En­vi­ron­ne­ment: laré­gion au­se­cours­de­ses­pè­ces­me­na­cées

Pour la pre­mière fois, Na­tu­re­pa­rif a réa­li­sé un­diag­nos­tic de la bio­di­ver­si­té de­nos villes et cam­pagnes. Uné­tat des lieux de la faune, de la flore etde l’éco­sys­tè­mea­dres­sé à tous les maires fran­ci­liens.

Le Parisien (Paris) - - lle-de-France - CÉ­CILE CHEVALLIER

La na­ture n’a pas dit son der­nier mot en ré­gion pa­ri­sienne. Même si, pour beau­coup, l’Ilede- France est as­sez an­ti­no­mique avec la bio­di­ver­si­té, Na­tu­re­pa­rif, or­gane du conseil ré­gio­nal, a ré­col­té des don­nées qui per­mettent certes de dres­ser un constat plu­tôt né­ga­tif, mais avec une phase de pro­gres­sion consé­quente. Pour la pre­mière fois, la ré­gion dis­pose donc d’un diag­nos­tic com­plet de sa bio­di­ver­si­té. Il est en train d’être adres­sé à tous les maires fran­ci­liens, et les par­ti­cu­liers peuvent le té­lé­char­ger gra­tui­te­ment*.

On y ap­prend que la ré­gion pa­ri­sienne abrite 1 274 es­pèces in­di­gènes de fleurs ( NDLR : pous­sant spon­ta­né­ment dans la ré­gion), dont plus de 200 sont pro­té­gées. Que près d’un quart du ter­ri­toire est fo­res­tier, avec les mas­sifs de Ram­bouillet ( Yve­lines) et Fon­tai­ne­bleau ( Seine- et- Marne et Es­sonne) en stars, même si mi­tés par les routes. Mais elles n’abritent pas au­tant d’es­pèces que d’autres fo­rêts eu­ro­péennes. En­vi­ron 20 % de la su­per­fi­cie fran­ci­lienne est iden­ti­fée comme « ré­ser­voir de bio­di­ver­si­té » , comme les zones Na­tu­ra 2000 conci­liant pré­ser­va­tion de la na­ture et pré­oc­cu­pa­tions so­cio- éco­no­miques ( NDLR : sites na­tu­rels iden­ti- fiés pour la ra­re­té ou la fra­gi­li­té des es­pèces sau­vages, ani­males ou vé­gé­tales, et de leurs ha­bi­tats), les ré­serves bio­lo­giques… nDes Et l’Ile- de- France com­porte « quelques sites très riches » , qui re­pré­sentent en­vi­ron 4 % du ter­ri­toire fran­ci­lien. Par­mi ces « joyaux à pré­ser­ver » , outre les deux fo­rêts prin­ci­pales, les zones de la Bas­sée ( Sei­neet- Marne), ain­si que les pe­louses cal­caires, riches en fleurs et en in­sectes, des co­teaux de la ré­gion de La Roche- Guyon ( Val- d’Oise), sur les bords de Seine et près d’Etampes ( Es­sonne).

« Mais l’idée n’est pas de tout mettre sous cloche, a pré­ve­nu Li­liane Pays, pré­si­dente de Na­tu­re­pa­rif et con­seillère ré­gio­nale éco­lo­giste. Car un mil­lion d’ha­bi­tants sup­plé­men­taires sont at­ten­dus d’ici 2030. L’ur­ba­ni­sa­tion va conti­nuer. Il faut donc faire en sorte de réa­li­ser cet ac­crois­se­ment en in­té­grant la bio­di­ver­si­té. Ce diag­nos­tic doit ai­der les élus à prendre en compte la na­ture dès au­jourd’hui. » * Diag­nos­tic à té­lé­char­ger gra­tui­te­ment sur www. na­tu­re­pa­rif. fr/ at­tach­ments/ ob­ser­va­toire/ in­di­ca­teurs/ 2013/ Na­tu­re­pa­rif­diag­nos­tic- bio­di­ver­site- web. pdf.

joyaux à pro­té­ger

( Na­tu­re­pa­rif.) ( Na­tu­re­pa­rif.)

Le cri­quet en­san­glan­té su­bit l’ef­fet de la ra­ré­fac­tion des prai­ries hu­mides.

Les chi­ro­ptères ( chauves- sou­ris) et les pouillots sif­fleurs sont de plus en plus rares dans la na­ture.

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