Le Bré­sil est un pays aban­don­né par ses di­ri­geants”

Le Parisien (Paris) - - Politique - GILLES BERTUZZI

Eron Mo­raes de Me­lo, le Bat­man des fa­ve­las tent d’en­tre­te­nir les po­li­tiques : les plages, les femmes, la sam­ba, la mixi­té ra­ciale… C’est une vi­trine mar­ke­ting ! Le Bré­sil est sur­tout un pays aban­don­né par ses di­ri­geants, peste Eron. Le peuple ne veut pas de sau­pou­drage avec des bourses ou des al­lo­ca­tions. Il veut des struc­tures qui lui per­mettent d’amé­lio­rer son quo­ti­dien et de vivre di­gne­ment ! Les gens veulent être in­dé­pen­dants, avoir le droit de choi­sir ! » , pour­suit le jus­ti­cier mas­qué.

Et qu’im­porte si Bat­man se fait par­fois em­bar­quer par la po­lice, le port d’un masque étant scru­pu­leu­se­ment in­ter­dit au Bré­sil du­rant les ma­ni­fes­ta­tions… en de­hors du car­na­val. « Ça fait par­tie du jeu » , phi­lo­sophe le re­dres­seur de torts. Un « jeu » qui a fait de lui une icône au­près du pu­blic. Il n’y a qu’à voir les sol­li­ci­ta­tions dont le contes­ta­taire fait l’ob­jet au cours de ses sor­ties, no­tam­ment au­près des gosses.

« Je ne re­fuse ja­mais de prendre une photo avec des ga­mins. Même si notre com­bat est sé­rieux, il ne faut pas ou­blier qu’ils sont l’ave­nir de notre pays. » On a beau être un su­per­hé­ros, ce­la n’em­pêche pas de gar­der son âme d’en­fant ! « Ça per­met par­fois d’apai­ser les ten­sions, aus­si bien avec cer­tains ma­ni­fes­tants qui bas­culent, hé­las, dans la vio­lence, qu’avec la po­lice. Au fond, tout le monde a de la sym­pa­thie pour ce per­son­nage. » Y com­pris son en­tou­rage, qui l’en­cou­rage à pour­suivre la lutte. « Je compte beau­coup de sou­tiens au­tour de moi : ma fa­mille, ma femme et même mes col­lègues de tra­vail. » Même son pa­tron ? Jo­ker…

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