Art de vivre & Golf

Couettes et oreillers en du­vet, plume ou plu­mette, les gar­diens na­tu­rels du som­meil de vos nuits

Le Nouvel Economiste - - La Une - BEN­JA­MIN PRUNIAUX

Ryder Cup et tou­risme gol­fique

Le bon som­meil ne ré­side pas que dans la qua­li­té du ma­te­las, pa­ran­gon pro­cla­mé des nuits sans sou­ci. S’ar­rê­ter au main­tien glo­bal ne sau­rait ga­ran­tir la nuit ré­pa­ra­trice. Les ac­ces­soires de lit que sont l’oreiller et la couette ont éga­le­ment leur mot à dire du­rant votre som­meil ou vos in­som­nies. Dans le très haut de gamme, la pro­duc­tion fran­çaise jouit d’un sa­voir-faire an­cien et ja­mais dé­men­ti, où le na­tu­rel dicte sa loi dans un mar­ché es­sen­tiel­le­ment do­mi­né par les ma­té­riaux syn­thé­tiques, moins chers mais sou­vent moins per­for­mants. Un bon re­pos de la tête et une ther­mo­ré­gu­la­tion de chaque ins­tant pré­viennent alors des mi­cro-ré­veils et des cour­ba­tures.

Les Fran­çais ne sont pas tou­jours les mieux ren­sei­gnés sur les bien­faits des ac­ces­soires de li­te­rie sur le som­meil, et leur re­nou­vel­le­ment in­ter­vient sou­vent Le mar­ché du luxe se concentre es­sen­tiel­le­ment sur les ac­ces­soires en na­tu­rel alors que l’écra­sante ma­jo­ri­té du mar­ché vit avec les ma­té­riaux syn­thé­tiques plus tard qu’il ne fau­drait. Pour­tant, une couette de qua­li­té ain­si qu’un oreiller adap­té dé­tiennent, à l’ins­tar du ma­te­las, une clef de meilleures nuits à ve­nir. “Les gens se sou­cient hé­las des ac­ces­soires de li­te­rie quand sur­git la pro­blé­ma­tique du mal dor­mir” ne sait que trop bien Édouard Du­mas, di­ri­geant de Du­mas Pa­ris, en­tre­prise fa­mi­liale plus que cen­te­naire. “On a ten­dance à at­tendre ou à se conten­ter de ce qu’on a, alors que les ac­ces­soires ont un im­pact très fort sur le som­meil.” Si le mar­ché du luxe fran­çais se concentre es­sen­tiel­le­ment sur les couettes et oreillers na­tu­rels en du­vet et plumes, d’oies ou de ca­nards, l’écra­sante ma­jo­ri­té du mar­ché vit avec les ma­té­riaux syn­thé­tiques, moins coû­teux à pro­duire. Ain­si, op­ter pour la fa­bri­ca­tion na­tu­relle consti­tue un réel in­ves­tis­se­ment, que l’on peut tou­te­fois pon­dé­rer avec la du­rée de vie des pro­duits, du simple au double par rap­port au syn­thé­tique. “Choi­sir le bon pro­duit qui nous cor­res­pond, ce n’est pas for­cé­ment se payer une li­te­rie à 5 000 eu­ros, nuance Édouard

Du­mas. La force d’une marque de luxe comme la nôtre, ce sont les conseils, la hot­line pour échan­ger avec le client afin de mieux prendre en compte ses be­soins.” “La trans­pa­rence vis-à-vis du client fait par­tie de l’une de nos va­leurs fortes”, ren­ché­rit Béa­trice Nal­pas-Ca­la, res­pon­sable mar­ke­ting et com­mu­ni­ca­tion de la marque Cas­tex. Les couettes et oreillers, en du­vet et plumes, peuvent néan­moins sou­le­ver des questions chez les clients qui ne trouvent pas tou­jours des ré­ponses claires. Quelle est la dif­fé­rence entre les plumes d’oies et de ca­nards ? Est-ce du neuf ou du re­cy­clé ? Le plu­mage à vif est-il pra­ti­qué ? La ques­tion de la souf­france ani­male est de­ve­nue des plus im­por­tantes pour le pu­blic, obli­geant les marques à se po­si­tion­ner clai­re­ment. Les plumes et du­vets uti­li­sés par les grands noms du mar­ché sont ré­cu­pé­rés au­près de l’in­dus­trie agroa­li­men­taire du foie gras. “Une oie abat­tue très tôt, éle­vée en bat­te­rie, dans de mau­vaises condi­tions, pro­dui­ra un du­vet non qua­li­ta­tif”,

pré­cise Béa­trice Nal­pas-Ca­la. “Notre ac­ti­vi­té part de l’abat­toir et va jus­qu’au pro­duit prêt à li­vrer, éclaire Jo­sé Be­naz­ra, di­rec­teur com­mer­cial de Drouault, en­tre­prise née en 1850 au Mans et qui s’est rap­pro­chée du groupe Do­do en 2004. Nous ga­ran­tis­sons le bien-être ani­mal avec des plumes ré­cu­pé­rées après la mort des oies et ca­nards, oc­cis se­lon les normes.” Peu de la­bels existent pour ras­su­rer les clients dans une ac­ti­vi­té qui de­vrait exi­ger da­van­tage de cer­ti­fi­ca­tions se­lon ses pro­fes­sion­nels : “un seul la­bel (Belle Li­te­rie ou Belle Li­te­rie Ex­cel­lence) ne suf­fit pas, et si par exemple le mot ‘neuf’ n’ap­pa­raît pas, c’est que le du­vet est re­cy­clé, ré­em­ployé et se­ra donc bien moins ef­fi­cace”, ajoute Béa­trice Nal­pas-Ca­la. Les mai­sons an­ciennes s’ins­crivent dans une tra­di­tion fa­mi­liale et se targuent d’un sa­voir-faire trans­mis de gé­né­ra­tion en gé­né­ra­tion, tout en ayant su se mo­der­ni­ser, se ré­in­ven­ter. “Au­jourd’hui notre cycle de pro­duc­tion est très mo­derne”, dit Éric Ba­che­ré, di­rec­teur gé­né­ral

de Py­re­nex, éga­le­ment fa­bri­cant

de dou­dounes. “Nous nous si­tuons plei­ne­ment dans l’éco­no­mie cir­cu­laire.” Rien ne se perd, tout se trans­forme.

“La force d’une marque de luxe comme la nôtre, ce sont les conseils, la hot­line

pour échan­ger avec le client afin de mieux pprendre en comp­tep ses be­soins.”

Édouard Du­mas, Du­mas Pa­ris.

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