Les sym­pa­thi­sants de gauche conti­nuent de lar­ge­ment l’ap­pré­cier”

Le Parisien (Paris) - - Politique - MAR­TINE CHE­VA­LET

Eric Bon­net, di­rec­teur d’études

de BVA Opi­nion

« Il est im­po­pu­laire au­près des Fran­çais dans leur en­semble, mais les sym­pa­thi­sants de gauche conti­nuent de lar­ge­ment l’ap­pré­cier » , sou­ligne Eric Bon­net, di­rec­teur d’études de BVA Opi­nion.

L’agré­gé de phi­lo­so­phie, ma­tière qu’il a en­sei­gnée jus­qu’en 1997, s’est com­plè­te­ment re­loo­ké lors de son en­trée au gou­ver­ne­ment. Les pe­tites lu­nettes rondes et les cos­tumes un peu sé­vères qu’il a adop­tés lui donnent, du coup, l’image d’un « in­tel­lo » ( 65 %). Pas fon­ciè­re­ment un dé­faut pour un mi­nistre de l’Edu­ca­tion, mais il ap­pa­raît sur­tout « or­gueilleux » à 54 % et « trop per­so » pour 50 % des per­sonnes in­ter­ro­gées. 49 % lui re­prochent de ma­nier la langue de bois ou, pour 46 %, de se mon­trer ar­ro­gant.

62 % consi­dèrent qu’il est un mau­vais mi­nistre de l’Edu­ca­tion na­tio­nale et 54 % qu’il est moins bon que ses pré­dé­ces­seurs. Le ju­ge­ment est en­core plus sé­vère chez les pa­rents d’en­fant sco­la­ri­sé ( 70 %) et presque tous les sym­pa­thi­sants de droite ( 88 %).

En se dé­cla­rant fa­vo­rable à l’ou­ver­ture d’une ré­flexion sur la lé­ga­li­sa­tion du can­na­bis, Peillon s’était dé­jà at­ti­ré il y a plus d’un an une vo­lée de bois vert de la droite. Avec la po­lé­mique sur le genre, l’op­po­si­tion a trou­vé un nou­vel ar­gu­ment pour le mettre sur le gril.

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