Gas­pard Proust, mé­cham­ment drôle

Le Parisien (Hauts de Seine) - - QQR - C.B.

On connaît aujourd’hui le cy­nisme de l’an­cien chro­ni­queur de « Sa­lut les Ter­riens ! ». Mais quand Gas­pard Proust a dé­bar­qué il y a sept ans avec son spec­tacle « Gas­pard Proust ta­pine », l’ori­gi­na­li­té de son ton et la noir­ceur de ses textes lui ont va­lu de de­ve­nir un phé­no­mène de mode. Dans ce show, l’hu­mo­riste suisse écorche tout et tout le monde avec une écri­ture au ra­soir. Il dé­boule non­cha­lam­ment sur les planches en se mo­quant de son au­di­toire : des Pa­ri­siens bo­bos, « qui fi­le­ront après le show pour man­ger un chee­se­cake à la ver­veine » ou des pro­vin­ciaux, « ce trompe-l’oeil qu’on colle sur la vitre des TGV ».

La tête à claques truffe ses saillies de ré­fé­rences lit­té­raires ou his­to­riques (« ce n’est pas im­pos­sible que vous ne com­men­ciez à com­prendre le spec­tacle que de­main », lance-t-il), dé­ve­loppe un sens de la for­mule hi­la­rant et tisse un uni­vers dé­pres­sif ir­ré­sis­tible. « C’est donc ça, l’amour : faire des cré­neaux dans une im­passe », conclut-il avant de com­pa­rer le « bruit » de l’ac­cou­ple­ment à « l’as­sas­si­nat d’une sole par une tong ».

« GAS­PARD PROUST TA­PINE », one-man-show. 2 heures.

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