Dé­cryp­tage d’une re­laxe

Le Parisien (Hauts de Seine) - - SPORTS - RO­NAN FOLGOAS

LI­BÉ­RÉ, DÉ­LI­VRÉ, mais pas com­plè­te­ment dé­bar­ras­sé de l’étreinte du fair-play fi­nan­cier. En pre­nant connais­sance mer­cre­di de la dé­ci­sion de l’ins­tance de contrôle des clubs, le PSG a d’abord pu pous­ser un ouf de sou­la­ge­ment. Car l’es­sen­tiel est là : vi­sés par une en­quête de­puis septembre der­nier à la suite des trans­ferts de Ney­mar et de Ky­lian Mbap­pé — les deux plus chers de l’his­toire du foot —, les Pa­ri­siens ont été re­laxés. Leur dos­sier est clas­sé sans suite. Ils peuvent donc pré­pa­rer leur pro­chaine cam­pagne de Ligue des cham­pions sans con- traintes par­ti­cu­lières. Leur en­ve­loppe mer­ca­to et leur masse sa­la­riale ne fe­ront ain­si l’ob­jet d’au­cun en­ca­dre­ment et le PSG n’est vi­sé par au­cune amende, con­trai­re­ment à l’OM qui a éco­pé hier d’une pé­na­li­té sym­bo­lique de 100 000 € à cause d’un dé­fi­cit lé­gè­re­ment au­des­sus de la li­mite au­to­ri­sée.

LA VA­LEUR DES CONTRATS SPONSORING BOOSTÉE PAR NEY­MAR

« Bien sûr, c’est une bonne nou­velle, a ré­agi Ky­lian Mbap­pé de­puis la Rus­sie. On sui­vait cette si­tua­tion de très près. Mais le club a tou­jours été très clair et a dit qu’il avait tout fait dans les règles. » Dans le dé­tail, l’ins­tance de contrôle en charge de l’ap­pli­ca­tion des règles du fair-play fi­nan­cier ex­plique avoir dé­co­té les mon­tants de cer­tains contrats sponsoring si­gnés avec des marques qa­ta­riennes. Mais ces dé­cotes, non pré­ci­sées à ce jour, n’ont pas pro­vo­qué l’ap­pa­ri­tion d’un dé­fi­cit ex­ces­sif. Il y a quatre ans, c’est la dé­cote du contrat si­gné avec Qa­tar Tou­rism Au­tho­ri­ty (QTA) qui avait pous­sé l’UEFA à res­treindre les dé­penses du PSG sur le mar­ché des trans­ferts. Pas cette fois. Pour­quoi ? Parce que Pa­ris a réus­si à dé­mon­trer que l’ar­ri­vée d’un joueur comme Ney­mar aug­men­tait consi­dé­ra­ble­ment son image de marque. Et donc la va­leur de ses contrats sponsoring. Mais il se­rait trom­peur de lais­ser pen­ser que le PSG est com­plè­te­ment sor­ti d’af­faire. Il doit en ef­fet équi­li­brer ses comptes d’ici au 30 juin. Comment ? En ven­dant un ou plu­sieurs joueurs pour un mon­tant de 40 M€, sous peine de sanc­tions dans un an. Un ob­jec­tif loin d’être at­teint.

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