Elle est en per­ma­nence dans mon car­table”

Le Parisien (Paris) - - Politique - VINCENT MONGAILLARD

fes­ta­tions pa­trio­tiques, le 14 Juillet, le 11 No­vembre, le 8 Mai… » . « C’est avec beau­coup de fier­té et d’hon­neur que je la porte » , s’en­thou­siasme- t- il.

La fa­bri­ca­tion et la com­mer­cia­li­sa­tion de ces or­ne­ments sont as­su­rées par quatre en­tre­prises pri­vées en France. Par­mi elles, la so­cié­té Doublet, ba­sée dans le Nord, spé­cia­liste mon­dial des dra­peaux mais aus­si de tous les at­tri­buts de la Ré­pu­blique, dont les co­cardes et les iso­loirs. Elle pro­pose, pour une cen­taine d’eu­ros, un mo­dèle en faille de soie « in­frois­sable » . Deux tailles sont dis­po­nibles : l’une de 1,80 m pour les « pe­tits » maires, l’autre de 2 m pour les « grands » maires. « C’est, en très grande par­tie, un pro­duit made in France » , vante Luc Doublet, pré­sident du con­seil de sur­veillance. Chaque élu prend gé­né­ra­le­ment soin d’ache­ter lui- même son écharpe, ef­fec­tuant son mar­ché dans des ca­ta­logues ou sur la Toile. « Le plus sou­vent, il tient à la payer avec ses propres de­niers » , constate Luc Doublet, qui s’at­tend à une vague de plu­sieurs mil­liers de com­mandes à l’is­sue des élec­tions mu­ni­ci­pales de mars. En prin­cipe, il n’y a pas que l’écharpe qui de­vrait s’in­vi­ter dans la garde- robe de chaque maire. Le port du cos­tume com­pre­nant, no­tam­ment, un « ha­bit bleu, bro­de­rie en ar­gent, branche d’olivier au collet, cha­peau fran­çais à plumes noires, épée ar­gen­tée à poi­gnée de nacre » reste en théo­rie obli­ga­toire dans les cé­ré­mo­nies pu­bliques en ver­tu de l’ar­ticle 2 du dé­cret du 1er mars 1852 : il n’a ja­mais été abro­gé. A moins de vou­loir se dis­tin­guer lors d’un car­na­val, plus au­cun élu, évi­dem­ment, ne l’ap­plique ! Sté­phane Sain­sau­lieu, maire de Peille ( Alpes- Ma­ri­times)

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