« J’ai­bienl’in­ten­tiond’êtreo­pé­ra­tion­nel­pour­leTour »

Le­Fran­çais, âgéde34ans, se­re­metd’uneo­pé­ra­tion­de­la cla­vi­cule droite Tho­masVoe­ck­ler, cou­reur­del’équi­peEu­rop­car

Le Parisien (Paris) - - Sports - MOUILLE­RON- LE- CAP­TIF ( VEN­DÉE) De notre en­voyé spé­cial Pro­pos re­cueillis par LI. C.

Vic­time d’une frac­ture de la cla­vi­cule droite le 14 jan­vier à Adé­laïde ( alors qu’il s’ap­prê­tait à prendre le dé­part du Tour Down Under, en Aus­tra­lie), Tho­mas Voe­ck­ler prend son mal en pa­tience. Le plus cé­lèbre des Mouille­ron­nais a pro­cé­dé au ti­rage au sort des ren­contres France - Aus­tra­lie en Coupe Da­vis et s’est dé­lec­té des par­ties. Com­ment al­lez- vous, quinze jours après votre frac­ture de la cla­vi­cule ? THO­MAS VOE­CK­LER. C’est un peu la­bo­rieux. J’ai été opé­ré il y a une di­zaine de jours. Ça met du temps à se conso­li­der. Ça com­pro­met mon dé­but de sai­son mais c’est comme ça… Quelle in­ci­dence réelle ce contre­temps peut- il avoir ? A 34 ans, on a plus de mal à trou­ver la condi­tion op­ti­male. J’avais es­sayé de bien tra­vailler cet hi­ver pour être en jambes en dé­but d’an­née. Là, force est de consta­ter que ça va dé­ca­ler mon pre­mier pic de forme. Je vais ga­lé­rer toute la pre­mière par­tie de l’an­née, c’est sûr.

C’est un long tra­vail pour re­ve­nir

au ni­veau”

Etes- vous in­quiet en vue du Tour ? Au­cu­ne­ment. L’an der­nier, je me suis cas­sé la cla­vi­cule droite en avril et c’était beau­coup plus pé­na­li­sant. Le Tour est le mo­ment de l’an­née le plus im­por­tant pour moi mais je fais aus­si des courses le reste du temps. J’ai bien l’in­ten­tion d’être opé­ra­tion­nel pour le Tour. Vous avez évo­qué une re­prise au Tour d’Al­garve, le 19 fé­vrier… Je n’ai­me­rais pas re­prendre après, je préférerais même re­prendre un peu avant. Je suis tou­jours pres­sé. Il faut que je fasse le point avec le chi­rur­gien après une ra­dio de contrôle. Ma re­prise peut in­ter­ve­nir fin fé­vrier. Je ne sais pas trop en­core. Mais plus qu’en termes de re­prise de com­pé­ti­tion, je rai­sonne da­van­tage en termes d’état de forme. Etre en course pour être en course, c’est une chose. Moi, ce qui m’in­té­resse, c’est être per­for­mant. J’avais es­poir d’être bien pour Pa­ris- Nice dé­but mars et, là, ça va être com­pli­qué. Si je suis à 100 % à la mi- avril, ce se­ra dé­jà pas mal. Concrè­te­ment, que pou­vez- vous faire en ce mo­ment ? Pas grand- chose… Je fais un peu de home- trai­ner mais je m’en­traîne un peu comme un ca­det. Donc, pour ma re­prise, que ce soit au Tour d’Al­garve ou ailleurs, il fau­dra com­men­cer par la fin pour trou­ver mon clas­se­ment. La bles­sure en elle- même, ça n’est pas ar­chi- dou­lou­reux. C’est plus men­ta­le­ment que c’est dif­fi­cile, c’est un long tra­vail pour re­ve­nir au ni­veau. Et puis, je suis un com­pé­ti­teur. Tour­ner en rond sans pou­voir me dé­pen­ser, ce n’est pas for­cé­ment agréable tous les jours.

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