Le LOU sort ses griffes

Le club rho­da­nien qui af­fronte cet après-mi­di Bor­deaux­Bègles est par­ve­nu à se main­te­nir la sai­son pas­sée et sou­haite main­te­nant se mê­ler à la lutte avec les meilleurs.

Le Parisien (Essonne) - - Sports - DE NOTRE COR­RES­PON­DANT ANTHONY FAURE À LYON (RHÔNE)

PE­TIT À PE­TIT, le LOU trace son sillon. Dou­ce­ment mais sû­re­ment. Pour la pre­mière fois de son his­toire ré­cente (le LOU a été cham­pion de France en 1932 et 1933), le club lyon­nais s’est main­te­nu en Top 14 la sai­son der­nière. Une per­for­mance re­mar­quable après plu­sieurs an­nées de yo-yo entre l’élite et la Pro D 2.

Cette fois, le LOU est en Top 14 et compte bien y res­ter. Et voir plus haut, tout en haut à moyen terme. Le club pré­si­dé par Yann Rou­bert de­puis dé­cembre 2012 s’en donne en tout cas les moyens. « La dé­marche de struc­tu­ra­tion et de pro­gres­sion du club s’im­plique à toutes les strates du club. Sur le ter­rain, dans les in­fra­struc­tures, dans le re­cru­te­ment », note Rou­bert.

Cet été, l’an­cien stade de Ger­land a été to­ta­le­ment ré­no­vé. Par des fonds pri­vés : 38 M€ ont été in­ves­tis, no­tam­ment par GL Events, en­tre­prise lyon­naise spé­cia­li­sée dans l’évé­ne­men­tiel (953 M€ de chiffre d’af­faires en 2016), l’ac­tion­naire ma­jo­ri­taire du LOU de­puis 2007. « Quand j’ai créé mon en­tre­prise il y a trente-neuf ans (GL Events), j’avais mis 3 000 €. Il y a dix ans, je suis ar­ri­vé dans le rug­by. J’ai ap­pris, je le connais­sais très peu. Il y a des pas­sions qui se créent, j’aime bien pous­ser les pro­jets, j’ai pous­sé à fond ce­lui-là », sou­ligne Oli­vier Gi­non, le PDG de GL Events. An­née après an­née, l’ef­fec­tif, aus­si, se ren­force. Cet été, Alexis Pa­lis­son, Jean-Mar­cel­lin But­tin et Liam Gill ont no­tam­ment re­joint Lyon.

« On est en train de construire une vraie po­li­tique de club, avec aus­si le centre de for­ma­tion. Chose qui pour moi n’était pas as­sez forte avant, sou­ligne l’en­traî­neur de­puis 2015, Pierre Mi­gno­ni. C’est un tra­vail à moyen comme à long terme. Le stade nous fait gran­dir mais le spor­tif doit suivre. C’est le ter­rain qui fait ga­gner des matchs. Le pro­jet est pas­sion­nant avec un club qui marche sur ses deux jambes, les ins­tal­la­tions et le spor­tif. Les deux doivent se dé­ve­lop­per en même temps. »

Tou­te­fois, hors de ques­tion d’al­ler plus vite que la mu­sique. « Il y a une am­bi­tion mais nos treize co­pains du Top 14 ont la même. On a en­vie de re­gar­der vers le haut, on a le droit de rê­ver tout en gar­dant les pieds sur terre. L’ob­jec­tif, c’est d’y al­ler le plus vite pos­sible — dans les six en fin de sai­son. Sans ar­ro­gance », ajoute Rou­bert. Il fau­dra se mé­fier du LOU… dès cette sai­son. Le club ne joue plus seule­ment « que » le main­tien.

« ON EST EN TRAIN DE CONSTRUIRE UNE VRAIE PO­LI­TIQUE DE CLUB » PIERRE MI­GNO­NI, EN­TRAέNEUR DE­PUIS 2015

Stade de Ger­land (Lyon), le 2 sep­tembre. An­née après an­née, l’ef­fec­tif du LOU se ren­force. Cet été, Alexis Pa­lis­son (qui ins­crit ici un es­sai face à Brive) a no­tam­ment re­joint Lyon.

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