Sept­langues, com­men­ton­se­parle ?

Li­gueA/ Pa­ris - Ajac­cio

Le Parisien (Paris) - - Sports Ile- De- France - JU­LIEN LE­SAGE

Pour­tant, si le fran­çais — « la langue of­fi­cielle du club » , sou­ligne le coach — est mi­no­ri­taire, l’har­mo­nie règne. « Tout le monde parle plus ou moins an­glais, c’est dans cette langue que les joueurs se parlent la plu­part du temps, mais ils ap­prennent le fran­çais par la force des choses, ex­plique Do­rian Rou­gey­ron, qui fait ses cau­se­ries en fran­çais. Cer­tains sont là de­puis long­temps et servent d’in­ter­prètes si be­soin. J’es­saie d’être le plus pré­cis pos­sible, alors Den­nis ( Van der Veen), Mar­kus ( Steuer­wald) et Je­roen ( Trom­mel) tra­duisent pour les autres. A part Mar­ko ( Ivo­vic) et Go­ran ( Ma­ric), tout le monde com­prend ce que je dis… » Et les par­ties de cartes lors des longs dé­pla­ce­ments aident à l’ac­qui­si­tion de la langue de Mo­lière.

Ar­ri­vé à l’in­ter­sai­son après plu­sieurs an­nées en Po­logne, le pas­seur es­pa­gnol Guiller­mo Her­nan s’est vite ac­cli­ma­té. « Au dé­but,

Plon­gé dans le noir, le bu­reau du coach Do­rian Rou­gey­ron à Char­lé­ty se rem­plit peu à peu. Les joueurs du Pa­ris Vol­ley ar­rivent par groupes dans un joyeux brou­ha­ha pour la séance vi­déo avant le choc au som­met contre Ajac­cio ( ce soir, 20 heures, à la salle Char­py). Un joyeux brou­ha­ha… mul­ti­lingue.

L’ac­tuel co­lea­der de Ligue A pos­sède en ef­fet une vé­ri­table lé­gion étran­gère avec sept na­tio­na­li­tés dif­fé­rentes : un Es­pa­gnol ( Her­nan), deux Néer­lan­dais ( Van der Veen et Trom­mel), un Al­le­mand ( Steuer­wald), deux Serbes ( Ivo­vic et Ma­ric, qui passe des exa­mens pour un ge­nou en Ita­lie et se­ra ab­sent ce soir), un Es­to­nien ( Kreek) et un Bré­si­lien ( Ber­sa­ni).

Seul l’in­ter­na­tio­nal Mo­ry Si­di­bé dé­fend les cou­leurs tri­co­lores dans le 7 de base pa­ri­sien. Les autres joueurs fran­çais ( Bri­zard, Tui­to­ga, Ka­ba, Fi­don et Vau­tier) com­plètent cet ef­fec­tif mel­ting- pot.

Au dé­but, c’était com­pli­qué car cha­cun parle un an­glais différent”

Guiller­mo Her­nan, pas­seur es­pa­gnol du Pa­ris Vol­ley

c’était com­pli­qué car cha­cun parle un an­glais différent, ra­conte- t- il. On fait tous l’ef­fort de com­prendre et par­ler le fran­çais. Par­fois, je de­mande de l’aide, mais c’est une ques­tion de res­pect d’es­sayer de par­ler la langue du pays dans le­quel tu joues. J’ai fait un an de fran­çais à l’école, donc j’ai des restes… En Po­logne, mon coach ne par­lait que po­lo­nais… Ici c’est plus simple. »

Il y a trois sai­sons, quand il a pris les rênes de l’équipe, l’en­traî­neur avait vou­lu s’ex­pri­mer en an­glais pour faire pas­ser ses consignes. Une dé­ci­sion ra­pi­de­ment aban­don­née. « Les temps morts sont courts, alors si tu cherches tes mots, ça de­vient com­pli­qué pour faire pas­ser ton mes­sage, ex­plique Rou­gey­ron. Mais la langue n’a ja­mais été une bar­rière. »

« C’est une ri­chesse car on s’ap­prend des choses mu­tuel­le­ment, en­chaîne le cen­tral Phi­lippe Tui­to­ga ( 23 ans). Il y a par­fois des si­tua­tions drôles quand on se trompe de mot… » Une bonne hu­meur qui n’est sans doute pas étran­gère aux bons ré­sul­tats du club. Au­jourd’hui, 17 heures Nantes- Re­zé - Nar­bonne 19 heures Lyon - Rennes 20 heures PA­RIS - Ajac­cio ( salle Char­py au stade Char­lé­ty, Pa­ris XIIIe) Tours - Beau­vais Chau­mont - Cannes Mont­pel­lier - Tou­louse De­main, 17 heures Sète - Saint- Na­zaire

( LP/ Eric Ba­lé­dent.)

Le li­be­ro al­le­mand Steuer­wald l’Es­pa­gnol Her­nan et Van der Veen le Serbe Ivo­vic et le Fran­çais Si­di­bé la tour de Ba­bel du Pa­ris Vol­ley fonc­tionne très bien. les Néer­lan­dais Trom­mel

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