Le mi­li­tant d’ex­trême droite ré­ci­dive

Le Parisien (Hauts de Seine) - - FAITS DIVERS - GUILLAUME FROUIN, COR­RES­PON­DANT À NANTES

Les jours se suivent et se res­semblent pour Fran­çois Ma­mès Cos­se­ron de Ville­noi­sy. Cet « an­cien » mi­li­tant du GUD (Groupe Union Dé­fense) a été condam­né hier à deux mois de pri­son avec sur­sis et 600 € de dom­mages et in­té­rêts pour avoir frap­pé un Ban­gla­dais le 15 fé­vrier der­nier dans les rues de Nantes (Loire-At­lan­tique).

Le 25 oc­tobre der­nier, l’étu­diant de 19 ans avait été ju­gé pour d’autres vio­lences ra­cistes, com­mises en­core en état d’ivresse mais cette fois-ci sur un Rwan­dais, à la sor­tie d’un bar d’An­gers (Maine-et-Loire), à la veille du se­cond tour de l’élec­tion pré­si­den­tielle. Le ju­ge­ment se­ra ren­du le 29 no­vembre. Et ce ne se­ra pas le der­nier : Fran­çois Ma­mès Cos­se­ron de Ville­noi­sy est ac­tuel­le­ment en dé­ten­tion pro­vi­soire dans le cadre d’une vio­lente agres­sion sur­ve­nue à la sor­tie d’une ma­ni­fes­ta­tion an­ti-FN, deux jours après celle d’An­gers.

Son ami Tan­guy Mar­tin, un autre mi­li­tant du GUD, lui aus­si in­car­cé­ré dans cette der­nière af­faire, de­vra bien­tôt s’ex­pli­quer sur des vio­lences si­mi­laires com­mises à Nantes, dé­but fé­vrier, sur un Ma­ro­cain de 22 ans. Le par­quet — qui n’avait pas tout de suite sai­si que toutes ces agres­sions étaient liées — avait ini­tia­le­ment pré­vu une simple pro­cé­dure de plai­der-cou­pable. Hier, à l’au­dience, le pro­cu­reur avait re­quis un mois de pri­son avec sur­sis pour le pré­ve­nu. Pour cette pre­mière condam­na­tion, son avo­cat, Me Mar­tin Gui­char­don, lui, avait de­man­dé une sanc­tion plus « in­tel­li­gente » et « pé­da­go­gique », comme « deux se­maines de tra­vail d’in­té­rêt gé­né­ral ».

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.