Mam­ma Mia, l’Ita­lie éli­mi­née

Te­nue en échec (0-0) par la Suède à Mi­lan après avoir été bat­tue à l’al­ler (1-0), la Squa­dra Az­zur­ra ne par­ti­ci­pe­ra pas à la Coupe du monde l’été pro­chain. Un choc.

Le Parisien (Oise) - - LA UNE - PAR OLI­VIER FRAN­ÇOIS

LE STADE SAN SI­RO en a gron­dé de co­lère. Une Coupe du monde sans l’Ita­lie, ce n’était plus ar­ri­vé de­puis 1958. Le 0-0 de la Squa­dra Az­zur­ra hier soir à Mi­lan, lors du match re­tour du bar­rage contre la Suède (0-1 à l’al­ler), la prive donc du Mon­dial russe en juin pro­chain. « On a man­qué de lu­ci­di­té, il y a eu des épi­sodes pas fa­vo­rables, mais c’est comme ça le foot », lâche, en larmes, le gar­dien et ca­pi­taine Gian­lui­gi Buf­fon (39 ans, 175 sé­lec­tions), qui n’avait pas ra­té une seule Coupe du monde de­puis 1998 et qui met un terme à sa car­rière in­ter­na­tio­nale sur ce match. « Je suis triste. Je suis mal­heu­reux que ma der­nière ren­contre of­fi­cielle se ter­mine comme ça, mais il y a en­core un fu­tur pour le foot ita­lien car nous sommes tê­tus. Nous re­trou­ve­rons la force pour conti­nuer. » Mal­gré des oc­ca­sions, sur­tout en fin de match, ses co­équi­piers n’ont ja­mais été en me­sure de sur­prendre les Sué­dois.

UN TRAU­MA­TISME QUI RISQUE DE DU­RER

Com­ment la Na­zio­nale, quatre fois cham­pionne du monde et quart-de-fi­na­liste l’an der­nier lors de l’Eu­ro en France, a-t-elle pu tom­ber si bas ? En poules, les joueurs de Giam­pie­ro Ven­tu­ra ont été très lo­gi­que­ment de­van­cés par l’Es­pagne, beau­coup plus forte et ils ne se sont pas re­mis du 3-0 en­cais­sé dé­but sep­tembre à Ma­drid. De­puis, ils jouent mal, comme pa­ra­ly­sés par le jeu res­tric­tif que leur fait pra­ti­quer leur sé­lec­tion­neur. « La faute est à tout le monde, en par­tie à Ven­tu­ra, mais à nous aus­si et à tous ceux qui ont par­ta­gé cette aven­ture », ajoute Buf­fon.

Le sou­tien était pour­tant una­nime der­rière la Squa­dra Az­zur­ra ces der­niers jours. « J’ai­me­rais que tout le peuple se réunisse pour sou­te­nir l’Ita­lie, avait dé­cla­ré avant la ren­contre l’at­ta­quant Ma­rio Ba­lo­tel­li, qui n’a plus été ap­pe­lé en équipe na­tio­nale de­puis 2014. Les joueurs ita­liens l’ont mé­ri­té et mon mes­sage, c’est de res­ter unis. Zla­tan (NDLR : Ibra­hi­mo­vic, l’at­ta­quant sué­dois ac­tuel­le­ment bles­sé), je suis dé­so­lé, mais cette fois, tu perds. » Chia­ra Ap­pen­di­no, la maire de Tu­rin, avait écrit sur Twit­ter : « Il est in­ter­dit de perdre. » Elle n’a pas été en­ten­due. L’Ita­lie plonge donc dans une pé­riode sombre. « L’Apo­ca­lypse », a osé pro­non­cer Car­lo Ta­vec­chio, le pré­sident de la Fé­dé­ra­tion. Le mot est peut-être un peu fort, mais le trau­ma­tisme risque de du­rer tout de même un bon bout de temps

San Si­ro (Mi­lan), hier soir. Triste fin pour Gian­lui­gi Buf­fon (175 sé­lec­tions) qui a joué son der­nier match in­ter­na­tio­nal et laisse un vide im­mense der­rière lui.

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