La « longue des­cente aux en­fers » de l’hé­roï­no­mane

Mor­gan Ch­mie­lews­ki com­pa­raît pen­dant trois jours de­vant la cour d’as­sises, à Beau­vais, pour avoir sé­ques­tré un ar­ti­san taxi en 2014.

Le Parisien (Oise) - - VOTRE DÉPARTEMENT -

Mor­gan ré­clame « un taxi pour Rois­sy ». « On a trou­vé ça bi­zarre », sou­ligne la com­pagne de Philippe. Dans la pré­ci­pi­ta­tion, elle ac­tionne l’ou­ver­ture du por­tail. « J’ai alors en­ten­du un gros boum contre la porte d’en­trée », pour­suit-elle. Son ma­ri vient de chu­ter, à la vue de l’homme bra­quant un pis­to­let 22 long rifle sur lui.

« Fais pas ton cinéma », lui lance ce­lui qui ré­clame de l’ar­gent. Philippe s’exé­cute et va­cher­cher « en­vi­ron 350 € ». Pas suf­fi­sant pour l’agres­seur qui prend la Mer­cedes en em­me­nant l’ar­ti­san taxi. « J’ai cru que c’était la fin », glisse ce der­nier, qui se­ra « re­lâ­ché » au bout de « cinq mi­nutes ». Mor­gan prend alors la di­rec­tion de Compiègne. L’alerte est ra­pi­de­ment don­née et il est re­pé­ré à Ve­nette. Un pre­mier bar­rage le contraint à mar­quer l’ar­rêt. Mais à l’ap­proche des po­li­ciers, arme au poing, le conduc­teur re­met les gaz et fonce en di­rec­tion d’un gar­dien de la paix qui doit faire feu une fois. La balle se loge dans le pare-brise.

Une nou­velle course-pour­suite s’en­gage. Les po­li­ciers de la BAC re­trouvent sa trace dans la zone de Mer­cières. Un se­cond bar­rage est dres­sé à hau­teur de Lon­gueil-Sainte-Ma­rie. Cette fois, la Mer­cedes est im­mo­bi­li­sée et l’homme in­ter­pel­lé. Dans le vé­hi­cule, les en­quê­teurs sai­sissent un re­vol­ver char­gé, ain­si que six autres car­touches dans sa poche. Vingt-trois douilles sont aus­si sai­sies à son do­mi­cile. Ver­dict at­ten­du de­main.

« J’AI CRU QUE C’ÉTAIT LA FIN » LE TAXI VIC­TIME

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