ASaint- Cloud Pa­ris, le fran­çais est obli­ga­toire

Le Parisien (Paris) - - Sports Ile- De- France - J. L.

Elle est la pre­mière à mon­trer l’exemple. Née en Bul­ga­rie il y a une qua­ran­taine d’an­nées, Ray­na Min­ko­va, la coach de SaintC­loud Pa­ris, qui re­çoit Evreux, ce soir ( 20 heures) au stade GéoAn­dré, en Ligue A fé­mi­nine, ne s’ex­prime qu’en fran­çais. « C’est une ques­tion de res­pect » , ex­pli­quet- elle. Pour in­ci­ter ses joueuses à l’imi­ter, elle a donc pros­crit toute autre langue étran­gère des séances d’en­traî­ne­ment ou lors des matchs. Le club compte pour­tant 6 na­tio­na­li­tés avec les Tchèques Mi­kys­ko­va, Kra­li­ko­va et Si­man­ko­va, l’An­glaise Car­ter, la Serbe Mar­ko­vic, la Belge Cool­man, la Hon­groise Joz­sa et les Fran­çaises Me­netHaure, Giaoui, Zon­go, Cou­li­ba­ly et No­lier. « On ne peut pas em­pê­cher les trois Tchèques de par­ler entre elles, mais on es­saie d’évi­ter » , as­sure le pré­sident, Claude Or­phe­lin. Afin d’ai­der les joueuses à la pratique du fran­çais, le club les en­cou­rage à suivre des cours. Si cer­taines ont sui­vi une for­ma­tion dans une école à Bou­logne, Mi­kys­ko­va et Kra­li­ko­va n’hé­sitent pas à al­ler jus­qu’à Me­lun. « C’est un plus si les sup­por­teurs peuvent com­mu­ni­quer avec les joueuses, pour­suit le pré­sident. J’es­time que, lors­qu’on passe six mois dans un pays, on doit en par­ler la langue… C’est une force d’être bi­lingue à notre époque. »

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