« AKa­boul, on­vit­com­me­dan­sun­sous- ma­rin »

Jean- Mi­chelMar­laud, am­bas­sa­deur­deF­ran­ceenAf­gha­nis­tan

Le Parisien (Paris) - - Politique - Pro­pos re­cueillis par A. D.

AKa­boul ( Afghanistan), les di­plo­mates de l’am­bas­sade de France n’ont pas un quo­ti­dien comme les autres. Compte te­nu de la me­nace ter­ro­riste qui plane en­core dans les rues de la ca­pi­tale af­ghane, pas ques­tion de sor­tir comme bon leur semble. Pour des rai­sons de sé­cu­ri­té, les 80 agents de la chan­cel­le­rie ré­sident ain­si à l’am­bas­sade ou sur un autre cam­pus, sans leur fa­mille. « Les dé­pla­ce­ments pro­fes­sion­nels sont contrô­lés, on se rend à des­ti­na­tion uni­que­ment en voi­ture blin­dée et, se­lon les en­droits, avec une es­corte, sou­ligne Jean- Mi­chel Mar­laud, am­bas­sa­deur de France à Kaboul de­puis six mois. Quand un di­plo­mate vient à Kaboul, il faut ac­cep­ter l’idée que, pen­dant quelques an­nées, on va vivre un peu comme dans un sous- ma­rin. » De­puis deux se­maines, il leur est même in­ter­dit de sor­tir dî­ner de­hors. La Ta­verne du Li­ban, un res­tau­rant fré­quen­té par des ex­pa­triés, a été la cible d’un at­ten­tat ter­ro­riste ( 21 morts dont 13 étran­gers) le 17 jan­vier. De­puis, les membres du per­son­nel s’or­ga­nisent entre eux pour faire leurs courses. En pre­nant d’in­fi­nies pré­cau­tions.

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