Af­faires pu­bliques

Les par­te­na­riats pu­blic-pri­vé (PPP) na­tio­naux et in­ter­na­tio­naux en R&D, in­con­tour­nables sur le mar­ché fran­çais

Le Nouvel Economiste - - La Une - PAU­LINE BUSSY

Par­te­na­riats pu­blic pri­vé dans la R&D

À l’heure de l’hy­per-mon­dia­li­sa­tion, les en­tre­prises fran­çaises n’ont d’autre choix que de se plier aux dures lois du mar­ché international et de la concur­rence. Pour res­ter com­pé­ti­tives, la ma­jo­ri­té d’entre elles, de la PME aux so­cié­tés co­tées, ont fait le choix des par­te­na­riats pu­blic-pri­vé (PPP). Un mo­dèle ef­fi­cace qui leur per­met un par­tage de tech­no­lo­gies avec un or­ga­nisme pu­blic et une mu­tua­li­sa­tion de moyens. La re­cherche en­tre­pre­neu­riale, qui sé­dui­sait 98 % des ac­teurs de la re­cherche en 2012, s’est net­te­ment gé­né­ra­li­sée, à tel point que l’en­ve­loppe des­ti­née au pro­gramme d’in­ves­tis­se­ments d’ave­nir (PIA), sous l’im­pul­sion des gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs, a at­teint la barre des 250 mil­lions d’eu­ros. Une au­baine pour les en­tre­prises fran­çaises qui comptent sur les pou­voirs pu­blics pour en­cou­ra­ger la re­cherche de de­main.

Le monde éco­no­mique est sans pi­tié quand il s’agit d’in­no­va­tion. Les so­cié­tés do­tées d’un gros ca­pi­tal, comme l’Oréal, qui consacre 3,3 % de son bud­get dans la Re­cherche & In­no­va­tion en 2016, ont lar­ge­ment plus de chance de s’en sor­tir que celles dont les moyens fi­nan­ciers et la ca­pa­ci­té d’in­ves­tis­se­ment sont plus li­mi­tés. De­puis quelques an­nées, le par­te­na­riat pu­blic-pri­vé, ap­pe­lé plus cou­ram­ment PPP, s’est fait une place sur le mar­ché fran­çais, s’adres­sant aus­si bien aux PME qu’aux ETI. La re­cherche en­tre­pre­neu­riale a de beaux jours de­vant elle grâce à ce contrat liant l’au­to­ri­té pu­blique et le sec­teur mar­chand. Le concept est simple : un par­tage de sa­voir-faire, de main-d’oeuvre qua­li­fiée et/ou une mise de fonds (com­muns ou sous forme de prêt) entre une en­tre­prise pri­vée et un Le concept est simple : un par­tage de sa­voir-faire, de main-d’oeuvre qua­li­fiée et/ou une mise de fonds (com­muns ou sous forme de prêt) entre une en­tre­prise pri­vée et un or­ga­nisme pu­blic (la­bo­ra­toires de re­cherche,, uni­ver­si­tés, hô­pi­taux, État…)

or­ga­nisme pu­blic (la­bo­ra­toires de re­cherche, uni­ver­si­tés, hô­pi­taux,

État…). “Une en­tre­prise ne peut pas concen­trer à elle seule l’en­semble

des tech­no­lo­gies, c’est pour ce­la que les par­te­na­riats pu­blics-pri­vés sont im­por­tants. Pour les aca­dé­mies de re­cherche, c’est un moyen de fi­nan­cer

leurs tra­vaux”, ex­plique le doc­teur Co­rinne Gran­ger, chief me­di­cal of­fi­cer et di­rec­trice de l’in­no­va­tion et du dé­ve­lop­pe­ment au sein des la­bo­ra­toires ISDIN. Les PPP dans la re­cherche et dé­ve­lop­pe­ment existent dans de nom­breux pays, et ne concernent pas uni­que­ment le do­maine scien­ti­fique, mais tous les sec­teurs d’ac­ti­vi­té, comme l’édu­ca­tion et l’en­sei­gne­ment su­pé­rieur. L’en­goue­ment pour ces co­fi­nan­ce­ments pu­blics-pri­vés n’est plus à prou­ver et de plus en plus d’ac­teurs éco­no­miques (pri­vés ou pu­blics) veulent ab­so­lu­ment in­ves­tir dans l’in­no­va­tion et la re­cherche : bu­si­ness an­gels, crow­foun­ding, ca­pi­taux-ris­queurs, sub­ven­tions à l’is­sue de concours d’in­no­va­tion… sans ou­blier la Banque

pu­blique d’in­ves­tis­se­ment (BPI). “La BPI in­ves­tit dans vos tra­vaux de re­cherche en fonc­tion de votre ca­pi­tal

so­cial, sur le prin­cipe du 1=1”, pré­cise Bi­nah Baum, CEO chez Al­ma Bio The­ra­peu­tics, so­cié­té dont les tra­vaux de re­cherche s’in­té­ressent aux ma­la­dies au­to-im­munes. La Fin In­fra (Mis­sion d’ap­pui au fi­nan­ce­ment des in­fra­struc­tures) ex-Mis­sion d’ap­pui aux PPP (Mappp), ser­vice à com­pé­tence na­tio­nale, est char­gée de l’éva­lua­tion préa­lable de tous les pro­jets de mar­chés de par­te­na­riat ain­si que leur ban­ca­bi­li­té.

Quels dis­po­si­tif­sp pour ac­cé­der aux PPP ?

De­puis 2010, des pro­grammes d’aide aux in­ves­tis­se­ments d’ave­nir (PIA), mis en place par le Com­mis­sa­riat gé­né­ral à

“Une en­tre­prise ne peut pas concen­trer

à elle seule l’en­semble des tech­no­lo­gies, c’est pour ce­la que les par­te­na­riats pu­blic-pri­vés sont im­por­tants.” Doc­teur Co­rinne Gran­ger, ISDIN.

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