Et si le Pa­ris FC mon­tait en Ligue 1…

In­vain­cu de­puis six matchs et ac­tuel­le­ment deuxième ex ae­quo, le pro­mu pa­ri­sien, en dé­pla­ce­ment ce soir à So­chaux, conti­nue de sur­prendre. Au point de vi­ser une place à l’éche­lon su­pé­rieur en fin de sai­son ?

Le Parisien (Oise) - - LOISE MATIN - PAR LAURENT PRUNETA

LE PRE­MIER DER­BY Pa­ris FC Pa­ris SG en D 1 fé­mi­nine se dé­rou­le­ra di­manche. En Ligue 1, c’est peut-être pour la sai­son pro­chaine*… Au­jourd’hui, l’hy­po­thèse ne semble pas aus­si folle que ce­la au re­gard de l’ex­cellent dé­but de sai­son réa­li­sé par les joueurs de Fa­bien Mer­ca­dal, re­pê­chés in ex­tre­mis en L 2. Avec 20 points en 10 jour­nées, le Pa­ris FC a réa­li­sé le 2e meilleur dé­part d’un pro­mu de­puis l’ins­tau­ra­tion de la Ligue 2 à poule unique en 1993. Seul Guin­gamp avait fait mieux avec 21 points en 1994-1995. De­puis 1993, onze pro­mus de Na­tio­nal sont d’ailleurs par­ve­nus à en­chaî­ner avec une 2e mon­tée.

SPOR­TI­VE­MENT, C’EST CRÉ­DIBLE

« Ils ont un rythme de pre­miers de la classe. Bien sûr qu’ils peuvent se mê­ler à la lutte pour le haut de ta­bleau… C’est so­lide, co­hé­rent, on sent un groupe so­li­daire, qui se bat mais avec éga­le­ment une grande qua­li­té tech­nique. » Comme Ber­nard Bla­quart, l’en­traî­neur de Nîmes, der­nière vic­time des Pa­ri­siens (2-1), la plu­part des ad­ver­saires ont été plu­tôt élo­gieux en évo­quant l’équipe de Fa­bien Mer­ca­dal.

« Je ne suis pas sur­pris de les re­trou­ver si bien pla­cés, af­firme Os­wald Tan­chot, l’en­traî­neur du Havre, l’une des deux seules équipes, avec l’AC Ajac­cio, à avoir bat­tu le PFC. Le fait d’être re­pê­chés leur a don­né un supplément d’âme et une so­li­da­ri­té énorme. L’équipe croque à pleines dents dans ce cham­pion­nat et sa­voure. » Ro­bert Malm, consul­tant sur BeIN Sports, re­lève que cette « équipe n’a pas l’air de se prendre la tête ». « Neuf fois sur dix, une équipe re­pê­chée crée en­suite la sur­prise, pour­suit-il. Il y a eu plein d’exemples ces der­nières an­nées. Il y a aus­si de très bons joueurs et le PFC montre que le Na­tio­nal peut être un beau vi­vier. J’aime bien Tcho­koun­té. Même à leur âge, De­mar­con­nay et Ly­bo­hy prouvent qu’ils peuvent être de très bons joueurs de L 2. Quant à No­men­ja­na­ha­ry, tout le monde l’avait ou­blié, mais il re­trouve son meilleur ni­veau de Lens. Dans cette équipe, les exemples de mecs re­van­chards sont nom­breux. »

EN IN­TERNE, ON CALME LE JEU

Avant d’al­ler à So­chaux, Mer­ca­dal veut évi­ter de « se lais­ser pol­luer » par ces consi­dé­ra­tions. « Ce se­rait ri­di­cule d’as­su­mer ces trucs de mon­tée, lance le coach du PFC. Les mêmes qui nous disent qu’il faut qu’on joue la mon­tée pen­saient qu’on al­lait perdre tous nos matchs. Et les mêmes qui disent au­jourd’hui que je suis un gé­nie sont ceux qui di­saient que j’étais une m…

(sic) l’an der­nier à Tours… Comme je l’ai dit aux joueurs, on n’a au­cune marge. Si on se re­lâche, c’est cuit. » « «Tout peut al­ler très vite dans les deux sens, ap­puie Ro­bert Malm. La ques­tion est de sa­voir s’ils vont pou­voir pré­ser­ver cette in­sou­ciance. Mais je fais confiance à Fa­bien (Mer­ca­dal) pour mettre à l’abri son groupe de tout ex­cès d’en­flam­made (sic). Je pense aus­si que tout le monde au club a en­core en tête le trau­ma­tisme d’il y a deux ans avec la re­lé­ga­tion et a su re­te­nir la le­çon. »

Dans l’état ac­tuel des choses, on peut néan­moins se de­man­der si une mon­tée en L 1, bru­tal coup d’ac­cé­lé­ra­teur au pro­jet du club, ne consti­tue­rait pas sur­tout un ca­deau em­poi­son­né… Ad­mi­nis­tra­ti­ve­ment comme sur le plan des struc­tures, le PFC est en ef­fet loin d’être prêt. « On ne parle que de main­tien qui nous per­met­tra d’ou­vrir notre centre de for­ma­tion, ar­gu­mente le pré­sident Pierre Fer­rac­ci, sou­cieux d’évi­ter toute pous­sée de fièvre pré­ma­tu­rée. On sa­voure ce qui nous ar­rive, et ce bon dé­but de sai­son nous per­met de tra­vailler plus se­rei­ne­ment à la struc­tu­ra­tion du club. » * Les deux pre­miers au clas­se­ment montent di­rec­te­ment en L 1. Les 4e et 5e se ren­contrent, le ga­gnant dis­pu­tant un match de playoffs contre le 3e. Le vain­queur dis­pute en­suite un bar­rage al­ler-re­tour contre le 18e de L 1.

Stade Char­lé­ty (Pa­ris), le 19 sep­tembre. Les joueurs du Pa­ris FC heu­reux après leur vic­toire face à Or­léans (1-0, 8e jour­née), la 5e en L2.

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