Trois ans pour un home ja­cking

Le Parisien (Oise) - - VOTRE DÉPARTEMENT - VINCENT GAUTRONNEAU

autres hommes, dont William, re­con­naissent ne pas pou­voir iden­ti­fier for­mel­le­ment Di­dier Cou­pat. Mais tous les re­gards se tournent vers lui alors que sa mère a eu une al­ter­ca­tion quelques jours plus tôt avec William.

DES « ZONES D’OMBRE »

Ce­la marque le dé­but d’une « en­quête in­com­plète » mal­gré plus d’un an d’ins­truc­tion. Des té­moi­gnages peu fiables, une trace ADN dont la jus­tice at­tend tou­jours les ré­sul­tats… Nom­breuses sont les « zones d’ombre » ad­mises par la pro­cu­reur. Mal­gré ce­la, Di­dier Cou­pat a été condam­né, hier, à trois ans de pri­son ferme. Une peine fi­na­le­ment clé­mente pour de tels faits, com­mis par un ré­ci­di­viste dé­jà in­car­cé­ré quatre ans et contre qui la pro­cu­reur avait re­quis cinq ans. Reste que plus d’un an après les faits, l’implication de Di­dier Cou­pat pa­raît en­core floue. « Une en­quête plus soi­gnée au­rait pu évi­ter ces doutes », re­con­naît un ma­gis­trat. Ch­ris­telle Vast et son client se ré­servent le droit de faire ap­pel.

beau­coup ques­tion de cette « sa­lo­pe­rie de drogue », hier à la cour d’as­sises de l’Oise. Celle à la­quelle Mor­gan Ch­mie­lews­ki a été dé­pen­dant plus de quinze ans. L’homme âgé de 37 ans est ju­gé jus­qu’à de­main pour vol ou me­nace avec usage d’une arme, sé­ques­tra­tion et vio­lence vo­lon­taire.

Ce 10 sep­tembre 2014 sonne comme l’épi­logue d’une longue « des­cente aux en­fers » pour l’hé­roï­no­mane qui ré­side alors à Villers-Saint-Paul. Il est un peu plus de 22 heures lors­qu’il frappe au por­tail du do­mi­cile de Philippe*, un ar­ti­san taxi, à Pont-Sainte-Maxence. Au vi­sio­phone,

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