Ce que les ma­chines peuvent lire sur votre vi­sage

La vie à l’ère de la re­con­nais­sance fa­ciale

Le Nouvel Economiste - - La Une -

Le vi­sage hu­main est vrai­ment ex­tra­or­di­naire. L’in­croyable va­rié­té de nos ex­pres­sions fa­ciales nous per­met de nous re­con­naître mu­tuel­le­ment, et cette abon­dance de si­gnaux a été fon­da­men­tale dans la for­ma­tion de nos so­cié­tés com­plexes. Tout comme la ca­pa­ci­té du vi­sage hu­main à en­voyer des si­gnaux d’émo­tions, tant in­vo­lon­taires, en rou­gis­sant par exemple, que cal­cu­lés, par un sou­rire ar­ti­fi­ciel. La plu­part des gens passent la plus grande par­tie de leur temps éveillé, que ce soit dans un bu­reau ou un tri­bu­nal, un bar ou une chambre à cou­cher, à lire les vi­sages pour y dé­ce­ler des signes d’at­trac­tion ou d’hos­ti­li­té, des mar­queurs de confiance ou de trom­pe­rie. Ils passent aus­si beau­coup de temps à ten­ter de les dis­si­mu­ler. La tech­no­lo­gie est en train de rat­tra­per ra­pi­de­ment cette com­pé­tence hu­maine qu’est le dé­cryp­tage d’un vi­sage. En Amé­rique, la re­con­nais­sance fa­ciale est uti­li­sée dans cer­taines églises pour sur­veiller l’as­si­dui­té des fi­dèles. En Grande-Bre­tagne, elle per­met aux com­mer­çants de re­pé­rer les clients qui ont dé­jà com­mis des vols à l’éta­lage. Cette an­née, la po­lice du pays de Galles s’en est ser­vie pour ar­rê­ter un sus­pect à l’ex­té­rieur d’un stade de foot avant un match...

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