Les grèves pé­na­lisent le Down­load Fes­ti­val

Il dé­marre au­jourd’hui à Bré­ti­gny-sur-Orge avec des têtes d’af­fiche im­pres­sion­nantes, sans pour au­tant être com­plet.

Le Parisien (Essonne) - - Loisirs - PAR ERIC BU­REAU

Le Down­load frappe fort pour sa 3e édi­tion, qui dé­bute au­jourd’hui sur une an­cienne base mi­li­taire de Bré­ti­gny-sur-Orge (Es­sonne). Quatre soirs, quatre têtes d’af­fiche in­ter­na­tio­nales. Oz­zy Os­bourne, l’an­cien chan­teur de Black Sab­bath en pleine tournée d’adieux, ce soir, Ma­ri­lyn Man­son de­main, les Foo Figh­ters en ex­clu­si­vi­té fran­çaise di­manche, et en­fin les Guns N’ Roses en ver­sion ori­gi­nale lun­di soir. Pour pro­gram­mer Slash et Axl Rose, le fes­ti­val a ajou­té ex­cep­tion­nel­le­ment une jour­née cette an­née.

Le géant amé­ri­cain Live Na­tion, qui se targue d’avoir « la plus belle af­fiche rock en Eu­rope », mise sur le groupe de hard rock le plus po­pu­laire du mo­ment, Ghost, les vé­té­rans punk Off­spring et NOFX, les glo­rieux Scan­di­naves The Hives et Tur­bo­ne­gro, le mé­tal ri­go­lo des Fran­çais Ul­tra Vo­mit, ou les pro­met­teurs Bri­tan­niques The Struts.

LES TRAINS ET LES AVIONS EN CAUSE

De­vant un tel car­ré d’as, à des prix cor­rects — 69 € la jour­née, 224 € les quatre jours, 1 € le cam­ping — on s’étonne que le Down­load ne fasse pas le plein. Au­cun jour n’est com­plet. Le pa­tron de Live Na­tion France, An­ge­lo Go­pee, es­père ter­mi­ner lun­di soir « entre 115 000 et 120 000 fes­ti­va­liers », alors qu’il ta­blait sur 140 000.

Pour An­ge­lo Go­pee, les mou­ve­ments so­ciaux sont res­pon­sables. « Nous sommes des vic­times col­la­té­rales des grèves ac­tuelles, re­gret­tet-il. Beau­coup moins de gens viennent de l’étran­ger à cause des grèves d’avions, et beau­coup moins viennent de pro­vince à cause de la grève des trains, qui nous touche di­manche et lun­di. Nous avons mis en place des bus et fa­vo­ri­sé le co­voi­tu­rage, mais ce­la ne suf­fi­ra pas. »

Le Down­load a quand-même du mal à trou­ver sa place par rap­port au Hell­fest, qui, lui, af­fiche com­plet d’an­née en an­née. « Nous ne sommes pas sur le même cré­neau et nous ne sommes pas en concur­rence, conti­nue d’af­fir­mer le di­rec­teur de Live Na­tion France. Le Hell­fest est un fes­ti­val mé­tal qui a un pu­blic ex­trê­me­ment fi­dèle, et nous sommes un fes­ti­val rock. Le rock n’est plus le cou­rant phare au­jourd’hui, et nous en pâ­tis­sons. » Mais il le mar­tèle : « Si nous ne nous bat­tons pas pour pro­gram­mer du rock dans les fes­ti­vals ou dans les salles, dans dix ans, on en par­le­ra au pas­sé, es­time An­ge­lo Go­pee. Il y a be­soin d’un grand fes­ti­val rock en France. Le Down­load, pour nous, c’est un tra­vail d’an­crage sur le long terme. »

Le fes­ti­val ac­cueille­ra cette an­née Oz­zy Os­bourne, Guns N’ Roses...

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