« Onaen­vie­de­mon­trer­qu’ona­de­la­fier­té »

Wes­ley­Fo­fa­na, trois- quarts­cen­tre­des­Bleus

Le Parisien (Paris) - - Sports - Pro­pos re­cueillis par dA­VId opocZYnSKI

La presse an­glaise ne s’y est pas trom­pée. Jeu­di à Mar­cous­sis, c’est au­près de Wes­ley Fo­fa­na, 26 ans, qu’elle s’est at­tar­dée : le centre de Cler­mont a mar­qué les es­prits outre- Manche avec son fan­tas­tique es­sai l’an der­nier face à l’An­gle­terre. A l’heure des re­trou­vailles avec les An­glais, Fo­fa­na pré­fère in­sis­ter sur le col­lec­tif. Votre es­sai à Twi­cken­ham est en­core dans tous les es­prits. Dans le vôtre aus­si ? WeS­LeY Fo­FA­nA. On en parle beau­coup trop. Ça fait long­temps que c’est sor­ti de ma tête et que je suis pas­sé à autre chose. C’est un peu pe­sant. Je sa­vais que ça al­lait res­sor­tir avant ce match. Mais je ne pense pas à ça et il ne faut pas que tous les gens y pensent, si­non ils se­ront dé­çus. Que vous ont dit les jour­na­listes an­glais ? Ils m’ont fait re­mar­quer que j’avais mar­qué deux fois contre eux et que nous avions per­du deux fois. Je leur ai ré­pon­du que je préférerais ne pas mar­quer et qu’on gagne. Et on est pas­sés à autre chose. Que faut- il pour battre les An­glais cette an­née ? Gé­rer le match dif­fé­rem­ment qu’en 2013. Nous de­vrons im­po­ser notre rythme toute la ren­contre. C’est ce qui nous a fait dé­faut l’an der­nier. A nous de les faire re­cu­ler dès que pos­sible. Un suc­cès lan­ce­rait par­fai­te­ment le XV de France… Pour moi, c’est tout bo­nus de com­men­cer par cet ad­ver­saire. Si on gagne, le Tour­noi se­ra très bien lan­cé. Et si on perd, ça ne se­ra qu’un moindre mal car il s’agit quand même de l’An­gle­terre et on pour­ra re­bon­dir tout de suite der­rière. L’an­née 2013 avec ses 8 dé­faites a- t- elle mar­qué le groupe ? Sin­cè­re­ment, non. On en a dis­cu­té mais après, on ne va pas se mettre des coups sur la tête toute la jour­née. On sait ce qu’on a à faire. Il nous manque une vic­toire et pas plus. On a en­vie de mon­trer qu’on a de la fier­té. Qu’ont ap­por­té ces deux se­maines de pré­pa­ra­tion ? C’est très bien pour nous. J’es­père que ça se pas­se­ra bien ce sa­me­di, si­non ça va nous re­tom­ber des­sus, mais ça nous per­met de vivre plus

Je n’ai de le­çon à don­ner à per­sonne”

long­temps en­semble, d’échan­ger da­van­tage, de tra­vailler mieux. Sen­tez- vous que vous avez de plus en plus de res­pon­sa­bi­li­tés ? J’en avais dis­cu­té avec les en­traî­neurs. Je leur ai dit qu’il n’y avait pas de pro­blème pour es­sayer d’être lea­der sur le ter­rain. Après, je n’ai de le­çon à don­ner à per­sonne. Je suis là pour ap­por­ter un plus à l’équipe. Est- ce le genre de matchs que vous at­ten­dez ? Oui, à la base, si je suis ve­nu au rug­by, c’est pour prendre du plai­sir. Certes, le rug­by se pro­fes­sion­na­lise, mais je n’ai pas en­vie d’ou­blier cette no­tion. Les An­glais craignent le french flair. Et ça, ça passe par prendre du plai­sir et des ini­tia­tives.

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