2024 Entre 5 et 10 mil­liards d’eu­ros de re­tom­bées ?

Le Nouvel Economiste - - Analyses -

Le co­mi­té de can­di­da­ture fran­çaise a pré­sen­té un pro­jet éva­lué à 6,2 Md€ au to­tal, un bud­get res­ser­ré qui s’ap­puie lar­ge­ment sur des infrastructures dé­jà exis­tantes. Ce fai­sant, la ca­pi­tale li­mite ses in­ves­tis­se­ments de construc­tion. Le bud­get pré­vi­sion­nel se ven­tile ain­si : 3,6 Md€ pour le vo­let opé­ra­tion­nel, fi­nan­cé par un sub­side du Co­mi­té in­ter­na­tio­nal olym­pique (CIO) et les ventes de billets, aux­quels il faut ajou­ter 3 Md€ pour les infrastructures, dont 1 Md€ pour les cons­truc­tions spé­ci­fiques aux JO (ré­no­va­tion du Stade de France, construc­tion de la pis­cine, etc.), et 1,92 Md€ pour le vil­lage olym­pique, dont la construc­tion de­vrait être au moins en par­tie prise en charge par des in­ves­tis­seurs pri­vés. Un bud­get cer­tain donc, mais les re­tom­bées éco­no­miques at­ten­dues par les or­ga­ni­sa­teurs sont elles aus­si nom­breuses. Les ex­perts du Centre de droit et d’éco­no­mie du sport (CDES) es­timent l’im­pact éco­no­mique des JO 2024, s’ils se dé­rou­laient à Pa­ris, entre 5,3 et 10,7 Md€, le scé­na­rio mé­dian s’éta­blis­sant à 8,1 Md€. Le tou­risme de­vrait bé­né­fi­cier d’entre 27 % et 35 % des re­tom­bées (entre 1,4 et 3,5 Md€). Le sec­teur de la construc­tion de­vrait lui ga­gner de 1 à 1,8 Md€, mais c’est l’or­ga­ni­sa­tion, c’est-à-dire l’en­semble des par­te­naires qui contri­buent à l’or­ga­ni­sa­tion des Jeux, qui ar­rive en tête des sec­teurs bé­né­fi­ciaires, avec 2,9 à 5,4 Md€ de re­tom­bées po­si­tives. Seul bé­mol, ces re­tom­bées sont es­ti­mées sur du court terme. Un évé­ne­ment olym­pique peut être bé­né­fique à court terme mais s’avé­rer un fias­co fi­nan­cier sur le long terme.

Le Fi­ga­ro – 07/02

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