Les In­sus comblent le Stade de France

Le Parisien (Hauts de Seine) - - LOISIRS - ÉRIC BU­REAU

STADE DE FRANCE (SEI­NESAINT-DE­NIS) HIER,

23 H 30. Il y a deux ans presque jour pour jour, JeanLouis Au­bert, Louis Ber­ti­gnac et Ri­chard Ko­lin­ka sur­pre­naient tout le monde en re­bran­chant la ligne té­lé­pho­nique lors d’un concert sur­prise au Point Éphé­mère (à Pa­ris). Après avoir joué 80 dates à gui­chets fer­més, les trois exTé­lé­phone fêtent hier soir – et ce soir – leur re­tour ga­gnant en rem­plis­sant la plus grande scène fran­çaise.

A 21 h 7 se des­sinent sur les écrans géants le point d’in­ter­ro­ga­tion qui sym­bo­lise les In­sus puis un nid de ser­pents qui an­nonce l’ar­ri­vée du groupe et une ver­sion re­vi­go­rante et ova­tion­née de « Crache ton ve­nin ».

Les mu­si­ciens, dont le nou­veau bas­siste Alek­san­der An­ge­lov, ne boudent pas leur plai­sir de jouer pour la pre­mière fois en­semble au Stade de France. Créé en 1976, Té­lé­phone s’est sé­pa­ré douze ans avant son ou­ver­ture.

ÉMO­TION ET COM­PLI­CI­TÉ

On peut re­gret­ter que le show manque de sur­prises et d’ef­fets spec­ta­cu­laires dans une telle arène. Mais les In­sus réus­sissent à creer une réelle com­mu­nion en pri­vi­lé­giant la proxi­mi­té, la com­pli­ci­té et l’émo­tion avec « La bombe hu­maine », dé­diée aux en­fants du Ba­ta­clan, ache­vée le poing le­vé, ou « 66 heures » que Ber­ti­gnac dé­die à John­ny.

Pen­dant 2 h 25 d’un concert ache­vé dans un stade en­tiè­re­ment éclai­ré et de­bout, les 60 000 spec­ta­teurs ne boudent pas non plus leur plai­sir lorsque sur­gissent les bombes élec­triques, « Hy­gia­phone », « New York », « Ça (c’est vrai­ment toi) »... Dansent les ombres du monde, danse le Stade de France.

Jean-Louis Au­bert et Louis Ber­ti­gnac n’ont pas bou­dé leur plai­sir.

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