20 t de dé­chets re­ti­rés de l’Orge en une jour­née

Six équipes ont net­toyé cette ri­vière sur 20 km. Une opé­ra­tion qui se­ra re­nou­ve­lée trois fois par an par le syn­di­cat qui la gère.

Le Parisien (Essonne) - - Essonne - PAR NOLWENN COSSON STE­PHAN BONNAMY, DU SYN­DI­CAT DE L’ORGE

IMMERGÉS DANS L’EAU avec des sa­lo­pettes et des gants étanches, on pour­rait croire qu’ils traquent le pois­son. Mais si leur bu­tin du jour peut ef­fec­ti­ve­ment leur fi­ler entre les doigts, il ne se di­gère pas. Hier, les équipes du syn­di­cat de l’Orge ont me­né une opé­ra­tion de net­toyage de la ri­vière entre Athis-Mons et SaintGer­main-lès-Arpajon, soit sur une ving­taine de ki­lo­mètres.

Leur « pêche mi­ra­cu­leuse » du jour : des ca­nettes, des bou­teilles en plas­tique et même une pous­sette ain­si qu’un ma­te­las. Des ob­jets qui dorment par­fois de­puis plu­sieurs mois au fond de la ri­vière. « Au­pa­ra­vant, nous or­ga­ni­sions cette cam­pagne une fois par an. Mais cette an­née, sou­te­nus par nos élus, nous avons sou­hai­té net­toyer l’Orge en­vi­ron une fois par tri­mestre, ex­plique Ste­phan Bonnamy, de la di­rec­tion des mi­lieux na­tu­rels de syn­di­cat. Trois à quatre agents ont été ré­par­tis sur six sec­teurs. Ils vont pas­ser la jour­née à ra­mas­ser les dé­chets qui ont été aban­don­nés là, par manque de ci­visme. »

A Saint-Ger­main-lès-Arpajon, Leu­ville-sur-Orge ou en­core Bré­ti­gny-sur-Orge, les membres du syn­di­cat n’hé­sitent pas à bra­ver le froid pour dé­ni­cher le moindre dé­tri­tus. Tous ont été vac­ci­nés pour évi­ter tout risque en tou­chant les dé­chets. Sans ou­blier que l’Orge est bien trop pol­luée pour pou­voir s’y bai­gner.

Pour fa­ci­li­ter leur avan­cée, le ni­veau de la ri­vière a été abais­sé à l’aide des bar­rages. « L’eau est as­sez claire, du coup nous voyons plus fa­ci­le­ment ce que nous de­vons ra­mas­ser, pré­cise Ste­phan Bonnamy. Nous trou­vons de tout, de la fer­raille, du plas­tique, des pneus… Cette opé­ra­tion nous per­met éga­le­ment de faire le point sur les tra­vaux d’en­tre­tien qui de­vront être réa­li­sés dans les pro­chains mois. » A Leu­ville, un bar­rage flot­tant a été amé­na­gé pour stop­per toute pro­gres­sion des bou­teilles, bal­lons ou en­core go­be­lets de fast-food. « Je viens net­toyer tous les mois, avant que ce­la ne stagne de trop, ex­plique l’un des agents. En une ma­ti­née, j’ai dé­jà ra­mas­sé 6 à 7 t. »

A la fin de la jour­née, la pêche a été plu­tôt consé­quente : des sacs-poubelles en­core fer­més, des cad­dies, beau­coup de fer­railles… En tout, 20 t de dé­chets ont été ré­col­tés. C’est un peu moins qu’en août, où les équipes avaient ra­mas­sé 23 t de dé­tri­tus. Des ob­jets qui ont en­suite été trai­tés pour un coût de 30 000 €, au frais du syn­di­cat. « Il y a tou­jours de la pol­lu­tion, on a beau re­ti­rer, ce­la re­vient très vite, dé­plore Ste­phan Bonnamy. S’il n’y avait pas au­tant d’incivilités, nous ne se­rions pas obli­gés de mo­bi­li­ser au­tant d’agents. »

La pro­chaine opé­ra­tion de net­toyage de­vrait être or­ga­ni­sée au dé­but du prin­temps.

“S’IL

N’Y AVAIT PAS AU­TANT D’INCIVILITÉS, NOUS NE SE­RIONS PAS OBLI­GÉS DE MO­BI­LI­SER AU­TANT D’AGENTS

Plus d’in­for­ma­tions sur www.syn­di­cat­de­lorge.fr

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