Les Bleus à l’as­saut de l’An­gle­terre

Rug­by, tour­noi­desSixna­tions/ France- An­gle­terre. Pour­leu­ren­trée­dans­la com­pé­ti­tion, les­joueurs­deP­hi­lip­peSaint- An­dré­li­vren­tun­mat­ch­ca­pi­tal fa­ceauxAn­glais.

Le Parisien (Paris) - - La Une - OLI­VIer FrAn­ÇoIS

c’est leur tra­ver­sée du mi­roir. Et, après, se­lon qu’ils res­sor­ti­ront du bon ou du mau­vais cô­té, un monde mer­veilleux ou chao­tique s’ou­vri­ra de­vant eux. Les Bleus savent tous que ce France - An­gle­terre dé­passe le cadre d’un simple ren­dez- vous du Tour­noi des Six Na­tions. Cette en­trée en ma­tière est dé­jà une fi­nale. Le vain­queur vi­se­ra le Grand Che­lem.

Mais l’enjeu est en­core plus grand que ça pour les Tri­co­lores : cette ren­contre est cer­tai­ne­ment la plus im­por­tante du man­dat du sé­lec­tion­neur Phi­lippe Saint- André avant la Coupe du monde 2015 en An­gle­terre. De­puis deux ans, le ba­teau a en ef­fet beau­coup tan­gué sous son com­man­de­ment. Une nou­velle dé­faite, ajou­tée aux huit re­vers ( sur onze matchs) de l’an­née 2013, le plon­ge­rait dans un épais brouillard dont il se­rait com­pli­qué de s’ex­traire. Un suc­cès face à son prin­ci­pal ri­val eu­ro­péen en vue du Mon­dial, en re­vanche, ef­fa­ce­rait l’ar­doise, d’un coup. « Com­men­cer par l’An­gle­terre, c’est un moyen d’être fixé tout de suite, confirme Saint- André. Le pre­mier match donne le tem­po. On le sait, l’an der­nier, on a per­du en Ita­lie ( 2318) et on a eu une an­née dif­fi­cile. »

Au mo­ment d’es­ca­la­der ce mur blanc à mains nues et sans la moindre as­su­rance, les Bleus dé­gagent ce­pen­dant une éton­nante dé­con­trac­tion. Ils jouent très gros, ne pré­sentent au­cune ré­fé­rence ni dans les ré­sul­tats ni dans l e j eu qu’ils pro­duisent, mais ils res­tent néan­moins se­reins.

On y trou­ve­ra toutes les rai­sons du monde. Les An­glais, d’abord, qui se pré­sentent à eux re­mo­de­lés par les ab­sences de plu­sieurs cadres, res­semblent da­van­tage à des ga­mins es­piègles, en­thou­siastes et in­ex­pé­ri­men­tés qu’aux vieux rou­blards qui ont si sou­vent contra­rié les Tri­co­lores dans le pas­sé. Pour tout dire, ce XV de la Rose pa­raît bien tendre.

Bleus ont eu le temps de ré­pé­ter leurs gammes

La har­diesse un peu contrainte ( for­fait de Ta­lès) de Saint- André, d’ha­bi­tude si fri­leux, qui a choi­si de lan­cer Plis­son, jeune ou­vreur de 22 ans sans au­cune sé­lec­tion, est peut- être un signe éga­le­ment. D’au­tant que les grands joueurs brillent à leurs dé­buts, gé­né­ra­le­ment.

Et puis, il y a ces sta­tis­tiques ré­con­for­tantes. De­puis 1997, après chaque tour­née des Lions bri­tan­niques, le XV de France rem­porte le Tour­noi ( 1998, 2002, 2006, 2010) et réa­lise au pas­sage le plus sou­vent le Grand Che­lem ( 1998, 2002, 2010). Les Bleus ont aus­si eu le temps de ré­pé­ter leurs gammes, s’of­frant pour la pre­mière fois de leur his­toire deux se­maines de pré­pa­ra­tion avant le Tour­noi.

« C’est main­te­nant qu’on peut ju­ger Phi­lippe Saint- André » , a dé­cla­ré dans nos co­lonnes son ami Ab­de­la­tif Be­naz­zi, l’an­cien ca­pi­taine du XV de France. Cette fois, ses joueurs n’ont pas le droit de se ra­ter.

( bal­lon en main),

( à gauche)

nLes

twi­cken­ham ( Londres), le 23 fé­vrier 2013. Ben­ja­min Kayser Tho­mas Do­min­go ont une re­vanche à prendre sur le XV de la Rose, qui les avait do­mi­nés ( 23- 13) lors du der­nier Tour­noi.

et l’équipe de France

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