Des po­li­tiques ont pour­tant mon­tré l’exemple

Le Parisien (Hauts de Seine) - - POLITIQUE - MYRIAM ENCAOUA

PAR DE­VOIR MO­RAL, dé­sir de li­ber­té ou comme ar­gu­ment de cam­pagne, cer­tains ont dé­jà re­non­cé aux avan­tages de la fonc­tion pu­blique.

Bru­no Le Maire est le pre­mier à avoir lan­cé le mou­ve­ment. Réé­lu dé­pu­té de l’Eure en juin 2012, il dé­mis­sionne trois mois plus tard du corps des conseillers des Af­faires étran­gères qu’il avait in­té­gré en 1998. Cette vo­lon­té d’exem­pla­ri­té se­ra l’un des prin­ci­paux axes de sa cam­pagne lors de la pri­maire des Ré­pu­bli­cains à l’au­tomne 2016.

« C’est une ques­tion d’équi­té, j’ai vou­lu mettre en ac­cord mes actes avec mes convic­tions », ex­plique le mi­nistre de l’Eco­no­mie.

Na­tha­lie Kos­cius­ko-Mo­ri­zet fait de même en mars 2015. Po­ly­tech­ni­cienne, elle re­nonce, en mars 2105, aux pri­vi­lèges de son corps des in­gé­nieurs des ponts, des eaux et des fo­rêts. Idem pour Va­lé­rie Pé­cresse qui dé­mis­sionne du Conseil d’Etat deux mois avant son élec­tion à la pré­si­dence de la ré­gion Ile-de-France.

Em­ma­nuel Ma­cron va plus loin. Il est l’un des rares à n’avoir ja­mais cu­mu­lé un sta­tut de haut fonc­tion­naire avec un man­dat d’élu. Can­di­dat à l’Ely­sée, il s’ac­quitte de « la pan­toufle », in­dem­ni­té ré­cla­mée aux an­ciens élèves de grandes écoles qui n’ont pas ser­vi l’Etat du­rant dix ans. Et verse 50 000 € au Tré­sor pu­blic. Sa dé­mis­sion de l’ins­pec­tion gé­né­rale des fi­nances est va­li­dée par un dé­cret du pré­sident Hol­lande le 3 dé­cembre 2016. L’am­bi­tion n’a pas de prix.

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