Marianne, la reine des bou­quets

Le Parisien (Hauts de Seine) - - LOISIRS -

DANS LES SOUS-SOLS de l’Ely­sée se cache un en­droit aus­si co­lo­ré que par­fu­mé, où règne Marianne Fu­seau et sa pe­tite équipe de l’ate­lier fleu­riste de l’Ely­sée. Jar­di­nière de for­ma­tion, ar­ri­vée là un peu par ha­sard, elle s’oc­cupe de­puis 1996 de fleu­rir le pa­lais et de veiller à ce qu’il le reste. « Chaque ma­tin, nous fai­sons un tour des salles, avant que tout le monde ar­rive. Nous vé­ri­fions les be­soins en eau ou en en­grais en ce qui concerne les plantes vertes, nous vé­ri­fions aus­si la fraî­cheur des bou­quets et nous les chan­geons si be­soin. Une à deux fois par se­maine, nous al­lons nous four­nir à Run­gis pour avoir un stock de vé­gé­taux frais en per­ma­nence. » Com­bien de roses, iris, tu­lipes… à l’Ely­sée ? Marianne Fu­seau as­sure n’en avoir pas vrai­ment idée. Mais elle gère le stock plu­tôt à l’éco­no­mie. « En ce mo­ment, nous avons beau­coup d’or­chi­dées blanches en pot. Mais nous al­lons les gar­der deux ou trois mois. Quand nous fai­sons des com­po­si­tions pour les tables, nous les ré­cu­pé­rons et nous les gar­dons en chambre froide. Elles se conservent très bien quinze jours et peuvent res­ser­vir. » Les oc­cu­pants des lieux ont-ils eu des de­si­de­ra­ta par­ti­cu­liers en ma­tière flo­rale ? « Pas vrai­ment, af­firme Marianne Fu­seau. Nous avons une très grande li­ber­té de créa­tion et de choix de nos com­po­si­tions. Je n’ai ja­mais eu de re­marques né­ga­tives sur des bou­quets. Nous veillons juste à évi­ter les fleurs al­ler­gènes, comme le lys, par exemple. Fran­che­ment, je trouve que j’ai une chance in­es­pé­rée de tra­vailler ici. C’est un bel en­droit et on y vit de belles choses. »

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