Ka­ri­ne­Fer­ri, pas­si­lé­gère

Di­ver­tis­se­ment. Du « Bachelor » à « TheVoice » , l’ani­ma­trice a bien vé­cu, de­puis dix ans, l’après- té­lé­réa­li­té.

Le Parisien (Paris) - - Télévision et Médias - CHAR­LOTTE MO­REAU

Elle vous em­brasse comme du bon pain, une main sur votre épaule et le sou­rire conta­gieux. En­trez dans la pièce où vous at­tend Ka­rine Fer­ri, et vous êtes cuit. Dif­fi­cile de res­ter in­sen­sible au charme de la coa­ni­ma­trice de « The Voice, la suite » ( ce soir à 23 h 25 sur TF 1).

Et on dit bien « le charme » , pas « les charmes » . Ré­vé­lé en 2004 dans le « Bachelor » de M 6, cet ex- man­ne­quin lin­ge­rie de 31 ans a re­non­cé très vite au cré­neau sul­fu­reux dans le­quel ses courbes in­cen­diaires au­raient pu l’en­fer­mer. Mi­sant sur sa sim­pli­ci­té pour per­du­rer dans la jungle de la té­lé, bon pe­tit sol­dat dis­cret mais te­nace, al­ler­gique aux mon­da­ni­tés et aux mi­nau­de­ries. « C’est une fille bien, qui ne va pas dans les cou­loirs pour faire la belle ou ré­cla­mer quoi que ce soit, in­siste Ni­kos Alia­gas, qui l’a cô­toyée de la ma­ti­nale de NRJ aux pla­teaux de The Voice. Pour­tant, c’est dif­fi­cile d’être une femme et une ani­ma­trice au­jourd’hui. Il y a peu de place et le sys­tème ne t’aide pas. » nCash En dix ans de té­lé et une tren­taine d’émis­sions, Ka­rine Fer­ri a tra­vaillé avec tout le monde. M 6, W9, TF 6, Fun TV, Di­rect 8, TF 1, TMC. De Miss Mé­téo à Miss Ci­né­ma, en duo ou en so­lo, de la ma­ti­nale à la troi­sième par­tie de soi­rée, la fian­cée du foot­bal­leur Yoann Gour­cuff a tout fait, avec plai­sir. « Je cherche juste à di­ver­tir les gens, je n’ai pas d’ego. » Peu de res­ca­pés de la té­lé­réa­li­té peuvent se tar­guer d’une telle lon­gé­vi­té tout en ayant réus­si à faire ou­blier leurs dé­buts. « J’ai pris des cours pour le port de tête, l’élo­cu­tion, puis j’es­sayais de me per­fec­tion­ner toute seule, pour être la plus na­tu­relle pos­sible… et la plus lé­gi­time. » La ques­tion la tra­vaille tou­jours.

Si elle ap­pa­raît consen­suelle sur

et drôle hors champ

TF 1, où le rôle d’ani­ma­trice peut bri­der, on la dit cash et drôle hors champ. « Elle peut avoir un hu­mour de salle de garde » , aver­tit Ni­kos. Les deux com­plices se connaissent de­puis 2006, quand la jeune femme ren­contre le ga­gnant de la « Star Aca­de­my » , Gré­go­ry Le­mar­chal. Elle se­ra sa der­nière com­pagne. Et reste, sept ans après sa mort, très proche de sa fa­mille et membre du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de leur as­so­cia­tion de lutte contre la mu­co­vi­ci­dose.

Cette fibre ne date pas d’hier. Plus pro­ba­ble­ment de son en­fance, dans un or­phe­li­nat gé­ré par ses pa­rents. Au­jourd’hui, les ma­mies se confient spon­ta­né­ment à elle dans la rue. Un jour peut- être, Ka­rine Fer­ri s’au­to­ri­se­ra à rê­ver d’une libre an­tenne, où ces confes­sions- là se par­ta­ge­raient au­tour d’un mi­cro. En at­ten­dant, elle dé­vore des livres de psy­cho­lo­gie. « Je sais que je suis dif­fé­rente. » Si­lence. « Tout me touche. »

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