Des aides à ne pas sous-es­ti­mer So­lu­tions com­plé­men­taires

Le Nouvel Economiste - - Dossier -

créa­teurs d’en­tre­prises. De son cô­té, la société Im­pact Par­te­naires a lan­cé en mars 2017 le fonds Im­pact Créa­tion, à vo­ca­tion à la fois fi­nan­cière et so­ciale, pour ai­der à la créa­tion de fran­chises dans des quar­tiers prio­ri­taires. “Avoir une banque ré­fé­rente fa­ci­lite la de­mande en fi­nan­ce­ment, car les banques dis­posent de l’his­to­rique du ré­seau”,

“Il ne faut pas né­gli­ger l’ap­port que consti­tuent ces aides”,

dé­clare Sa­muel Bur­ner. Elles ne sont pas ré­ser­vées uni­que­ment aux in­dé­pen­dants et sont nom­breuses. Les plus connues sont le Nacre, l’Accre, l’Arce, le Cape ou en­core le sou­tien au com­merce de proxi­mi­té.

es­time Ni­co Pa­lea, Pdg de la Piz­za de Ni­co. “Les dos­siers sont en­voyés par les fran­chi­seurs à l’agence lo­cale. Cette der­nière dis­pose d’une vé­ri­table connais­sance du ter­rain, qui va lui per­mettre de se concen­trer sur le pro­jet du fu­tur fran­chi­sé. En cas de point d’achop­pe­ment, la banque lo­cale dis­cu­te­ra avec le fu­tur fran­chi­sé. Nous pou­vons faire évo­luer le mon­tage fi­nan­cier”,

“50 mil­lions d’eu­ros se­ront in­ves­tis pour l’ou­ver­ture de 250 à 300 com­merces dans les cinq an­nées à ve­nir dans ces quar­tiers”, sou­ligne Mo­nique Ben Sous­sen, avo­cate au bar­reau de Pa­ris.

“Il est très im­por­tant d’uti­li­ser les aides à la créa­tion d’en­tre­prise ou les prêts d’hon­neur, car ce­la per­met d’aug­men­ter ses fonds propres”, Lors­qu’un can­di­dat manque de fonds propres, les fran­chi­seurs peuvent lui pro­po­ser des mon­tages pour bou­cler son plan de fi­nan­ce­ment, telles que la lo­ca­tion­gé­rance ou une prise de par­ti­ci­pa­tion

ex­plique Flo­rence Sou­bey­ran, res­pon­sable com­merce et fran­chise à la Banque Po­pu­laire. Co­rinne Du­plat pré­co­nise de faire jouer la concur­rence :

sou­ligne Ni­co Pa­léa.

“même si l’on a de bonnes re­la­tions avec son ban­quier, il est tou­jours pos­sible de trou­ver une meilleure offre ailleurs”. “La tête de ré­seau doit ac­com­pa­gner le fran­chi­sé chez le ban­quier et dé­fendre la de­mande de prêt au même titre que le can­di­dat. C’est un ser­vice qu’elle se doit d’ap­por­ter aux fran­chi­sés”, Lors­qu’un can­di­dat manque de fonds propres, les fran­chi­seurs peuvent lui pro­po­ser des mon­tages pour bou­cler son plan de fi­nan­ce­ment, telles que la lo­ca­tion-gé­rance ou une prise de par­ti­ci­pa­tion. “Le crowd­fun­ding peut aus­si ve­nir en ap­point du plan de fi­nan­ce­ment mais pas en to­ta­li­té. Le fi­nan­ce­ment tra­di­tion­nel de­meure lar­ge­ment ma­jo­ri­taire.”

Chan­tal Zim­mer, FFF.

“Ce­la nous ar­rive lorsque nous es­ti­mons que des can­di­dats ont de la va­leur, mais n’ont pas l’ap­port suf­fi­sant. Troc. com prend des parts pen­dant quelques an­nées, puis se re­tire car nous n’avons pas vo­ca­tion à res­ter au ca­pi­tal de nos fran­chi­sés”,

“C’est une pos­si­bi­li­té lors­qu’il manque un peu de tré­so­re­rie, mais il est im­por­tant que ce­la soit tou­jours tem­po­raire”,

es­time Mi­chel

Kahn. Fé­dé­ra­tion fran­çaise de la fran­chise. Cer­taines en­seignes n’hé­sitent pas à in­ter­ve­nir dans le mon­tage fi­nan­cier ou signent des ac­cords de par­te­na­riat avec des ré­seaux ban­caires afin de fa­ci­li­ter le fi­nan­ce­ment des can­di­dats. Afin d’aug­men­ter ses fonds propres, le can­di­dat peut faire ap­pel aux aides pour les

ex­plique Da­niel La­bat. Les fu­turs fran­chi­sés peuvent éga­le­ment bé­né­fi­cier de prêts d’hon­neur à taux zé­ro ou de mi­cro-cré­dits. Les bou­tiques de ges­tion (BGE) ou les CCI peuvent aus­si ap­por­ter ac­com­pa­gne­ment et sou­tien fi­nan­cier. Les femmes bé­né­fi­cient d’aides spé­ci­fiques.

confirme Chan­tal Zim­mer. Co­rinne Du­plat sou­ligne l’im­por­tance du “love mo­ney”, au­tre­ment dit le sou­tien fi­nan­cier ap­por­té par la fa­mille ou

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