Un point, c’est tout !

La pro­me­nade de san­té an­non­cée s’est heur­tée, hier, à la dé­faillance de Lu­cas Pouille. Si Tson­ga a re­mis en­suite les pen­dule à l’heure, la fi­nale n’est pas en­core en poche.

Le Parisien (Essonne) - - Sports - DE NOTRE EN­VOYÉ SPÉ­CIAL ÉRIC BRUNA À VILLENEUVE-D’ASCQ (NORD) YAN­NICK NOAH, CA­PI­TAINE DES BLEUS

TEN­NIS. La sur­pre­nante dé­faite de Lu­cas Pouille face au 80e joueur mon­dial ren­voie la France et la Ser­bie dos à dos à l’is­sue de la 1er jour­née de la de­mi­fi­nale de Coupe Da­vis.

A force de re­gar­der vers Bruxelles le fu­tur ad­ver­saire des Bleus en fi­nale de la Coupe Da­vis (Bel­gique ou Aus­tra­lie), on en au­rait presque ou­blié qu’il y avait une de­mie à jouer… Hier après-mi­di, les Serbes ont pris un ma­lin plai­sir à je­ter leur pe­tit grain de sable sur la terre bat­tue du stade Pierre-Mau­roy. Si Jo-Wil­fried Tson­ga, de re­tour en équipe de France, a par­fai­te­ment as­su­mé son sta­tut de lea­deur (7-6, 6-3, 6-3 contre le dé­bu­tant Djere), Lu­cas Pouille, cen­sé jouer le ré­gio­nal de l’épate, a to­ta­le­ment ra­té son ren­dez­vous en Nord avec La­jo­vic (6-1, 3-6, 7-6, 7-6). Contre toute at­tente, voi­ci donc la France en bal­lot­tage, certes fa­vo­rable, à l’heure de mettre les bou­chées doubles cet après-mi­di. « Je vous avais dit que mes joueurs étaient prêts, glisse en sou­riant le ca­pi­tai­ne­joueur serbe Ne­nad Zi­mon­jic. J’y croyais vrai­ment ! » Les mines tri­co­lores, elles sont beau­coup plus ren­fro­gnées.

A com­men­cer par celle de Yan­nick Noah, frus­tré, cha­gri­né et au­teur d’un grand nu­mé­ro d’au­to­fla­gel­la­tion pour dé­tour­ner la pres­sion qui com­mence for­cé­ment à mon­ter. « J’étais stres­sé et j’ai re­fi­lé mon stress à Lu­cas, souffle-t-il. On n’a pas réus­si à com­mu­ni­quer et j’ai même sen­ti que je le gê­nais. C’est Jo qui m’a ou­vert les yeux et qui m’a dit : C’est bon Yan, laisse-moi. Du coup, je n’ai plus dit un mot jus­qu’à la fin. Si vous sa­viez à quoi j’ai pen­sé… »

Jus­te­ment, on ai­me­rait bien sa­voir. « Je m’at­ten­dais à des vi­bra­tions lourdes, pour­suit-il. C’est beau­coup plus fa­cile de jouer quand tout le monde a en­vie que tu gagnes. Quand tu as l’im­pres­sion d’être at­ten­du au tour­nant, c’est beau­coup plus com­pli­qué. On sent que tout le monde est un peu cris­pé… » Une sen­sa­tion que risque d’éprou­ver le duo Ma­hu­tHer­bert avant d’af­fron­ter Zi­mon­jic-Kra­ji­no­vic. Ef­fi­cace sur le cir­cuit, la paire bleu-blanc-rouge n’a pas en­core don­né tous les gages d’as­su­rance en trois sor­ties sous le maillot. « Ce se­ra im­por­tant mais pas dé­ci­sif », tem­père Noah. « Ils sont fa­vo­ris. Nous, on a joué seule­ment deux fois en­semble et on a per­du deux fois, lance Zi­mon­jic. Mais c’est la Coupe Da­vis. On ne sait ja­mais ! » Aux Bleus de faire le né­ces­saire pour qu’un simple ac­ci­dent de par­cours ne se trans­forme pas en his­to­rique sor­tie de route…

« LE DOUBLE SE­RA IM­POR­TANT MAIS PAS DÉ­CI­SIF »

Stade Pier­re­Mau­roy, Ville­neu­ved’Ascq, hier. En­trée en ma­tière dif­fi­cile pour les Bleus avec la dé­faite de Lu­cas Pouille. Le ca­pi­taine Noah n’a pas su trou­ver les mots.

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